‹ Précieux et précieusesChapitre 20 sur 86 · L^ABBÉ COTIN · texte numérisé non relu

L^ABBÉ COTIN

se succédèrent depuis^ pour que son enthousiasme, si le poète eût été contemporain du siège de Casai ou de la prise d'Arras, n'eût pas besoin de rétrograder. L'hymne au roi est donc à nosi yeux Tacte de baptême de Tabbé Cotin.

Son éducation fut Tobjet de soins tout particuliers ; le latin et le grec, dont la cour, dit-il, ne se pique point, l'hébreu même, et de plus l'italien et l'espagnol, alors nécessaires à Thonnête homme, à l'homme du monde, lui sont familiers; l'astrologie, cette science de cour, inutile au profane vulgaire, ne lui est point étrangère, et dans la chambre de Mademoiselle, il dut s'entretenir plus d'une fois avec le marquis de Yillaine des promesses que faisaient les astres à l'ambitieuse petite-Qlle du roi Henri.

Sa jeunesse s'écoula sans trouble et paraît Tavoir laissé insensible à tout autre sentiment que l'amitié^ cet amour épuré qui ne connaît ni âge ni sexe, et qui semble perdu depuis les Précieuses. Aussi, quand il publia, en 1631, les Regrets d'Aristée sur le trépas de Daphnis, après avoir pleuré son ami avec une émotion vraie, il put joindre à ce discours funèbre une apologie de l'amour, qui pour lui n'est pas une passion. Le volume est terminé par un petit poème où Aristée — c'est le nom que prend alors Cotin pour le conserver toujours — fait un tableau de « ses contentements : »

Aussi franc d'amour que d^envie.

Je passe doucemeDt la vie

Au courant de ces doux ruisseaux,

Et parmi les lis et les roses,

A Tombre de ces arbrisseaux.

Mon ange m'apprend toutes choses.

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Quand; à quarante années de distance^ il se reporta sur cette fraîche période de sa vie où ni Boileau n'avait besoin de son nom pour nourrir ses rimes^ ni Molière de sa muse surannée et vieillotte pour témoigner des progrès du siècle^ quels regrets le pauvre abbé ne dut-il pas donner à cette facile obscurité qui lui permettait de si doux loisirs! Mais alors l'ambition ne Tavait pas saisi; il n'était pas aumônier du roi^ il n'avait pas l'entrée à la cour; il était; de par son privilège; a maître Charles Cotin ; » il étaita franc d'envie, — et franc d'amour, d

11 ne resta pas longtemps dans cet heureux état. L'envie l'attendit à paraître et se garda bien de le tirer de son obscurité; mais il crut devoir faire une concession à son sièclC; et; sans être amoureuX; se choisir; par droit de poésie; une amante qu'il pût chanter. Il la chercha dans un monde si élevé que personne ne fut scandalisé des hommages qu'il lui rendit; quand il disait : Amour; on répondait : Poésie, et ni lui; ni madame de La MoussayC; Catherine de Champagne, ne crut à cette bruyante passion. Cependant trois ans aprèS; maître Charles Colin ; serf d'amour ou soidisant tel; se vit forcé d'introduire une variante à son premier vers des ConlentemenU d*Arisiée, et de dire :

Loin des atteintes de l'envie. ...

Ce changement dans ce verS; qui témoigne d'un changement dans son cœur^ nous conduit à l'année 163.4 où le jeune poète donna : La Jérusalem désolée, ou Méditation sur les leçons de ténèbres, avec quelques autres pièces. C'est un assez long poëmc; en stances de

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six vers, où l'auteur évoquant Jérémie lui prête des vers et des larmes sur Jérusalem :

Aux lions des forêts tes portes sont ouvertes, Tes places ne sont plus que des terres désertes^ Et l'herbe croit partout où s'élevaient des tours. Tes murs sont démolis, et leur fameuse enceinte Est un fameux cercueil plein d'horreur et de crainte^ Où les morts ont sou lé la rage des vautours.

De tes vives clartés on ne voit plus que l'ombre; Où sont tes citoyens dont l'éclat et le nombre S'égalaient aux flambeaux qui brillent dans les cieux? Les filles ont suivi le trépas de leurs mères. Les enfants sont liés aux chaînes de leurs pères, Et leffroi seulement habite dans ces Heux.

Ces beaux vers ont précédé de deux ans la naissance de Boileau et de trente ans les premières poésies du satirique; ils furent l'acte de prise en possession par Cotin d'un genre grave et sérieux qu'il eut le tort d'abandonner, et il mérita presque toujours des éloges quand il écrivit, soit en prose soit en vers, sur ce ton qui convenait à son caractère et à son talent.

