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SELS DE FER AU MAXIMUM OU DE SESQUIOXTDE

Coloration rouge intense.

Précipité bleu foncé.

Pas de précipité.

233. Pour déterminer les autres métaux faisant partie du troisième groupe, on dissout le précipité dans l'acide chlorhydrique additionné d'acide nitrique ou de chlorate de potasse (pour peroxyder le fer), puis on sursature par la potasse caustique, et Ton filtre pour séparer la liqueur du résidu. Celui-ci peut, outre les oxydes des métaux déjà déterminés , contenir du phosphate de fer et des phosphates alcalino- terreux (235). L*oxyde de zinc et l'alumine libre ou phosphatée restent, au contraire, en dissolution dans la liqueur alcaline.

ziae. ~- On prend une portion de la solution alcaline et on la sature par Thydrogène sulfuré ; si elle contient

RECBERGBS DES BASES. 293

du zinc, il se formera un précipité blanc de sulfure de ce métal.

La séparation du zinc et du fer n'est jamais complète par la potasse, et de petites quantités de zinc peuvent entièrement échapper par ce procédé. On arrive à des résultats plus précis en faisant bouillir la liqueur d*abord avec un peu d'acide nitrique pour faire passer le fer au maximum (s'il ne l'est déjà), et en y ajoutant ensuite un excès d'acétate de soude : par Tébullition tout le fer est alors précipité à l'état de sesquioxyde. Ce procédé convient surtout pour séparer le sesquioxyde de fer mélangé à de très petiies quantités d'oxyde de zinc, de manganèse, de nickel ou de cobalt.

Ainuine. — A l'autre portion de la liqueur, préalablement saturée par l'acide chlorhydrique , on ajoute un excès de carbonate d'ammoniaque. S'il se forme un précipité blanc floconneux, c'est de l'alumine (libre ou phosphatée).

Il faut, en cherchant l'alumine, se tenir en garde contre l'influence des matières organiques, dont la présence s'oppose toujours à la précipitation de celte base. Dans bien des cas, la matière organique provenant du filtre suffit pour y mettre obstacle. Si l'on n'obtient pas le précipité d'alumine, il est toujours bon de verser dans la liqueur un excès d'acide chlorhydrique et de la faire bouillir en y ajoutante plusieurs reprises de petites quantités de chlorate de potasse. On la sature ensuite par l'ammoniaque, et si elle contient de Talumine, cette base sera précipitée en flocons blancs gélatineux.

23/i. Contrôle au chalumeau. — A part le fer, dont la I. 25.

29/i MÉTHODE GÉNÂRALB.

détermination par voie humide est très sûre , tous les métaux Taisant partie du troisième groupe réclament un contrôle au chalumeau.

Pour le cobalt et le manganèse, les caractères pyrognostiques sont même d'une si grande sensibilité, qu'on n'a besoin de chercher ces métaux, qu'à l'aide seule du chalumeau» comme nous Tavons déjà dit.

Voici les essais qui conviennent particulièrement comme moyen de contrôle.

Cobalt, manganèse, fer et nickel. — Lorsqu'une substance contient à la fois ces quatre métaux, il est toujours aisé de déterminer le cobalt et le manganèse; mais le nickel est plus difficile à mettre en évidence, surtout si ce métal ne s*y trouve qu'en faible quantité. Voici la meilleure marche à suivre : On dissout une quablité assez notable de la substance dans le borax, au feu d'oxydation et sur le fil de platine ; on obtient ainsi une perle de couleur très foncée et tout à fait opaque, que Ton détache du fil par une légère secousse; on prépare de la même manière deux ou trois autres perles semblables. On place ensuite ces perles, toutes à la fois, dans une cavité pratiquée sur un morceau de charbon, et on les soumet, en présence d'un globule d'or, pesant 5 à 6 centigrammes, à un bon feu de réduction; ce feu doit être entretenu assez longtemps, afin que tout le nickel puisse se réduire à l'état métallique; il faut aussi avoir soin d'imprimer au charbon un léger mouvement, afin que le globule d'or arrive en contact avec toutes les parties du verre eil fusion. Après le refroidissement, on enlève l'essai et on débarraise l*or de la scorie ; une petite quantité de nickel communique déjà à l'or une teinte plus ou moins grise et une dureté plus considérable sous le marteau. Le globule d'or nickélifère est ensuite mis à fondre sur le charbon avec du sel de phosphore dans la flamme d'oxydation. Si le borax n'a pas été primitivement sursaturé d'oxydes métalliques, de manière qu'aucune trace de cobalt n'a pu être réduittà l'étal de métal, on obtiendra dans ce cas une perle colorée uniquemeat par

du nickel, rougc-bniD à chaud, et jauue-rougeàtre après le refroidissemeot. S*il y a eu, au contraire, réductioa d'une petite quantité de cobalt, comme ce métal s'oxyde avant le nickel, la perle pourra n*étre colorée qu'en bleu par le cobalt, ou en vert par un mélange des deux métaux. Dans ces deux cas, on débarrasse For de ta scorie, ou le chauffe de nouveau dans la flamme d'oxydation avec du sel de phosphore, et Ton entretient le feu jusqu'à ce que le verre paraisse coloré à chaud; au besoin, on répète cette opération à plusieurs reprises, jusqu'à ce que le fondant ne soit plus coloré par le cobalt; de cette manière, on finit toujours par obtenir une perle colorée par du nickel seulement, si ce métal se trouve en petite quantité dans la matière proposée; dans le cas contraire, le fondant reste tout à fait incolore.

