IV. RECHERCHES CORROBORANTES
Quand , en suivant la marche indiquée, on a trouTé les bases , les acides et les corps électro-négatifs qui composaient un mélange , il devient nécessaire dans beaucoup de cas , ou du mt^ins convenable, dans la plupart d'entre eux , de contrôler d'une, ma^ nière quelconque les résultats obtenus. On y parvient facilement avec les corps qui offrent des caractères assez prononcés pour déceler nettement leur présence, même lorsqu'ils sont mélangés avec d'autres corps. Il ne faut cependant se servir de ces réactions toutes spéciales, que lorsqu'on veut étudier plus à fond le corps frout;^, afin de s'assurer de la manière la plus complète de son identité.
Ces réactions tranchées nous manquent pour beaucoup d'autres corps ; dans ces cas-là, au lieu d'être amenés à conclure leur présence par des réactions décisives , nous ne pouvons y parvenir qu'en prouvant que les réactions observées, et qui nous indiquent la présence d'un certain corps, ne peuvent pas provenir d'un autre corps que de celui que uous voulons déceler. Ainsi , par exemple, on trouve souvent de l'ammoniaque dans une liqueur qui n'en contenait point, et cela seulement parce que l'air du laboratoire en
est chargé ; de même encore on croit y découvrir de l'alumine, qui ne provient effectivemeDt que de l'impureté de la solulioa de potasse, ainsi qu'on s'en assure en voyant qu'elle se trouble lorsqu'on y verse du chlorure ammonique, etc.
Comme nous avons déjà donné plus haut, en détail, toutes les réactions qu'on peut employer pour le contrôle d'une analyse, aiosi que les précautions à prendre dans Tapplication des réactifs, elles moyens de s'assurer de leur pureté, nous n'en dirons rien de plos ici, afin de ne pas nous répéter. 11 devient donc nécessaire d'abandonner à l'intelligence de l'élève tout ce qui a trait aux recherches corroborantes.