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Efforçons-nous de pénétrer la valeur de ces assurances

Au milieu du paradis, raconte la Genèse1, Dieu avait

planté un arbre de vie. Avec quelle simple confiance, nos premiers parents puisaient là l’entretien perpétuel de leurs forces! Le fruit de cet arbre contenait-il l’immortalité aussi pleinement, aussi vraiment que le corps glorieux de notre Sauveur contient l’éternité de la vie bienheureuse?

A partir du péché, il fut impossible à l’homme de cueillir encore les fruits de l’arbre de vie. C’est après le péché que Dieu a placé au sein de son Église ce gage meilleur de la vie éternelle.

Allons donc sans trouble ni anxiété à la table sainte, afin de vivre toujours. Pour un chrétien qui se nourrit du corps de Jésus-Christ, il est aussi naturel de garder la grâce divine, et avec elle un principe de résurrection et de vie éternelle, qu’il est naturel de se retirer plein de vigueur et avec des forces renouvelées d’une table pourvue de mets de choix.

3. Mais pour jouir de l’ineffable garantie qui nous est offerte, il faut s’alimenter convenablement de ce pain de vie : le recevoir assez souvent et avec foi. Jésus insiste avec une singulière énergie sur la nécessité de croire en Lui2. Et cette foi est elle-même une grâce aussi indispensable que précieuse, à demander à notre Père des deux3.

II. 1. Nous plaît-il d’insister sur l’idée même de gage, exprimée dans notre premier point? Il nous sera aisé de reconnaître dans l’Eucharistie des arrhes infiniment précieuses, qui intéressent Dieu même à l’exécution de ses

(2) S. J. 6, 35. Observez la différence des temps ô ipyo jaevoî irpoç

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ART. I. N EU VAINE AU SACRÉ CŒUR, 7e JOUR 249

promesses. Le corps de Jésus-Christ ne dépasse t-Il pas en valeur la vie éternelle dont il est le gage? Le fréquent usage de l'Eucharistie nous incorpore au Christ, nous unit à Lui, nous confond moralement avec Lui, au point que Dieu, en nous perdant, semblerait comme perdre ce cher Fils Lui-même.

Ces raisons se renforcent d'un coup d’œil sur les effets de l’Eucharistie. Ne garantit-il pas la vie éternelle, le sacrement qui ruine le péché, affaiblit les inclinations mauvaises, ranime la ferveur, entretient la santé spirituelle? —

Gage de vie pour notre âme, l’Eucharistie est de plus pour notre corps un gage de résurrection. Nous ne saurions nous en étonner. Ce corps où la sainte hostie est si souvent descendue, ne devient-il pas une demeure chère à l’Homme-Dieu, à celui qui est la résurrection? Et comment le laisserait-il tomber en ruines pour toujours?

Oh ! la consolante pensée ! Dans les communions qui refont l’âme, notre corps même acquiert un titre nouveau à la résurrection glorieuse1 !

Pensée consolante, mais purifiante aussi. Elle nous dicte un saint respect pour cette partie de nous-mêmes qui, toute inférieure qu’elle est, se voit par Dieu même comblée de tant d honneurs.

2. Abandonnons-nous aux joies de l’espérance. Concevons un grand désir de communier. Secondons les effets du sacrement, en travaillant, avec la grâce de Dieu, à exclure le péché, à combattre la concupiscence, à déployer dans notre activité une ferveur toujours croissante.

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