DÉTERMINATION, ETC
IL EN PRÉSENCE DES ACIDES OAGâNIQCES.
1' — On décèle les acides carbonique, arsénique, arsénieux, sulfurique^ nitrique, borique, chrômique ci silicique; le chlore^ l'ioJe el le soufre comme au § 128, et l'acide acétique comme au § 127, 6. La remarque faite pour le cyanogène au commencement du § 128 est applicable ici.
2" — On dissout nne partie du corps à analyser dans le chloridc
hydrique, on filtre pour séparer la solution d'avec le précipité qui peut se former^ et dans lequel on décèle Tacide benzoïque, suii^ant le § 127, 2;'on verse dans la liqueur filtrée un excès de carbonate potassique, ayec lequel on la fait bouiinr quelque temps. On filtre pour séparer d'avec le précipité formé, on salure la liqueur filtrée avec du chloride hydrique faible, .et on traite cette solution poury découvrir les acides phosphorique et oxalique, suivant le § 126, 5 et 9, et les acides tartrique, citrique, malique, succinique et benzoïque, sjuivant le§ .127, 7, 8 et 9. Coname ce procédé ne permet pas de découvrir de faibles quantités d'acide phosphorique , il vaut mieux le chercher, à Taide du molybdate ammonique, dans la solution chlorhydrique de la substance primitive.
Combinaisons dans lesquelles on suppose la présence de toutes les bases et acides, etc., les plus répandus.
B. G0RP8 INSOLUBLES OU PEU SOLUBLES DANS l'eAU ET LE CHLORIDE HYDRIQUE ; DÉTERMINATION DES BASES, DES ACIDES ET DES MÉTALLOÏDES.
Sous cette rubrique , nous comprenons les corps et les combinaisons suivantes : Svlfc^es barytique, strontique et calcique; chlorures argentiqueet plombique; sulfate plomlnque; sulfures mer'cureuœ et mercurique; chlorure mercureux; quelques ferrocycmures méttUliques ; quelques sulfures métalliques; Vacide siUdque; le soufre et le carbone ou charbon.
On peut encore y joindre quelques arséniates acides, quoiqu'ils se rencontrent dans les substances usitées en pharmacie et en technologie, tout aussi rarement que les modifications insolubles des oxydes chrômique et stanntque, et que le fluorure calcique. Afin d'être plus clair, nous ne comprendrons, dans le tableau du procédé analytique, que les premiers de ces corps, et nous traiterons séparément les caractères et la manière de reconnaître les autres, qu'on rencontre plus rarement.
Reiativementaux cyanures métalliques insolubles, voyez\e§ 131.
A. — Le résidu est blanc, 11 ne piBUt donc contenir des corps.que nous avons énumérés que les sulfates barytique, strontique, calci-
§ 130.] CHAP. h DE L'ANALYSE. 239
que et plombique ; les chlorures argentique, plombique ou mei'cureux; l'acide silicique ou le soufre.
Od n'a à s'occuper du sulfate calcique que lorsqu'on Ta déjà rencontré dans la solution aqueuse, et des composés, plombiques que lorsqu'on a déjà découvert le plomb dans le niélange.
1** — On en chauffe quelque peu dans la cuiller de fer, en laissant la flamme arriver sur lui. S'il répand Todeur d'acide sulfureux, c'est la preuve qu'il contient dû soufre ; il ne contient pas autre chose, si, après l'avoir chauffé, il ne laisse pas de résidu. Lorsqu'on chauffe très-fortement, il peut se volatiliser aussi du chlorure raercureux. L'aspect extérieur du résidu apprend si on a affaire à un cas de cette nature.
2° — Sur un petit essai on verse du sulfure ammonîque.
a, — // reste blanc. On passe au § 430, 3; car il ne contient pas de combinaisons métalliques.
6. — // devient noir. Présence certaine d'une combinaison métallique, et par conséquent des chlorures mercureux, argentique ou plombique, ou du sulfate plombique. Avec eux peuvent se trouver encore tous les corps indiqués en A. Leur séparation s'effectue de différentes manières, suivant que le mélange contient ou non du plomb. Pour savoir quelle voie on adoptera, on fait l'épreuve préliminaire qui suit :
On mêle une petite portion de la substance avec de la soude, et on la chauffe à la flamme intérieure du chalumeau. Si on obtient de cette manière un grain métallique qui, oxydé à la flamme extérieure, s'entoure sur lecharl3on d'un enduit jaune, on adu p/omô.
a. — Cet essai préliminaire a décelé du plomb dans le résidu blanc.
