Outre le soufre^ il y a un autre résidu insoluble
aa. — // est noir. Mercure. On filtre et on décèle dans la solution, l'argent, par le chloride hydrique ; puis on chauffe le précipité avec de Feau régale. Si alors tout se dissout sauf le soufre qui s^est précipité, l'analyseest terminée, puisqu'on acquiert parla la certitude de Fabsence de sulfates des terres alcalines et de l'acide silicique.
S'il reste un résidu blanc, on le lave et on le traite d'après le §130, A. 3.
Pour s'assurer de la présence du mercure, on essaye la solution dans l'eau régale par le cuivre décapé et par le chlorure stanneux (§ i20, 2).
Quant au chlore qui peut se trouver dans la liqueur sulfoammoniacale filtrée, on l'y reconnaît en la traitant d'après la méthode expliquée en aa.
pp. — Il n*est pas noir. Absence du mercure, en conséquence on le traite d'après 3.
3" — On fait fondre ce résidu ou le résidu primitif, dans le cas indiqué au § 130, A, 2 a, quand on n'a pas de creuset dé platine, dans un creuset de porcelaine, avec six parties d'un mélange fait,
avec parties égales, de soude desséchée et de cyanure potassique. II vaut cependant mieux le faire fondre avec quatre parties de carbonate sodico-potassiqiie, dans un creuset de platine, sur la lampe à alcool à double courant. On verse de Teau sur la masse fondue lorsqu'elle est froide» oh fait bouHlir^ on fiiti'e et on lave le résidu qui peut être resté, jusqu'à ce que le chlorure barytîque ne détermitie plus de précipité dans Teau de lavage qui s'en écoule. Il ne faut pas réunir ces eaux' de lavage avec la première lîqueiir filtrée. On sursature la liqueur filtrée de chlôride hydrique, et on en essaye quelque peu par le chlorure bary tique; s'il y produit un précipité, c'est une preuve de la présence des sulfates des terres alcalines. On évapore le reste à sec; s'il y a un résidu insoluble dans l'eau, il est produit par V acide silicique.
40 — |§î après avoir lavé la masse fondue avec le carbonate sodico-potassrque ou avec la soude et le cyanure potassique, il reste un résidu, il fait connaître la présence des sulfates des terres alcalines. Après l'avoir parfaitement bien lavé, on verse sur lui du chlôride hydrique. S'il s'y dissout avec effervescence totalement ou en partie, on peut être bien sûr de la présence des sulfates terreux. On traite la solution chlorhydrique suivantle§f22,à partir de 2, a. Quand le chlôride hydrique ne dissout pas le résidu tout entier, cela vient de ce qu'on n'a pas séparé tout Tacide silicique, ou de ce qu'on n'a pas décomposé complètement les sulfatés des terres alcalines.
B. Le résidu n'est pas blanc. Sa couleur permet de tirer à Tàvance plusieurs conclusions, comme c'est le cas, par exemple, pour le sulfure mercurique, le sulfide arsénieux, etc.
1© — On essaie si c'est du soufre d'après le § 130, A, 1.
2» — On verse sur la plus grande partie du résidu, de l'eau régale avec laquelle on le fait boiiillir ; on filtre tout chaud, on fait bouillir de nouveau, et s'il reste sur le filtre, outre le soufre, encore un précipité, on ajoute de l'eau, on fait encore bouillir et on filtre dans la première liqueur. On évapore presque à sec la liqueur filtrée, on dissout le résidu avec un peu d'eau, et on en essaye une portion par facide sulfurique, pour y découvrir le plomb, et une autre, par le cuivre décapé, pour y découvrir le mercure, (Si, d'après le § 109, on s'est servi d'une liqueur chlorhydrique pour la recherche des bases, il faut utiliser la solution
dans l'eau régale pour la recherche des inélaux, en suivant la marche acoQjilumée, parce q^'il peut se trouver dans le corps primitif encore d'autres sulfures métalliques insolubles ou peu soiublés dans le, cl}l()ri4e l^ydrique. ^ ■ < '
3<> — Si^ outre le soufre qui s'est sépsiré, et qui p'a pas été complétemeut dissous. Peau régale a laissé un résidu, il faut le laver avec soin, et jusqu'à ce que, dans le cas où la liqueur coutenait un ;sel de plomb, l'eau, de lavage ne précipite plus en noir par le sulfîde hydrique.
d, ^/] est bianc» On en essaye quelque peu par le sulfure am* monique.
a. — // noircit. On fait digérer tout le résidu avec le sulfure ammonique, et on procède ensuite comme nous Tavons dit au §130, A, 2, 6, p. ...
p. — ji reste, blanc. On traite le résidu comme nous l'avons dit plus haut au § 1 30, A, 3.
