XX INTRODUCTION
Quant â leur costume.
Beaucoup, sans attendre aux dimanches^
Avoient mis des coiffures blanches ^,
Qui toutes en pointes étoient.
Beaucoup d'autres encore avoient'
Des coiffures à la paysanne.
Et non pas à la courtisanne.
Si depuis un temps à la cour
La mode n'a joué son tour.
Celles qui restoient... Ali! sans rire,
Je ne sçay si je puis le dire,
Avoient tout autour du museau
De toile jaune * un grand morceau,
Si gras que, sans être prophète.
On Feust pris pour une ommelette...
Or, voyons tout présentement
Comme estoit leur habillement :
Les unes, sans que je vous mente,
Avoient une très-longue fente
A leurs habits, cela s'entend.
Et qui se rejoignoit pourtant
Par des galands * que devant elles
Avoient fait attacher ces belles.
Je puis dire que ces habits
f Coiflfures à la picarde. {Noie du texte,)
> Une cometie jaune. (Note du texte.) — La mode des coraeites jaunes, pour les femmes brunes sans doute, se conserva longtemps, car Furetière dit encore dans ses exemples : « Les coqueitps mettent sur leur visage des cornettes de toile d*ortie, des corneties jaunes, pour se conserver le teint frais. »
' Golan, d où gaUm, de Tital. gaia, nœud, ruban, ornement de tète, etc.