aa. — Si le résidu est humide, on le dessèche et on en fond la plus grande partie dans un petit creuset de porcelaine, sur la lampe à alcool., avec 3 parties de soude sèche et 3 de cyanure potassiq^ue. Ce mélange fond avec facilité; on le tient quelque temps en fusion. Lorsqu'il est froid, on le fait bouillir avec de l'eau, on filtre et on lave le résidu avec le plus grand soin. On sursature de chloride hydrique la plus grande partie de la liqueur filtrée, et on en essaie quelque peu avec le chlorure bary tique; s'il y produit un précipité, il est dû à de Vaçide sulfurique^ indiquant un sulfate. Dans le cas où, en sursaturant la solution de chloride hydrique, il s'y est formé un précipité (acide silicique), il faut l'étendre
d'eau, filtrer, si cela est nécessaire, et essayer seulement alors d) déceler l'acide sulfurique. On évapore à sec le reste de la solution traitée par le chloride hydrique, et on reprend le résidu par Teaa. S'il y a quelque chose d'insoluble, c'est de Vacide silicique qui, chauffé très-fortement au chalumeau, donne avec la soude un verre limpide.
On acidifie avec Tacide nitrique le reste de la solution filtrée, à laquelle on n'a pas ajouté de chloride hydrique; on fait bouillir jusqu'à disparition complète de toute odeur de cyanide hydrique, et on y verse du nitrate argentique ; s'il y produit un précipité de chlorure argentique, on acquiert ainsi la preuve que ce résida, insoluble dans Teau et dans le chloride hydrique, contient on chlorure métcdliqtÂe ; ce qui, bien entendu, n'est parfaitement prouvé que lorsque les réactifs ne contiennent pas de chlore, et que le résidu a été bien lavé.
On lavé avec soin le résidu obtenu par le traitement de la masse fondue, et on verse ensuite sur lui de Tacide acétique; s'il s'y dissout, en partie, avec effervescence, le mélange contenait des sulfates de terres alcalines.
S'il n'y a pas d'effervescence, on acquiert la certitude de l'absence des sulfates des terres alcalines. On traite alors ce résidu par l'acide nitrique, et la solution comme nous allons le dire.
S'il y a eu effervescence, on traite une petite portion de la liqueur acétique par le sulfide hydrique ; s'il y produit un précipité noir de sulfure plombique, on traite de même toute la solution acétique, afin d'en éloigner tout le plomb, après avoir évaporé, s'il le faut, laliqueur filtrée, on la traite d'après lé § 122, en commençant à 2 a. Si l'essai, qu'on a pris de la solution acétique, n^a pas été altéré par le sulfide hydrique, on traite le résidu tout entier suivant le § 122, 2, a. On verse de l'acide nitrique sur le résida insoluble dans l'acide acétique, puis on ajoute à un petit échantillon de la liqueur, après en avoir chassé, pïir évaporalion, tout excès d'acidCs de l'acide sulfuriqne, pour y déceler le plomb. Après avoir étendu de beaucoup d'eau le reste de cette liqueur, on y verse du chloride hydrique pour y manifester l'argent.
S'il y a un résidu insoluble dans l'acide nitrique, il vient de ce qu'on n'a pas enlevé tout l'acide silicique, ou de ce qu'on n'a pas complètement décomposé les sulfates des terres alcalines.
§ 430.J CHAP. 1. DE L'ANAÏ.YSE. 241
66. — On fait bouillir avec du carbonale potassique la moitié de ce qui reste du résidu. Si sa couleur blanche passe au gris ou au noir, il contient du chlorure mercur eux. Pour s'en assurer, on chauffe Tantre moitié du résidu avec de la soude sèche dans un tube d'essais (§ 91, 6, 8).
p. — L'épreuve prMirmnaire n*a pas indiqué de plomb dans le résidu blanc. On verse sur lui un excès de sulfure ammonique, avec lequel on le fait digérer quelque temps. On lave et on fait bouillir le précipité avec de l'acide nitrique.
aa. — r Tout se dissout, sauf le soufre qui s^est séparé. 11 n*y a absolument que du chlorure argentique. Pour s'en assurer, on constate, par le chloride hydrique, la présence de l'argent dans la solution nitrique. Pour mettre le chlore en évidence, on sursature d'acide nitrique la liqueur sulfommonique qu'on aséparée par filtralion d'avec le sulfure argentique formé ; on la fait bouillir pour en chasser tout le sulfide hydrique ; on lui enlève par le filtre, tout le soufre qui s^en est séparé, et on Tessaye par le nitrate argentique.