I. Au tem'ps ordinaire de Vannée
Les trois passages qui composent le Graduel nous parlent éloquemment de la douleur, de l’amour et des attraits du Cœur de Jésus.
Le premier^ emprunté aux lamentations de Jérémie (i, 12), commémore la Passion du Sauveur. < O vous tous qui passez par le chemin, réfléchissez et voyez, s’il est douleur, pareille à ma douleur. » Et aux souffrances physiques de l’horrible supplice de la croix, nous ajouterons l’immense douleur morale que l’ingratitude des hommes fit alors éprouver au Cœur de Jésus.
Le second transcrit ces lignes mystérieuses où saint Jean, l’apôtre de la charité, nous rappelle l’^ès de l’amour que Jésus porte aux siens. Double excès : la Passion et l’Eucharistie. « Comme II avait aimé les siens qui étaient dans le monde. Il les aima jusqu’à l’excès. » Oh ! quel motif de joie surnaturelle : « Alléluia, Alléluia. *
Dans le troisième, nous entendons Jésus qui nous révèle les notes propres de son caractère, et promet à ceux qui s’attachent à Lui le bien par excellence d’ici-bas, ce bien après lequel tous soupirent, mais, le plus souvent, en vain : le repos de nos âmes. « Faites-en l’expérience : je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez la paix de vos âmes. » « Alléluia. »
(1) On sait que depuis la Septuagésime, au Graduel s’ajoute ce qu’on appelle un trait (tractus), et que, durant le temps pascal, le Graduel est remplacé par deux alléluia et par deux versets, suivis chacun d’un alléluia.
176 PARTIE LITÜRGiaUE. CH. II. MESSES DU SACRÉ CŒUR