‹ Précis d'analyse chimique qualitativeChapitre 80 sur 130 · ACIDES · texte numérisé non relu

ACIDES

26S« Le sel étant dissous dans un acide (chlorhydrique, nitrique ou eau régale), on étend d'eau la dissolution, et Von procède ensuite à l'analyse en suivant la même marche que pour les combinaisons solublesdans l'eau. Il

3/iO âNALTSBS SPÉCULES.

faut seulement tenir compte de l'acide dont on a fait usage ; si Ton a employé de l'acide chlorhydrique, il est évident que la combinaison n'est pas un sel d'argent , de plomb ou de mercure au minimum.

Recherche de la base,

26/i. Il n'y a rien de particulier à dire quant aux bases appartenant aux deux premiers groupes et que l'hydrogène sulfuré précipite à l'état de sulfures de leur solution acidulée. Hais si la base fait partie du troisième groupe, et que le sulfhydrale d'ammoniaque donne un précipité blanc, il faut, avant de chercher à la déterminer parla méthode indiquée précédemment pour les sels solubles dans l'eau, s'assurer si l'on n'a pas affaire à un phosphate ou oxalate de chaux, de strontianeou de baryte, ou à un fluorure.

Premier essai. — On traite, par l'acide sulfurique, une portion du précipité produit par le sulfbydrate d'ammoniaque. Le mélange est placé dans un creuset de platine recouvert d'une plaque de verre enduite de cire dans presque toute sa surface ; on chauffe légèrement : Si le verre est corrodé dans les parties qui ne sont

pas préservées par la cire, la combinaison est un Flaomre.

Pour déterminer la base , on ajoute au résidu qui se trouve dans le creuset de platine, un excès d'une solution de carbonate de potasse, on fait bouillir le tout pendant quelque temps, puis on filtre. On lave le résidu de manière à le débarrasser de toute trace de carbonate alcalin, puis on l'arrose avec de l'acide chlorhydrique dilué

DÉTBBMINATION D*UN SEL. 3i!il

et l'on recueille à part la liqueur filtrée. Elle sert à déterminer le métal alcalino-terreux, combiné avec le fluor; on suivra, pour cette recherche, la marche indiquée dans le Quatrième essai (259).

Deuxièmb essai. — S'il résulte de l'essai précédent que la substance proposée n*est pas un fluorure, on ajoute un peu d'acide tartrique à une portion de la solution acide primitive, puis un excès d'ammoniaque.

S'il se forme un précipité qui persiste, le sel proposé est un phosphate ou un oxalate alcalino-terreux, et l'on passe au troisième essai.

S^ilne se forme pas de précipité persistant, on a affaire à une combinaison d'alumine ou de zinc. On opère alors de la manière suivante : dans une nouvelle portion de la liqueur primitive acidulée, on verse de la potasse caustique en excès, jusqu'à ce qu'elle soit limpide, on en fait alors deux parts ; on traite l'une par le chlorhydrate d'ammoniaque, l'autre par l'hydrogène sulfuré :

La liqueur précipite par un excès de chlorhydrate d*aminoDiaque Âlimiiiie.

La liqueur ne précipite pas par l'addition du chlorhydrate d*animoniaqije , mais elle précipite par rhjdrogène sulfuré Zinc.

Pour reconnaître si l'alumine et l'oxyde de zinc étaient combinés à l'acide pliosphorique, on ajoute du sulfate de magnésie à la liqueur primitive préalablement mélangée avec de l'acide tartrique et un excès d'ammoniaque : dans le cas de Tacide phosphorique, il se forme, par l'agitation, un précipité blanc cristallin de phosphate amrooniaco magnésien.

3A2 ANALYSES SPiCIALIS. ^

Troisièmb essai. — Pour déterminer si le set est un phosphate ou un oxalate aloalino-terreui, on mélange la liqueur primitive avec un exeès d'acétate de soude, et Ton ajoute du chlorure de ealcium à une portion du mélange ; s'il se forme un précipité, on y verse de Taçide acétique.

Il se forme un précipité qui persiste : Le résidu provenant de la cslcination du sel se dissout avec effervescence (|ans l'acide chlorhydriqqe. Oxtf ato*

Il ne se forme pas de précipita, ou Iq

précipité ne persiste pas:

L'addition d'une goutte de perchlorure de fer à une autre portion de la liqueur primitive, mélaqgée avec un excès d'acétate de soude, produit un précipité floconneui d'un blanc jaunâtre Phosphate.

