II. La gloire du sacrifice, premier aspect
I. Le sacrifice eucharistique représente d’abord le sacrifice de la croix. Dès la première heure, Notre-Seigneur exprime formellement la relation qu’il établit entre son
(1) En insistant sur le rôle de la chair de Jésus-Christ, nous ne faisons qu’adopter le langage de l’Écriture sainte. « Le Verbe, y lisons-nous, s’est fait chair... Ma chair est vraiment une nourriture. » Du reste. l’Eucharistie est bien le sacrement du corps et du sang du Sauveur. C’est à ce corps, à ce sang qu’appartient l’action sacramentelle. Je ne sais quel spiritualisme mal entendu semble oublier parfois et méconnaître cette intervention du corps, dont la considération est si utile pour nous faire découvrir, dans ce qui souvent abaisse, le principe même d’une élévation suprême. Les prédicateurs du grand siècle n’hésitaient pas à exalter la chair de Jésus-Christ. Voy. Bourdaloue, Sermon pour la fête du Saint- Sacrement.
(2) Év. S. Jean, 6, 59.
(3) Bourdaloue, Sermon pour la fête du Saint- Sacrement, Ire partie.