b. — Le résidu insoluble dans Veau régale est noir. Présence du charbon^ sous l'une ou l'autre de ses modifications, charbon de bois, de terre, d'os, graphite, etc. S'il se brûle compléiement lorsqu'on le chauffe sur une lame de platfne ou au chalumeau, il est seul e;t il n'y a pas d'autres substances avec lui, tandis que si la combustion est incomplète (graphite), il peut y avoir encore avec lui du chlorure argentique, des sulfates des terres alcalines et de V acide silicique\ ce qui oblige à traiter ce résidu suivant le §130,B, 3, a, a. '
¥ Ôuïre lés acides et les corps éléclro-négatîfs dont nous avons déjà pàrië, nous ne pouvons plus reUcontrer, dans le cas qui nous occiipe, que du cWore el ÔLtV acide sulfurique. Pour les me lire en évidence on fait digérer, avec un excès de sulfure ammonique, le reste du résidu insoluble dans le chloride hydrique, puis on fait bouillir une moitié de la liqueur filtrée avec un excès de chloride hydrique, et l'autre avec un excès d'acide nitrique ; ensuite on filtre ces liqueurs, et on essaye la solution chlorhydrique par le chlorure barylique, pour découvrir Va^de sulfurique, et la solution nitrique parle nitrate argenlique, pour découvrir le chlore.
2i4 ANALYSE CHIMIQUE QUALITATIVE. [§ 131
G^est au chalumeau qu'on reconnaît la modification insoluble des oxydes stannique et chrômique. Le premier, mêlé avec de la soude et du cyanure potassique, donne, lorsqu'on le chauffe sur le charbon à la flamme réductrice, un grain métallique mou, sans produire d^enduil en même temps. Le second, qui d'ailleurs est reconnaissable à sa couleur verte, doit être chauffé avec du sel de phosphore (§ 88, 6, 6), ou bien être fondu avec de la soude et du salpêtre (§ 88, 6, 5).
On reconnaît Vadde des arsénicâes insdubles en les cbaufifant au chalumeau, ou en les réduisant dans un tube à essais (§ 95, d). Pour en trouver les bases, il faut les décomposer en les faisant bouillir avec de l'acide sulfurique concentré.
On découvre le fluonare caldque en le décomposant par Tacide sulfurique concentré, dans un creuset de platine. On reconnaît le fluor à ce qu'il attaque le verre, tandis que la chaux reste dans le résidu, unie à l'acide sulfurique, sous forme de gypse.
Il existe encore d'autres composés qui, après avoir été chauffés au rouge, deviennent insolubles dans les acides; mais leur étude dépasserait les limites d'un ouvrage aussi élémentaire que celui-ci.
Procédé spécial d'analyse pour les combinaisons Insolubles dans Feau, du cyanogène, ferrocyanogène, etc., (t).
Comme, en traitant ces composés par le procédé habituel d'analyse, on peut obtenir des réactions si opposées à celles qui devraient se manifester, qu'on pourrait très-facilement- être induit en erreur ; comme, de plus, leur dissolution dans les acides est souvent incomplète, nous croyons utile de proposer pour leur analyse un procédé tout spécial et bien sûr.
Après que le corps aura été parfaitement débarrassé, par des lavages à Teau, de toutes les substances solubles qui y étaient mélangées, on le fait bouillir avec une forte lessive de potasse caustique. Après l'avoir tenu en ébullition pendant quelques minutes, on y verse un peu de carbonate potassique, avec lequel on continue à le faire bouillir.
(i) AvâDt d'appliquer ce procédé d'analyse, il faudra lire les observations annexées ftu § iSl, à la fin du second chapilre.
a. — Tout 8g dissout. Dans ce cas, on esl sûr de Tabsence des terres alcalines, du nickel, du cadmium, du bismuth et de l'argent. On verse un excès de sulfide hydrique daos la solution alcaline, a. — Une se produit pas de précipité persistant. Absence du zinc, du plambet du cuivre (1). On verse dans la solution alcaline de Tactde nitrique jusqu'à ce qu'elle devienne acide, puis du sulfîde hydrique, si elle n'eaa pas très- fortement l'odeur.
oa. — R n'y a pas de précipité. Absence du mercure, de l'étain, de l'arsenic, de l'antimoine, de l'or et du platine. Dans ce cas, on ne peut plus avoir dans la solution que l'alumine et les métaux capables de former, avec le cyanogène, des radicaux composés. En conséquence, après avoir essayé une partie de la solution par des additions successives de potasse, d'un sel ferroso ferrique et de cbloride hydrique, pour y déceler le cyanogène, on évapore à sec, et on chauffe le résidu jusqu'à ce qu'il entre en fusion. On le verse sur une plaque de porcelaine, on le fait bouillir avec de Veau, et on cherche dans le résidu le fer^ le manganèse^ le cobalt et l'alumine. Ensuite on passe à l'étude de la solution dans l^xiuelle on verse de l'acétate potassique, puis de l'acétate plombique, pour y déceler Vacide chrômique, car c'est sous cette forme qu'on obtient tout le chrome existant dans le mélange. On recherche, d'après le § 126, les autres acides qui peuvent s'y rencontrer encore.
