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Phosphatée terreux et phosphate de fer. — Pour

298 MÉTHODE GBNiRALK.

déterminer la présence de Tacide pliospliorique dans le résidu, insoluble dans la potasse (233), provenant du traitement, par cet alcali , de la solution chlorbydrique des sulfures du troisième groupe, on commence par dissoudre ce résidu dans l'acide cUlorhydrique.

a. S'il n'y a pas de fer en présence, on découvre Tacide phosphorique en ajoutant à la liqueur un excès d'acétate de soude et une goutte de perchlorure de fer ; il se produira ainsi des flocons blanc jaunâtre de phosphate de fer.

Dans ce cas, il faut ajouter à la solution assez de per* chlorure de fer pour qu'elle se colore en rouge par la formation de l'acétate de fer au maximum. On fait ensuite bouillir, puis on recueille sur un filtre le phosphate de fer, et l'on met de côté la liqueur filtrée pour y chercher les terres alcalines au moyen du carbonate d'ammoniaque.

Lorsqu'on veut simplement mettre l'acide phosphorique en évidence, on peut précipiter la solution chlorbydrique par l'acide sulfurique, et chercher Tacide phosphorique dans la liqueur filtrée à l'aide d'un sel de magnésie et du chlorhydrate d'ammoniaque. Ce procédé est fort bien applicable, dans le cas où l'acide phosphorique est combiné avec la baryte. Si l'on a affaire à du phosphate de chaux ou de strontiane, il faut» après l'addition de l'acide sulfurique, verser beaucoup d'alcool dans la liqueur, afin de précipiter d'une manière complète les sulfates correspondants.

S'agit-il du phosphate de magnésie, il faut préalablement décomposer ce sel et en éliminer la magnésie. A cet effet, on met la solution chlorbydrique de ce sel en digos-

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tion avec un excès de carbonate de baryte, qui précipite toute la magnésie; puis on filtre et l'on précipite Texcès de baryte par l'acide sulfurique. Après une nouvelle filtration, on cherche l'acide phosphorique en ajoutant à la liqueur du chlorhydrate d'ammoniaque et un sel de magnésie.

b. Lorsque la solution chlorhydrique contient du fer, on peut déterminer la présence de Tacide pliosphorique par la simple addition de l'acétate de soude : celui-ci devra donner un précipité floconneux, blanc jaunâtre, de phosphate de fer.

On peut aussi précipiter toute la solution chlorhydrique par du sulfhydrate d'ammoniaque, laver le précipité, le délayer dans l'eau avec le filtre, et y faire passer un courant de gaz sulfureux : celui-ci dissout tout le fer à Tétai d'hyposulfite, et laisse à l'état insoluble les phosphates (et les oxalates terreux) ; on cherche l'acide phosphorique dans ce résidu en le traitant comme précé-^ demment (a).

c. Un procédé, spécialement applicable à l'analyse des phosphates terreux, consiste à dissoudre ceux-ci dans l'acide nitrique et à ajouter de l'étaiu métallique à la liqueur ; ce métal, en s'oxydant, fixe tout l'acide phosphorique. On évapore à siccité, puis on reprend par l'eau et l'on sépare par le filtre le phosphate d'étain insoluble. A Taide du carbonate d'ammoniaque , on cherche ensuite les terres dans la liqueur filtrée (238).

237. Oxalates et fluorures. — Pour découvrir l'acide oxalique, on prend une portion du précipité produit par le sulfliydrate d'ammoniaque, et après l'avoir bien des-

séché, on le calcine modérément. Si après la calcination il fait effervescence avec Tacide chlorhydrique, il contient un oxalate. Dans ce cas, il Tant complètement dissoudre, dans l'acide chlorhydrique, le résidu de cette calcination, précipiter ensuite par le sulfhydrate d'ammoniaque et filtrer. La liqueur filtrée servira pour la recherche des terres alcalines; elle doit précipiter par le carbonate d'ammoniaque.

On peut également suivre une autre marche pour trouver les oxalates terreux : On met une petite quantité de la substance dans un tube fermé par un bout a (fig. 23),

et l'on y ajoute de l'acide sulfurique concentré et du peroxyde de manganèse. (Le peroxyde de manganèse doit avoir été bien débarrassé des carbonates terreux qu'il peut contenir, par des lavages avec de l'acide nitrique étendu d'eau.) Au tube contenant le mélange, on adapte alors, à l'aide d'un bon bou< chon de liège, un tube c deux fois recourbé à angle droit, et plongeant au fond d'une éprouvette b contenant de Teau de chaux. Si la matière contient de l'acide oxalique, il se produira ainsi un dégagement d'acide carbonique, lequel formera dans l'eau de chaux un précipité blanc de carbonate.

Quant aux fluorures , on les découvre çn mettant à

Fig. 23,

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profit Taction corrosive qu'exerce i'acide fluorhydrique sur le verre. A cel effet, on introduit, dans un creuset de platine, une petite quantité de la substance primitive, réduite en poudre très fine, et on Tarrose avec de Tacide sulfurique concentré. On Terme le creuset avec une lame de verre recouverte de cire ou de vernis à la gomme laque dont on a entamé quelques parties avec la pointe d'une aiguille, de manière à mettre le verre à nu. On chauffe ensuite très modérément le fond du creuset à l'aide d'une lampe à espritde-vin. Si la matière contient un fluorure, le verre sera corrodé plus ou moins profondément dans les parties non préservées par la cire ou le vernis du contact de l'acide fluorhydrique. Dans tous les cas, les fluorures, si la substance proposée en renferme, ont déjà dû être déterminés par les essais préliminaires.

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