II. Depuis la Septuagésime
L’Église se prépare aux jours de deuil. Le joyeux alléluia est remplacé dans l’office par une simple louange du Christ. Le Graduel est tout à la douleur.
Il débute par le verset du Psaume prophétique (Ps. 68, t. 21) qui exprime mieux qu’aucun autre passage, la plainte du Sacré Cœur. « Mon cœur n’a en perspective que l’insulte et la misère; j’ai attendu quelqu’un pour partager ma peine, et il n’y a eu personne; j’ai cherché un consolateur, et je n’en ai pas trouvé. »
Puis, dans le trait suivant, les ignominies de la Croix sont évoquées (Ps. 21, t, 7). « Quant- à moi, me voici foulé aux pieds comme un ver de terre ; je ne suis plus un homme, moi, l’opprobre des hommes et le rebut du peuple. Tous ceux qui me voient ouvrent la bouche pour ricaner ; ils m’insultent en hochant la tête. >
Le 15 décrit l’état lamentable où le Sauveur se trouve réduit : « J’ai été répandu comme l'eau ; tous mes os sont disloqfts ; et dans l’extrémité de son angoisse, mon Cœur est comme de la cire fondue au sein de mes entrailles. *