Cotin, si grave avant d'être dans les ordres, embrassa^ entre 1634 et i637S la profession ecclésiastique et prit, lui centième, le titre d'aumônier du roi. Inde malt labes. Là commencent ses malheurs. Protégé par sa soutane , il acquit le droit d'entrer dans ces

t Après 1634, puisqu'on privilège qu*il obtint cette année le nomme « maître Charles Cotin », sans autre titre, et avant 4637, puisqu'une liste chronologique des aumôniers du roi, publiée en 1657, le place avant Ballesdens, reçu en 1637, lui vingt-quairième, et Ballesdens, soiianie-quatrième.

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sociétés rafÛDées où il avait à peine eu accès jusquelà. Les femmes y régnaient; avides d'hommages et de divertissements^ passionnées pour le bel esprit^ sensibles à la délicatesse des sentiments, fût-elle exagérée ; elles avaient accepté les écrivains comme les grands seigneurs, à la seule condition qu'ils fussent également galants et spirituels, et qu'ils se soumissent à leur inspiration.

Au siècle de Cornélie, les poètes auraient chanté la gloire, les combats et les vertus guerrières ; mais c'était le siècle de Clélie, et ceux-là seuls exceptés--et on les compte —dont le génie indépendant eut des ailes pour s'élever au-dessus de ces misères purent échapper à ces fades galanteries, qui donnent leur caractère à presque toutes les œuvres de cette époque. Aussitôt oubliées qu'improvisées, toutes les madrigaleries, prose et vers, pouvaient être alors bien accueillies, parce qu'elles répondaient au goût du temps, et parce que les auteurs ne les répétaient ni ne les prolongeaient jusqu'à satiété; mais le jour où on en fit des recueils, où elles osèrent se soumettre à Tattention exigeante des lecteurs, leur grâce trop délicate et trop ingénieuse ne put servir d'excuse à leur monotonie. Heureux les Voiture, les Sarrasin, les Malleville, qui moururent avant l'impression de leurs œuvres 1 L'abbé Cotin put lui-même publier toutes ses poésies de ruelles : il survécut à ses livres et, s'il vit d'abord leur succès, il assista ensuite à leur déchéance.

C'est pour répondre à ce méchant goût du siècle qu'il donna, en 1638, quelques énigmes, et qu'ensuite, en 1649, en même temps qu'il publiait Théoclie ou la

Vraie Philosophie des principes du monfle^ il se fit luimême l'éditeur d'un Recueil d'énigmes. 11 le fit précé-

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der d'une dissertation sur Thistoire des énigmes, la maiièrç qu'elles réclament, et les règles qui leur sont propres. Tous les siens (il fait le mot énigme masculin) sont contenus dans des sonnets, des sixains ou des quatrains ; les vers en sont généralement bien tournés, préparent habilement les surprises, et fournissent de spirituelles allifsions à des événements ou des usages du temps ; d'une horloge, enfermée sous son globe, on dirait d'un des princes emprisonnés ; le canon, les lettres de rimprimerie, le papier, la prunelle de Tœil, l'ont particulièrement bien inspiré, et nous renvoyons hardiment à ces petites pièces.

A la fin de 4649, il continua à remplir auprès des dames ce rôle de cavalier-servant de la galanterie, et leur offrit un recueil de ces rondeaux que Voiture avait remis en vogue : a Après l'impression des énigmes^ dit-il dans sa préface, il eût manqué quelque chose au divertissement des dames si on ne leur eût donné des rondeaux. Ces deux passe-temps les ont entretenues si agréablement l'espace de quelques mois, qu'on ne pouvoit, sans trop de rigueur, les priver d'un si doux souvenir. Qui ne sçait que c'étoit par là qu'elles commençoientautrefoisleurscoitversations,qu'elless'envoyoient visiter avec un rondeau ou un énigme, et que les plus doctes en faisoient qui étoient admirés de tout le monde I »

Aller ainsi au-devant de toutes les fantaisies littéraires des femmes de ce temps, s'associer à leurs préférences inconstantes pour une énigme ou pour un rondeau, faire des dissertations sur les sujets que leurs caprices mettaient en vogue ; multiplier ces jeux d'esprit, sorte de monnaie courante des conversations, comme il en convient lui-même, n'était-ce pas vivre la

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Tie des ruelles^ et chercher des succès d'alc6\e? — Gitiphon, ne vous en défendez pas : vous êtes un précieux, très-précieux. Brundesius ou Businian^ que Somaize appelle les grands introducteurs des i*uelles» ont-jls mieux que vous mérité leur titre ?