Dans le cas d'un oxdaie, on détermine la base en opérant sur la solution chlorhydrique du sel préalablement calciné, d'après la marche indiquée au quatriènie essai (259). Si l'on a affaire à un phosphate, on ajoute un excès de perchlorure de fer à la liqueur primitive, et l'on précipite le tout par l'aïqmoniaque ; on cherche la base dans la liqueur filtrée comme is'il s'agirait d'un ^çl soluble dans l'eau.

Recherche de Vacide^

265. I^a déterniination de l'acide d'un sel insoluble dans l'eau dont on a déjà trouvé la base, ne présente pas de difficulté.

Les acides carbonique^ arsénieux, arsénique^ chromique

DÉTR^MINATION 0*ON SEL. 343

3U silicique, ont été reconnus dans la recherclie de la

Les nitrates et les chlorates neutres étant tous solublés dans l'eau, Y acide ohlorique et V acide nitrique ne se rencontrent pas, en général, dans un sel insoluble dans ce liquide ; cependant il existe quelques nitrates (et chio* rates) basiques , qui ne se dissolvent que dans les acides, entre autres le sous-nitrate de bismuth ; on reconnaît aisément ces nitrates basiques en ce qu'ils dégagent par U caleination des vapeurs rutilantes.

Lorsque le sel proposé ne renrerme aucun des acides que nous venons de mentionner, on le soumet aux essais suivants :

Premier essai. — On fait bouillir une petite quantité de sel avec de Tacide nitrique concentré :

S'U M d^suge du bioxyde d'azote devenant rulilapt à V9^x^ il faut étendre de beaucoup d'eau U lolutioa nitrique, et ajouter du chlorure de baryam : an précipité blanc de sulfate de baryte Indique la présence d*un. Sulfare.

Si les vapeurs sont violettes et qu'elles coloreni en bleo foncé de Teau mélangée avec de Tempois d'amidon , on a un lodore.

S'il ne se dégage pas de vapeurs colorées, on filtre la solution nitrique et Ton y ajoute du nitrate d^afgent, après ravoir étendue d'eau : un précipité blane^ caillebotté accuse la présence d'un. • . Chlorure-

DiuxiiME ESSAI. — On dissout une petite quantité du sel dans Tacide chlorbydrique ; à la liqueur étendue d*eau et filtrée, on ajoute du chlorure de baryum :

^UU ANALYSES SPiClALES.

Un précipité blanc qui ne disparaît pas dans une grande quantité d*eau indique un. . • , Sulfate.

Troisième essai. — A une petite quantité du sel on ajoute de l'acide sulfurique et de Talcool, on chauffe modérément, puis on enflamme l'alcool et l'on agite : Une flamme colorée en vert indique Paeide borique. Borate.

(Vérifier avec le papier de cnrcuma).

Quatrième essai. — Dans le cas où les essais précédents ne donnent aucun résultat, il ne reste plus qu'à chercher Vacide phospkorique et Vacide oxalique, -Si le corps proposé est un sel de baryte, de strontiane, de chaux, de magnésie, d'alumine ou de zinc, ces acides ont déjà été déterminés précédemment avec la base ; on n'a donc à s'occuper de leur recherche qu'autant que la base déjà trouvée renferme un autre métal des trois premiers groupes ; dans ce cas on se sert de la liqueur débarrassée du métal , par l'hydrogène sulfuré ou le sulfbydrate d'ammoniaque, pour la traiter suivant le procédé qu'on emploie pour découvrir l'acide phosphorique ou Facide oxalique dans un sel soluble dans l'eau (261» Deuxième essai).

Si l'on ne trouve aucun acide, le corps proposé ne peut être qu'un oxyde.

Lorsque l'essai préliminaire démontre la présence d'un acide organique, on traite le sel par un excès de potasse caustique» et l'on sépare par le filtre l'oxyde métallique mis en liberté. On a ainsi une liqueur contenant l'acide à déterminer en combinaison avec la potasse, et sur laquelle on opère comme sur la solution d'un sel soluble dans l'eau.

DÉTBRMiNATlON D*UN SEL. 3^5

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