L'EUCHARISTIE GLORIEUSE COMME SACREMENT ET COMME SACRIFICE
Plan de la méditation. — La sainte Eucharistie est instituée pour être tout à la fois le grand sacrement et le seul sacrifice de la loi nouvelle. Sacrement pour le fidèle, qui reçoit dans la sainte communion la nourriture de son âme ; sacrifice entre les mains du prêtre, qui ne peut appeler Jésus sous les espèces du pain et du vin, sans L’offrir, mystiquement immolé, au Père éternel. Le sacrement et le sacrifice apparaissent ainsi intimement liés.
Servir de nourriture et de victime, deux destinations plutôt humiliantes que glorieuses; servir de nourriture et de victime, deux destinations de la sainte Eucharistie, portant à son comble la gloire de la chair qui y est contenue. C’est ce que nous nous proposons de considérer dans les trois points de cette méditation. Le premier sera consacré au sacrement ; les deux autres à deux aspects glorieux du sacrifice : il renouvelle, en le représentant, le sacrifice de la croix, et il nous en applique les mérites ou les fruits.
1er Prélude. Représentons-nous Notre-Seigneur à la dernière Cène, au moment où II lève le regard vers son Père, Lui rend grâces, bénit le pain que tiennent ses
(1) Bourdàloüe, Sermon pour la fête du Saint^Sacrement,
Ire partie, fin.
ART. I. NEUVAINE AU SACRÉ CŒUR, 3e JOUR 223
mains divines, et prononce pour la première fois les paroles qui nous donnent le plus grand des sacrements et le sacrifice de l'alliance nouvelle.
2e Prélude. Demandons la grâce de concevoir pour la sainte Eucharistie une estime toujours grandissante, afin de témoigner une reconnaissance plus vive aux sublimes inventions du Cœur de Jésus, et de profiter plus abondamment de ses bienfaits.