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FRACTURES DE JAMBE

fractures. Il avait vu succomber presque tout de suite ou quelques

Fig. 21.

Fig. 20.

Fig. 22.

Fig. 19, 20, 21 et 22. Quatre pièces de fiuctuhes en V ou cunéifohmes i>u ïiinA. — «ous groupons ces quatre figures, bien que presque absolument semblables, précisément a cause de cette ressemblance. Dans toutes, de la pointe acérée du fragment supérieur vous voyez courir la fissure spirale du Iragnicnl inférieur, et constamment suivant le mômè

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jours après les blessés avec ou sans plaie des téguments ; et, reconnaissant chez tous cette lésion identique dont les ligures donnent une parfaite idée, il semblait dire que, dans ces cruelles circonstances, la complication de plaie était presque un bienfait, en forçant la main du chirurgien, et l'obligeant à l'amputation, qui seule pouvait sauver la vie. — Non, les études persévérantes poursuivies depuis par M. Gosselin lui-même, et qui, à son exemple, ont occupé un grand nombre de chirurgiens de Paris et de la province, ont conduit à des idées plus rassurantes et qu'on peut résumer ainsi :

1" Les fractures en V du tibia, compliquées de fissure spirale du fragment inférieur, peuvent amener la mort du blessé, même quand il n'existe pas de plaie, par des symptômes analogues à ceux de l'infection purulente.

2° Sans plaie, presque tous les blessés guérissent, exigeant un plus long temps pour la consolidation, et menacés d'une roideur notable dans l'articulation tibio-tarsienne.

3" Les fractures en V avec éclatement fissurai, compliquées de plaies, mettent toujours en question la vie du malade. La tentative de conservation doit être la règle, et elle est couronnée de succès dans la majorité des cas.

li° Une saillie anguleuse très-prononcée du fragment supérieur doit toujours porter le chirurgien à explorer avec soin le bas de la jambe. La douleur et le gonflement sur le bord interne et la face postérieure de l'os, aboutissant dans la jointure au niveau de l'articulation péronéo-tibiale inférieure, donnent l'éveil. Dès lors, même dans les cas simples, le pronostic doit être réservé, et le malade étudié chaque jour.

Quarante-cinq à cinquante jours suffisent ordinairement à la con- ' solidation d'une fracture de jambe. On sait pourtant les retards que peut amener la fracture en V, et souvent la consolidation se fait beaucoup attendre, sans qu'on en trouve une raison plausible.

La réduction est généralement facile, et, même quand elle ne l'est pas, elle peut et doit être obtenue dès le principe. 11 n'en est pas de même, nous le savons, pour la fracture de cuisse.

trajet. Ces iiualre ligures sont pour ainsi dire classiques, depuis qu'elles ont été insérées dans le Bulletin de thérapeutique. Elles sont déposées au musée Dupuytren.

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L'appareil de Sciiltet, avec les modifications que nous connaissons, et tel qu'il est ici représenté (fig. 23), est pour les fractures de jambe un pansement qui ne laisse rien à désirer. 11 est facile à faire partout, s'applique promptement, sans douleur pour le blessé, le soulage immédiatement dès qu'il est appliqué, permet une surveillance de chaque jour, et, comme contention, est d'une efficacité absolue.

L'appareil amidonné convient très-bien aussi, surtout après les douze ou quinze premiers jours. Il est des circonstances oij je conseille de l'appliquer d'emblée, c'est dans les fractures compliquées

Fig. 23. Appareil de Scultet pour la jamiîe. — Reportez-vous à ce que nous avons dit à propos de l'appareil de cuisse, pour ce qui est des attelles extérieures aux coussins, des coussins latéraux pelotonnés dans les bords du drap fanon; des courroies élastiques; de l'emboîtement du pied dans les extrémités cousues des coussins latéraux, etc. Trois courroies sufTisenl. Mais souvent on en met une quatrième au-dessus du genou, celle-ci reposant directement sur le haut des bandelettes imbriquées. 11 faut alors que le coussin et Tattelle internes montent un peu plus haut que ne l'indique la figure. L'attelle antérieure toujours courte, pour être sufTisammenl éloignée du genou et du cou-de-pied. N'oubliez pas que .le patient peut souffrir du talon: c'est à vous à faire cesser immédiatement cette douleur en mettant un remplissage de compresses ou autre sur le tiers inférieur de la face postérieure de la jambe au-dessus du talon.

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de plaie; seulement il faut avoir bien l'habitude de son application. Dans ces cas, un pansement par occlusion couvre, sur la plaie et autour d'elle, une portion du membre ; les couches d'ouate sont multipliées encore plus que de coutume, et la botte est fendue le troisième jour. De cette façon, les fractures les plus graves ne laissent plus d'inquiétude.

L'appareil amidonné est surtout utile pour combattre la saillie du fragment supérieur, pierre d'achoppement du traitement des fractures de jambe. Malgaigne, qui a fait ressortir les dangers de cette saillie avec une grande .force et beaucoup de vérité, a vanté avec juste raison sa pointe. Je n'ose dire qu'il n'en ait fait un

Fig. 2/|.

Fig. 24. Pointe de Malgaigne pour combattre la saillie du fragment supérieur du TIBIA. — Le membre repose à nu sur le plan incliné. La pointe est enfoncée sur la face interne du tibia, à une certaine distance de la fracture. Il faut aller d'emblée jusqu'à produire non-seulement la réduction, mais même une dépression notable du fragment, et tâciier de n'y plus revenir. L'espèce de gouttière de bois du plan incliné est un excellent point d'appui à la courroie de Tappareil ; à cet égard, l'appareil amidonné est inférieur. Mais comme le membre repose déjà dansla gouttière amidonnée, on peut s'en contenter. Il est bon alors d'assurer la partie postérieure de cette gouttière par un remplissage qui tend à écarter la pointe. — On voit dans la petite figure annexe le détail de la pointe. C'est un demi-cercle d'acier complété par une courroie. Sur une rainure du demi-cercle un curseur mobile est percé à son centre de l'écrou qui reçoit la vis dont l'extrémité inférieure est la pointe elle-même.

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