Quelles étaient donc ces dames pour qui il montrait tant d'égards, et pour qui il se donnail'la peine de faire et tant de rondeaux et tant d'énigmes? Il en nomme un grand nombre de ci et de là dans ses poésies. C'était d'abord la marquise de la Moussaye, qu'il aimait vivante, et que morte il chaulait encore; puis madame de Rohan-Chabot et ses filles, puis encore madame et mesdemoiselles de Rambouillet, la comtesse de Vertus, madame et mesdemoiselles de Ventadour- Saint-Géran, mesdames de Lansac, de Chavigny, de Feuquières, de La Suze, mesdemoiselles de Haucour, de Guénégaud, de Longueville, et enfin Mademoiselle, la grande Mademoiselle, mademoiselle de Montpensier. La liste est longue des galantes personnes qui le recherchaient : ce sont, on le voit, les dames les plus qualifiées de la cour, et il n'élait pas une d'elles qui ne tint à honneur d'être l'amie du galant abbé.

Je ne crois pas me tromper en avançant que le crédit dont il jouissait dans les cercles polis fut le principal titre d'admission de Cotin à l'Académie, où il entra en 1655 avec un bagage encore assez mince : il y remplaça un poëte qui avait moins fait encore, Germain Habert. On croit volontiers que l'Académie a été instituée pour les écrivains seuls. C'est une erreur,

1 Clitiphon est le nom que Somaize donna à Tabbé Cotin. Brundesius est Tabbé de Belesbat, et Businian Vabbé du liuisson. — Voy. ces noms dans noire édition du Dictionnaire des Précieuses, 1. 1, passim, et t. II à leur ordre alphabétique.

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et^ dès Torigine^ on voit les gens du monde y figurer en aussi grand nombre que les lettrés de profession. L'abbé Cotin fut certainement reçu comme causeur aimable plutôt que comme écrivain distingué.

Il crut pourtant se devoir à lui-même et à la Compa* gnie de faire un discours de réception avec toute la gravité requise; et depuis, ambitieux de se montrer au moins aussi fécond que ses confrères, on le voit d'année eu année multiplier ses productions sérieuses ou légères. En 4655, voici le Traité de l'âme immorUUe; en 4657, les Poésies chrétiennes; en 1659, V Oraison funèbre d'Abel Servien: V Uranie,ouMétamorphosed'une Nymphe en oranger; les OEuvres mêlées ; en 4662, la Pastorale sacrée ou Paraphrase du Cantique des can* tiques; en 4663, les Réflexions sur la conduite du Roi quand il prit le soin des affaires, et les OEuvres galantes: en 4665, les Odes royales sur les mariages des princesses de Nemours; là, monté sur le faite, il lui fallut descendre de la haute position que lui avaient faite ses amitiés. Ménage ici, ailleurs Despréaux, bientôt Molière l'attaquent à Tenvi. Voyons quels défauts leur présentait sa cuirasse.

Pour s'expliquer les succès de l'abbé Cotin, il faut le voir dans sa vie privée. Bel esprit en titre auprès des dames, ilavait toutes les prérogatives d'un favori. Mademoiselle présentait ses énigmes au roi, qui s'y plaisait; à la reine « qui les rendoit illustres entre ses mains;» avait-il fait quelques vers, il les envoyait à ses nobles amies, qui les trouvaient toujours meilleurs que les précédents; assidu au Cours, il ne manquait pas d'y être remarqué des promeneurs : quand Mademoiselle, par exemple, lui criait, de la portière de son carrosse, un éloge de son dernier sonnet, n'était-ce |«s lui dé-

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cerner un brevet public d'abbé galant? Après la pro. menade^ empressé chez la marquise ou la duchesse» il faisait leur partie de volant et perdait pour leurs beaux yeux; les cadeaux, le cotignac d'Alençon entre autres, dont il était friand, pleuvaient chez lui; il se multipliait, il était partout. Le voici à TAcadémie, qui approuve fort qu'on ne fasse plus de dédicaces qu'à des gens assez hardis pour se prononcer sur le mérite des ouvrages nouveaux ; il en sort et va se cacher à Chambre-Fontaine ; on le croit à Paris, il est à Caen; non, il n'yest plus; je le cherche aux eaux de Forges, et le voilà rentré à Paris ; m^s où le prendre ? au faubourg Saint- Germain ou au Marais? — Monsieur Tabbé, prenez la poste ; il n'est que trois heures, on vous attend à cinq. — Monsieur l'abbé, je m^ennuie, envoyez-moi les œuvres de Saint-Amant. — Monsieur l'abbé, j'ai un procès : ne le soUiciterez-vouspoint?— Et l'abbé— abbé sans abbaye —répond qu'il va prêcher : on le délivre, on va l'écouter; il fait merveille, et billets galants de se presser sous les doigts de Féloquent prédicateur, tout confus de ces amicales félicitations.