W. — Py a précipité. On filtre et on le traite suivant le § 148, 3, pour y découvrir le mercure et les métaux du sixième groupe. On suit la marche indiquée au § 13i, a, a, aa^ paur découvrir dans la liqueur filtrée le cyanogène, Talumine, le fer, le manganèse, le cobalt, le chrome et les acides en général.
p. // y a précipité. On filtre. Ensuite on reprend le précipité, qu'on dissout dans ll'acide nitrique, et on procède à son étude ultérieure d'après le § 117, III, en notant qu'il ne peut contenir que du zinc, du plomb, du cuivre, ainsi que du (mercure). On traite la liqueur filtrée suivant le § 131, o, a.
6. — // reste un résidu insoluhh dans la potasse. On le fait bouilli) Si je compte Toxyde cuivrique pariiii It's oxydes solubles dans la po(assocaiisiique, c'esl pHice que son hydrate reste susppn<lu, niêoie a^iiè-; l'ebullttion, dans im*» lessive ctiucen troc, à un état dediv sion lel, qu'il es soiiveni diflicii»' de 'i.slii,^>u' ce ', liqueur bleue d'avec une sulutiuii.
lir plusieurs fois de suite avec de Ve^u, el on filire. Ou dissoul et on essaye ie résidu suivant le § 109, A ,2. On traite la solution alcaline d'après le § 131, a.
Règles générales à observer pour àéiM»vrir le&'sidutaiices iiunrgaiifqaes en présenee des substances ocganlqtte», qui ^euveat ea masquer les réactions d'une manière ou d'ime autre^
Ainsi qtie nous l'avons déjà fait observer dans rihtrodiiction, les cas qui peuvent se présenter ici sont tellement variés, qu^il est absolument impossible d'indiquer , pour chacun d'eux , un procédé spécial. Cest pourquoi nous' n'indiquerons ici que les méthodes applicables à la plupart des cas qui peuvoût embarrasser Topéràteur.
io — [jg corps se dissout dans teau ; mais sa solution est de couleur foncée, ou elle est mucilaginëuse.
o. — On fait bouillir une portion de la liqueur avec dû chlbrîde hydrique, et on y jette àe temps en temps, un peu de chlorate potassique, jusqu'à ce que la solution devienne limpide et incolore. Alors on la chauffe jusqu^à ce que Todeur du chlore ait totalement disparu ; on Tétend d'eau et on la filtre. On traite la liqueur filtrée comme d'habitude, en commençant au § 1)8. .
b, — On en fait bouillir, pendant quelque temps, une autre portion avec de l'acide nitrique, et on cherche dans la liqueur filtrée l'argent , la potasse et le chloride hydrique. Lorsqu'on peut détruire, par l'acide nitrique , la matière colorante , goînmeuse, etc., il faudra le préférer au chlorate dans la plupart des cas.
c. — Par ce procédé on pourrail ne pas découvrir les oxydes aluminique et chrômiqué. Quand on a des raisons pour croire à leur existence, il faut faire détoner avec du salpêtre et un peu de carbonate sodique, un troisième essai de la substance primitive el faire bouillir avec de Teau la masse fondue. On trouvera Talumine dans le résidu insoluble dans Teau, et le chrome dans la solution, sous forme d'acide chrômiqué.
2** Le corps ne se dissout pas , ou setdement en partie dans Veau bouillante. On filtre et on traite la solution suivant le § 117, ou , s'il faut la décolorer, suivant le§ 132, i.
Lorsqu'on ne peut pas filtrer la solution, on la traite d'après le
Le résidu peut affecter plusieurs formes :
a. — Il est gras. On enlève la graisse par Téther , et on traite le résidu, s'il y en a un, d'après le § 109.
b. — Il est résineux. Au lieu d'élher, on se sert d'alcool ou d'un mélange des deux,
c. — // est d'une autre nature, (Test, par exemple, de la fibre musculaire. On le dessèche, on en broie la plus grande partie avec trois ou quatre fois autant de salpêtre pur, et on fait détoner le mélange en le projetant, par petites portions , dans un creuset chauffé au rouge. On traite la matière ainsi obtenue d'après le § 109. A. On fait bouillir une autre portion du résidu iusoluble dans Teau, avec de Teau régale, on filtre et on cherche le mercure dans la solution ainsi obtenue. Dans ce qui reste delà substance , on cherche l'ammoniaque en suivant le § 125.