‹ Pratique et doctrine de la dévotion au Sacré Cœur (volume 2)Chapitre 62 sur 102 · Cor JesUj omnilaudedignissimum, miserere nobisf · texte numérisé non relu

Cor JesUj omnilaudedignissimum, miserere nobisf

Cœur de Jésus ^ très digne de toute louange^ ayez pitié de nous! ,

I. Impossible de sonder les vertus du Cœur de Jésus; impossible d’épuiser ses titres à l’honneur, à l’éloge. Renonçant à toute énumération, nous proclamons le Cœur de Jésus non seulement digne, mais très digne de toute louange.

Très dignej pour signiÇer que l’hyperbole de nos enthousiasmes se trouve être ici rigoureusement exacte ou plutôt au-dessous de la réalité. Quelle louange se peut formuler ou concevoir que ne mérite le Cœur de Jésus?

1. La valeur infinie de ses abaissements lui mérite de la part de Dieu toute exaltation i; Il partage une primogéniture qui Le fait adorer par les anges 2; et II est le principe d’une mission rédemptrice qui lui vaut les transports reconnaissants de tous les saints^.

2. Quelle gloire peut lui manquer? Uni à une Personne divine, ce Cœur est digne des honneurs divins ; et toutes les gloires humaines brillent en Lui. Il est glorieux dans son origine, glorieux dans toutes les actions qu’il inspira. Sa fermeté égale sa mansuétude, son activité est toute sereine et tranquille. Il est miséricordieux et juste; sage et libéral. L’ardeur de ses affections ne Le rive à aucune chaîne. Joignant la vaillance à l’amour de la paix, Il est représenté par l’olivier au moment même où II cueille les lauriers de la plus éclatante victoire.

II. Nos louanges devaient répondre à tant de titres. Mais, convaincus de notre impuissance, nous appliquerons au Cœur de Jésus l’humble strophe écrite pour le Saint-Sacrement : (Quantum potes, tantum aude, quia

(1) Épître aux Philippieus, 2.

(2) Épître aux Hébreux, 1, 6.

(3) Apocalypse, 5, 9.

218 PARTIE LITÜRGIdUE. CH. III. LITANIES COMMENTÉES

major omni laude^ nec laudare sufficis. O mon âme, louange tant que tu peux : ce Cœur est au-dessus de toute louange, et tu ne saurais assez louer !

III. Ayez pitié de nous! Accueillez, dans votre extrême condescendance, les pauvres hommages que nous Vous adressons, enseignez-noiis à mieux Vous louer par nos paroles, nos actes, nos sentiments ; donnez-nous la passion de votre gloire.

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