Dégagement de chaleur par le mélaDipe des
halles avec l'acide éuifurique. ^ Lorsqu'on traite les diverses huiles grasses par l'acide sulfuriqlie concentré, , on observe des différences assez marquées dans l'élévation de la température au moment du mélange. Pour rendre les résultats comparables, il faut avoir soin d'opérer dans des conditions absolument identiques. En effet, l'élévation de température dépend, non-seulement de l'action chimique particulière à l'huile employée, mais encore d'une foule de circonstances étrangères, telles que la proportion et le degré de concentration de l'acide, la température des deux liquides avant le mélange, la durée
HUILES GRASSES. /!i31
de la mixtion, la nature propre du vase et, par suite, sa capacité calorifique, etc.
On a remarqué que les huiles siccatives, au contact de Tacide suli'urique concentré, s'échaufient toujours bien plus que les huiles grasses non siccatives, et donnent même lieu a un dégagement d'acide sulfureux.
Pour faire ces essais, on peut opérer sur 15 grammes d'huile et d'acide. Après avoir noté la température deè deux liquides , on les pèse dans un petit vase de verre, on les mêle en les agitant vivement avec un bon thermomètre, et Ton observe attentivement l'élévation maximum de la température. En opérant dans les conditions indiquées, on obtient à peu près les chiffres suivants pour l'élévation de la température, c'est-à-dire pour la différence entre la température initiale de l'huile et là température qu'elle présente après sa mixtion avec l'acide :
Élévation de la tempérât.
Haile d'olive, avec l'acide sulfurique monobydrëté 37*7
— d^amandes douces id. 40*3
— de navette id. 55*0
— d'oeillette id. 70»5
— de navette avec un acide sulfurique (^} contenant
90 pour 100 d'acide monobydraté 37*2
— de lin id. 74*0.
On voit, par le tableau précédent, que V huile d'œillette donne une élévation de température de 70 degrés, tandis
(^} L'acide f ulfurique monoliydratc entièrement pur attaque si vivement l'huile de lin, que la température du mélange dépasse 100<*, et que les dé* compositions qui en résultent ontrafiient, «lans chaque expérience, des variations de plus de 30».
àS2 ANALYSES SPÉCIALES.
qu'avec Vhuile d'olive pure cette élévation ne va pas au delà de 3 7°, 7.
Lorsqu'on fait la même expérience sur des mélanges d'huile d'œillette et d'huile d'olive, on trouve que l'élévation de température est comprise entre les deux chiffres précédents, et qu'elle est en raison directe de la proportion de l'huile d'oeillette contenue dans le mélange. Ainsi , terme moyen :
10 pour 100 d'huile d'œillette donnent une élévation de AO^h 20 — — — 44»0
Des résultats semblables s'obtiennent avec des mélanges A' huile de lin et d'huile de navette. On a vu plus haut que l'huile de lin pure, par son mélange avec un acide de 90 centièmes, donne un accroissement de température de 74 degrés, tandis que cet accroissement n'est. que de 37 degrés pour l'huile de navette. Or, dans les mélanges de ces deux huiles , l'élévation de la température est inversement proportionnelle à la quantité d'huile de navette. En effet,
5 pour 100 d*huile de navette donnent une élévation de 73*0 10 — — — 70«0