‹ Pratique et doctrine de la dévotion au Sacré CœurChapitre 85 sur 334 · II. L’honneur fait à l’Église · texte numérisé non relu

II. L’honneur fait à l’Église

I. Rien n’est glorieux pour l’Église comme de porter le nom de cité de Dieu, — Et nomen civitatis , ex ilia die , Deusibi l 2, — comme de vivre et de se développer, d'agir et de souffrir près de son Dieu, plus près qu’aucune autre nation. Nec est alia natio tam grandis quae habeat deos appropinquantes sibi%. Aucune religion n’a même imaginé posséder ses faux dieux, comme le Dieu véritable habite effectivement parmi nous.

Ce nom et cette sublime proximité d’où viennent-ils à l’Église? Non seulement d’une assistance bienveillante, d’une protection constante de la divinité, mais encore et surtout d’une présence réelle et spéciale de Dieu au milieu du peuple chrétien. Et l’Église jouit de cette présence réelle grâce à lEucharistie, c’est-à-dire, grâce au corps de Jésus-Christ. Depuis l’institution du Saint Sacrement, ex ilia die , elle est vraiment la cité de Dieu. Les paroles sacramentelles qui opèrent le miracle appellent le corps, appellent le sang du Christ; et ce corps, oe sang glorieux, appellent l’âme qui ne les quitte plus, aussi bien que la divinité qui n’en put jamais être séparée? N’est-ce pas l’enseignement même de la religion? En vertu des paroles de la transsubstantiation, les espèces sacramentelles contiennent le corps, le sang de Jésus- Christ; l’âme et la divinité s’y trouvent par concomitance.

(1) Ézéchiel, 48, 35.

(2) Deutéronome, 4, 7.

L'honneur que l’Église tire de la présence réelle rejaillit ainsi, comme sur sa cause, sur le corps de Notre- Seigneur. A cette chair sacro-sainte revient la gloire de nous donner une possession spéciale de notre Dieu.

II. La présence d’un invincible monarque réjouit son peuple et ses soldats, les rassure, provoque leurs acclamations. Quel roi plus triomphant que Jésüs? Et Le voilà tout entier au milieu de son Église militante. Ressentons-nous l’allégres3e qui devrait déborder de nos cœurs? Au sein des tribulations publiques ou privées, la présence de Notre-Seigneur nous remplit-elle de force et d’espoir; chantons-nous assez, dans l’intime de notre âme, l’hymne de la reconnaissance?

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