FRACTURES DU PÉRONÉ
certain abus. Mais, l'ayant moi-môme bien souvent employée, je dis que c'est une excellente ressource, beaucoup plus effrayante que douloureuse, et si bien appropriée à son but, qu'on a lieu d'espérer de voir étendre son application à d'autres régions, h la cuisse en particulier. Malgaigne, comme on le voit dans la figure (fîg. 2/i), l'adaptait au plan incliné. Pour moi, je préfère tenir le membre dans la gouttière amidonnée, convenablement fenêtrée au niveau de la cassure. En effet, la pointe n'arrive qu'en désespoir de cause : On a tenté de maintenir la saillie du fragment supérieur à l'aide de compresses de linge, ou de tampons de caoutchouc, ou de plaques d'agaric, qui, reposant sur la face interne du tibia, à quelque distance au-dessus de la saillie, sont couverts par les deux bords de la gouttière amidonnée, et serrés par des courroies élastiques. On réussit presque toujours par cette compression ; mais si le résultat reste, malgré tout, incomplet, on recourt à la pointe.