PARTIE LITURGIQUE. CH. II. MESSES DU SACRÉ CŒUR
Pour peu que nous les pénétrions, combien les accents du prophète nous seront profitables, nous aideront à établir notre âme dans sa vraie situation vis-à-vis du Sacré Cœur!
« Voilà donc, ô mon Seigneur, que ta juste colère s’est convertie en bénédiction miséricordieuse; je méritais d’être frappé; et tu m’as consolé l. A moi, de te confesser, et de te louer! Confitehor tibi Domine!
« Te voilà, mon Dieu Sauveur; je veux donc vivre en esprit de confiance; et puisque tu es ma force, je bannirai toute peur. Oui, tu es mon salut, tU' es aussi l’objet de mes louanges.
« Les fontaines de vie jaillissent abondantes : elles coulent pour nous. Empressons-nous; hâtons-nous d’y puiser dans l’allégresse. »
Qu’elle est entraînante, l’invitation de notre Dieu Sauveur : < Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il se désaltères? »
Que faire en retour de tant de grâces? O mon âme, reconnaître Jahvé, tu le dois; mais cela ne peut suffire. Tu ne peux refouler en toi-même ta gratitude. « Publions parmi les peuples les inventions de son amour^; proclamons combien son nom est sublime : Mementote quoniam excelsum est nomen ejus.
« Chantons Jahvé! Car II a fait de grandes choses : qu’on le sache par toute la terre.
« Habitants de Sion, de la montagne sainte où le trône de David est dressé pour toujours^, exultez, jubilez : car
(1) Le tour hébraïque permet les deux interprétations. Voy. Knabenbaüee, à cet endroit.
(2) A la fête des tabernacles, en mémoire de l’onde qui jaillit dans le désert pour abreuver les Israélites, on répandait sur l’autel de l’eau puisée à la fontaine de Siloë, et l’on chantait solennellement ce verset d’IsAïE, Et c’est alors que Jésus prononça ces paroles. Voy. encore Apoc. i, 7, 17.
(3) Littéralement : ses œuvres. (4) Michée, 4. 7.