‹ Pratique et doctrine de la dévotion au Sacré Cœur (volume 2)Chapitre 83 sur 102 · Cor Jesu^ salus in te speraniium , miserere nohis · texte numérisé non relu

Cor Jesu^ salus in te speraniium , miserere nohis

Cœur de Jésvs^ salut de ceux qui espèrent en Vous, ayez pitié de nous! (Actes, 2, 21; Épître aux Romains, 1, 16; 10, 13.)

I. Le salut est le bien d’une personne que menaçait un danger. De toutes parts nous environnent les causes et les occasions de maux de toute espèce : tous les biens que nous goûtons sont donc des biens sauvés d’un danger. Le bien par excellence nôtre, le bien infini, court également péril. L’atteindre pour toujours, c’est éminemment faire notre salut.

IL Comme le Cœur de Jésus mérite d’être appelé le salut de ceux qui espèrent en Lui!

Le Sauveur Lui -même se dit venu pour sauver ce qui déjà avait péril. Hors de Lui aucun salut n’est possible^.

Le salut se trouve en Lui, universel, surabondant. Il y est pour tous3; il y est, dépassant de beaucoup en vertu la cause commune de nos maux 4. Il s’y trouve, grâce à

(1) Évang. selon saint Luc, 19, 10.

(2) Actes, 4, 12.

(3) Actes, 2, 21; épître aux Romains, 1, 16; 10, 13; aux Hébreux, 7, 25.

(4) Épîtr aux Romains, 5, 9. 17.

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son amour 1 ; le salut est donc un bienfait de son Cœur.

Tels sont les témoignages inspirés. Nous pouvons y joindre les magnifiques promesses tirées des écrits de la Sainte. Voyez-les, citées plus haut.

III. Si le salut est, avant tout, le bonheur éternel en Dieu, il comprend aussi les grâces temporelles qui aident à Tacquérir, tous les bienfaits que nous appelons, si chrétiennement, salutaires 2. Car, de donner ces biens fugitifs comme indifférents, cela siérait peu au Sauveur céleste, qui les a dédaignés pour Lui-même ; et le désir trop absolu de les posséder ne serait pas digne du nom chrétien^.

IV. Mais pour puiser le salut dans le Cœur de Jésus, il est besoin d’espérer dans ce Cœur. Espérer en Lui, ce n’est pas ici réciter un simple acte d’espérance; c’est vraiment nous confier en Lui, c’est adopter la conduite dictée par cette conSance ; c’est, en d’autres termes, professer la vraie dévotion au Sacré Cœur de Jésus.

V. Ayez pitié de nousl Délivrez-nous des innombrables dangers qui nous menacent; ignorants et désarmés, nous ne trouvons l’assurance que dans votre amour ! Sauveznous, ô Cœur auquel nous voulons demeurer fidèles ! Inscrivez nos noms dans votre Cœur, et qu’ils n’en soient jamais effacés !

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