‹ Précis d'analyse chimique quantitativeChapitre 192 sur 349 · I. Séparation dès oxydes du cinquième groupe d'avec ceux · texte numérisé non relu

I. Séparation dès oxydes du cinquième groupe d'avec ceux

du quatrième.

a. On a tous les oxydes 4a cinquième groupe à séparer d'avec ceux du quatrième.

Il est facile de séparer les oxydes du cinquième groupe d'avec les alcalis, les terres alcalines, les oxydes aluminique, chromique et les métaux du groupe du fer, parce que dans une solution acide ils sont tous précipités par le sulfide hydrique, qui ne précipite pas les derniers dans ces conditionna.

Il y a quelques précautions à prendre pour effectuer ces séparations-là ; ce sont :

a. Lorsqu'on veut séparer les oxydes des métaux du cinquième groupe d'avec ceux dés groupes 1 , 2 et 3 ; il suffît que la solution soit acide , et on n'a pas à tenir compte de la nature de l'acide qui produit cette réaction. Sn échange, dans le cas où on doit séparer les oxydes du groupé du fer d'avec ceux du cinquième groupe , il faut que la liqueur contienne un acide minéral libre si on veut éviter qu'il ne se précipite du zinc, et même, dans de certaines circonstances aussi, du cobalt et du nickéL

p. Quand le chloride hydrique ne précipite pas la solution , on F acidulé avec cet acide, de préférence à l'acide nitrique. Dans le cas contraire on se sert de l'acide nitrique , et on étend de beaucoup d'eau la liqueur,

7» Lors même que la solution des oxydes des métaux du cinquième groupe ne contient pas d'autre acide que le chloride hydrique, on n'en peut précipiter la totalité des sulfures correspondants à ces oxydes qu'après l'avoir assez fortement étendue d'eau .

6. On n'a qu'un des oxydes du cinquième groupe à séparer d'avec ceux des quatre premiers groupes.

4. On sépare facilement et totalement l'argent d'avec les oxydes des quatre premiers groupes, par le chloride hydrique. Il faut que la solution soit suffisamment étendue et qu'on n'y verse pas un trop grand excès de chloride hydrique , parce que , dans l'un et l'autre cas, il reste un peu d'argent en dissolution, si on ne prend pas les précautions indiquées II faut encore verser de l'acide nitrique dans les solutions d'où on veut séparer l'argent pour faciliter la précipitation du chlorure. Dans des analyses de cette nature, il vaut mieux recueillir sur un filtre, § 86, i, a, £, le chlorure argentique, que le laver par décantation , parce qu'on obtient trop d'eau de lavage de cette manière.

2. On peut séparer le mercure d'avec les métaux en question en calcinant le mélange, parce qu'à cette température élevée, le mercure et toutes ses combinaisons se volatilisent en laissant pour résidu les oxydes des autres métaux, qui sont fixes. Ce mode de dosage est applicable à l'analyse des alliages, ainsi qu'à celle des mélanges et combinaisons d'oxydes, de sulfures , chlorures , etc. Suivant la nature des métaux dont on veut séparer le mercure , il faut faire prendre à la substance celle des formes précitées qui est la plus avantageuse à son dosage. On peut, dans ces cas-là, connaître le poids du mercure par différence, ou bien en le recueillant de la manière indiquée au § 89 , et le pesant ensuite.

Toutes les fois qu'on le peut , on fait bien d'opérer d'après la méthode indiquée au § 127, i, la séparation du mercure d'avec l'argent.

3. On peut séparer le plomb d'avec les oxydes dont les chlorures correspondants sont solubles dans l'alcool, en transformant tout le mélange en chlorures, qu'on traite ensuite par de l'alcool fort, qui les dissout tous, excepté le chlorure plombique. Cette méthode ne fournit pas des données rigoureureusement exactes; elle ne peut d'ailleurs être utilisée que

dans les cas où les composés en question peuvent être facilement transformés en chlorures.

On n'obtient pas non plus des résultats parfaitement satisfaisants lorsqu'on sépare les oxydes des quatre premiers groupes d'avec le plomb par l'acide sulfurique , parce que le sulfate plombique n'est pas tout à fait insoluble dans Peau , § 87.

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