Cheohe. — C'est sous la forme de chromatc de plomb que nous avons déterminé la présence du chrome par la voie humide. Voici les caractères de ce sel au chalumeau. Au feu d'oxydation, le borax et le tel de phosphore le dissolvent avec facilité ; les perles sont jaunes à chaud, et se colorent en vert par le refroidissement. La coloration verte prend plus d'intensité dans la flamme de réduction. Sur la lame de platine et avec la soude, on obtient une masse d'un Jaune foncé, et qui prend une teinte jaune claire après le rcfroidisseinent; dans la flamme de réduction, elle devient verte.

Zmc. — ^ Le anlfare de zinc est à dissoudre dans l'acide chlorhydrique et à précipiter par le carbonate de potasse ; le précipité est ensuite recueilli sur un filtre, puis lavé et desséché. Chauffé sur une lame de platine, ce précipité se colore en jaune, et redevient blanc par le refroidissement ; il ne fond pas, mais il développe une vive lumière fous le dard du chalumeau. Arrosé d'une goutte de nitrate de cobalt, pais fortement chauffé au feu d'oxydation^ l'oxyde de zinc défient d'un vert jaunâtre.

Aluiiiiib. — Chauffée sur une lame de platine dans les deux flammes, l'alumine n'éprouve aucune altération. Si on l'humecte avec une goutte de nitrate de cobalt, et qu'on la chauffe fortement dans la flamme d^oxydatîon, elle prend une belle couleur bleue, qui n'acquiert toute son intensité qu'après le refiroidissement, et parait alors Tiolette à U lueur d'une bougie. Cette dernière réaction , carac-

téristique pour I^alamioe, n*est pas à confondre a?ftc celle que présente la silice. Avec une petite quantité de solution cobaltique, la silice prend dans la flamme d*oiydation une légère coloration bleu pÂle ; par l'addition d'une quantité plus considérable de sel de cobalt, cette couleur passe au noir ou au gris foncé.

Recherche des phosphates, oialates et fluorures alcalino-terrenx.

235. Phosphate d'alumine. — L'aluraioe phosphatée se comportant avec la plupart des réactifs comme Talamine pure, il est indispensable de chercher Tacide phosphorique dans tout précipité d*alumine, par une des méthodes suivantes :

a. On fait dissoudre le précipité dans Facide chlorhydrique, et l'on ajoute assez d'acide tartrique pour qu'en sursaturant par de Tammoniaque on n'obtienne pas de précipité. On verse alors, dans la liqueur ammoniacale, du sulfate de magnésie et du chlorhydrate d'ammoniaque; si l'alumine est phosphatée, on obtiendra ainsi un précipité blanc et cristallin de phosphate ammoniaco-magnésien.

6. Après avoir dissous le précipité d'alumine dans^ l'acide chlorhydrique, on sature la solution presque entièrement par du carbonate de soude, puis on ajoute un excès de carbonate de baryte , ainsi que de la potasse caustique, et Ton fait bouillir. Dans ces conditions toute l'alumine reste en dissolution, tandis que l'acide phosphorique se précipite à l'état de phosphate de baryte. On dissout ce précipité dans Tacide chlorhydrique, et l'on élimine la baryte par un léger excès d'acide sulfurique.

Le sulfate de baryte ayant été séparé par le filtre, on

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découvre Tacide phosphorique dans la liqueur filtrée, en y ajoutant du chlorhydrate d*ammoniaque et un sel do magnésie ; il se produira ainsi un précipité blanc et cristallin de phosphate ammoniaco-magnésien.

c. Le meilleur procédé est le suivant : On fait bouillir le précipité d*alumine avec une solution de silicate de potasse basique (verre soiuble, liqueur des cailloux) ; par là l'alumine phosphatée se transforme en silicate d*alumine insoluble et en phosphate de potasse qui reste en dissolution. Il est encore plus simple, pour ne pas avoir à préparer le silicate de potasse, de mélanger Talumine avec une petite quantité de carbonate de soude et avec de la silice provenant des analyses, et de chauffer au rouge ce mélange dans une petite capsule.

On reprend ensuite le résidu par l'eau bouillante, on filtre et Ton cherche l'acide phosphorique dans la liqueur filtrée. A cet effet, on ajoute quelques gouttes de nitrate d'argent à une portion de cette liqueur ; si elle contient de Tacide phosphorique, il se produit alors un précipité jaune clair de phosphate d'argent.

Comme contrôle, il est utile de précipiter, dans l'autre portion de la liqueur, l'acide phosphorique à l'état de phosphate ammoniaco- magnésien ; mais comme la présence d'une petite quantité de silicate alcalin peut nuire à la netteté de la réaction, il faut, pour éliminer la silice, commencer par faire bouillir la liqueur avec un excès de chlorhydrate d'ammoniaque, filtrer, ajouter ensuite du sulfate de magnésie et agiter ; il doit alors se former un précipité blanc cristallin.

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