Nous l'avons vu, homme d'à-propos, faire, à l'heure de la vogue, des énigmes et des rondeaux; la mode vient des portraits ; il en fait, en vers pour celle-ci, en prose pour celle-là ; les métamorphoses sont en faveur, on a changé en astres les yeux de Philis : par ordre, il fait d'Uranie un oranger, et compose un traité sur les métamorphoses ; les madrigaux et les épigrammes, ces jeux de l'esprit et du cœur qui s'aiguisent sur une malice ou sur un sentiment délicat, ne lui restent point étrangers; et, quand il a expliqué sa théorie, il joint l'exemple au précepte et entasse madrigaux sur madrigaux, épigrammes sur épigrammes. On en veut, il en

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fait; on en veut Irop^ et il en fait trop. Quand il les écrivait chez ses illustres amies, et cfu'ii les jetait au vent, sans en garder copie, il était excusable; mais, quand on le pressait de réunir ces œuvres futiles et qu'on lui rapportait tous ces légers petits poèmes qu'il avait donnés en se jouant, il aurait dû songer que leur mérite s'était évanoui avec les circonstances qui les avaient provoqués, et, moins indulgent, profiter, pour les détruire, de ce qu'on les rendait à sa libre disposi« tion.

Je sais que, peu ambitieux d'une gloire posthume, il ne songe pas à l'avenir; il oublie que le papier reste; et dans toutes ces pièces galantes, que le hasard lui ramène au temps où la vieillesse arrive, où la vie lui échappe, il ne voit que des échelons qu'il a parcourus et qu'il aime à parcx)urir encore. En les lisant, il y retrouve tout ce printanier parfum de jeunesse qu'il a senti s'évanouir; et, en vérité, on est tenté de l'excuser, cet aimable vieillard, quand on voit qu'il veut seulement « se renouveler en quelque sorte, et se rappeler les beaux jours de sa première jeunesse. » Les regards qu'il jette en arrière sont empreints de je ne sais quelle mélancolie calme qui attache*; sa vie a été libre et pure, et, plus que sexagénaire, il se souvient que les dames l'ont fêté, choyé, formé; il le déclare, il ne peut s'en faire un crime : « L'heureux commerce, dit-il, que j'ay eu avec les dames dès mes jeunes ans, dure encore aujourd'huy avec joye et ne me laisse rien à me reprocher. Pour ne pas faire injure à la vérité des choses passées, je leur dois rendre ce témoignage que leurs innocentes faveurs ont adoucy tout le chagrin de ma vie, et m'ont mis en état de me passer plus aisément de ce qu'on appelle fortune. Ce n'est pas que j'aye reçu

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jamais, des dames les plus magnifiques^ aucun de ces avantages que les ambitieux et les avares appellent des biens essentiels; mais, c'est qu'en servant des personnes illustres^ comme on fait la vertu, pour elles-mêmes, mes services ont fait mon plaisir et ma récompense. Les femmes ont poly mes mœurs et cultivé mon esprit ; et, comme je ne leur ay jamais eu d'obligation pour ma fortune, je n'ay jamais souffert auprès d'elles de servitude ny de contrainte. »

On le voit, il a servi les femmes pour elles-mêmes, comme on sert la vertu. Quel plus délicat hommage leur pouvait-il rendre? — Une fois cependant, il semble que Mademoiselle ait obtenu pour lui la faveur d'une abbaye: Son Altesse Royale Ta appelé monsieur Tabbé! — Mais où est son abbaye? — Dans la lune, où tant d'autres ont des marquisats et des principautés : a C'est là quelque part sans doute que doit être mon abbaye, car dans le monde connu il n'en est point fait mention. J'ai parcouru toutes les cartes de géographie de bout en bout et ne l'y ay point trouvée. » On ne peut montrer plus galamment qu'on a pris son parti d'une déception.

On a pu voir quelle a été, dans la société où il a vécu, la place occupée par l'abbé Cotin ; la considération affectueuse qu'il y rencontrait n'a pu le protégeir contre les libres paroles des satiriques.

Ménage parait avoir donné le signal et avoir attaqué le premier Tinviolabilité de l'abbé vainement protégé par des princesses. Champion des Précieuses, que Cotin attaque sans cesse*, sans voir, hélas! la poutre

1 Yoy. dans les Œuvres gaiarUes, outre la lettre où il se moque d*uDe précieuse qui avait failli s* évanouir à la vue d*un chien tout nu, les lettres des pages 4 84 et 275. .

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dans son œil, ami de mademoiselle de Scudéry qui avait mal pris un madrigal où elle ne trouvait qu'une louange équivoque^ Ménage publia contre Tabbé Cotin une épigramme latine de dix-buit vers. Le pauvre abbé, pour la première fois troublé dans la placide sérénité de sa vie, lança pour se défendre de ce lourd pavé une grêle de petits cailloux contre son adversaire^ puis il réunit toutes les épigrammes que cette querelle lui avait inspirées, et en fit un volume quil dédia bravement à Mademoiselle.

Le madrigal cause de tant de colère était celui-ci :

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