oc. o
En opérant de cette manière on a d'emblée , pour la mannite , la formule empirique :
dans laquelle on remarque que (e nombre 4'équivalegts du carboue est )e même que celui de l'oxygène, Qn doit chercher ensuite à réduire si possible ce grand nombre d'équivalents en un autre plus petit. On atteint ce but à l'aide d'un calcul facile qu'on peut disposer de plusieurs façons ; la plus commode est cependant celle-ci :
On pourrait remplacer 60 , qui fait le troisième membre de la proportion , par tout autre nombre ; mais 60 est beaucoup plus eamwcrie que la plupart éea autans ntttbrte, paie» qu'il «t dilifiMft par beaucoup d'entre em.
Apri* avoir achevé la propcrtNa on obtient pow» ta tawar de 70, ce o^ amène à la formate plus simple :
CHaQ, = CeH706.
Gomme la composition on centièmes de la mannite, qu# noua ayons dponée plus faut, avait été calculée, il ne fègn* pas fe moiu^re doute sur l'exactitude de cette formule.
Examinons maintenait les uomhres produits pas une analyse directe de la mannite. M. Qppermann, en. br&lant gf. 4,593 de cette substance, avec o> l'q*yd$ cuivrique, obtint gç. 2»29G d'çpide, carbonique % et gr. 4,406 d'qau» d'où il calcula I4 comyasitioM en centièmes ci-4e$sou£ :
€«rtme ff^at
Hydrogène 7,71
Oxygène 52,98
438 ANALYSE GHDnQIIB QUANTITATIVE. [ § 163.
En appliquant à ces nombres les proportions dont nous nous sommes servis plus haut, on trouve comme première expression de la formule empirique
Pour la réduire on établit la proportion
En considérant ces nombres on voit que 69,8 peut être remplacé sans grave erreur par 70 , et que pour un nombre d'équivalents aussi énorme, on peut bien retrancher la différence existant entre
Cou et Oim,
et les réduire tous les deux au même nombre ; ce qui permet d'appliquer aussi à ces nombres l'ancienne formule :
Pour s'assurer que cette formule est bonne, on calcule de nouveau avec elle la composition en centièmes , et on a d'autant plus de raison pour la regarder comme juste , que les résultats calculés diffèrent moins des nombres trouvés. Quand les différences existant entre eux sont trop grandes pour qu'on puisse les attribuer aux chances d'erreur inhérentes à la méthode d'analyse, on doit considérer la formule comme fausse et en chercher une autre. Il est facile de voir que lorsqu'on a affaire à une substance dont on ne connaît pas l'équivalent , on peut trouver pour elle plusieurs formules, en se servant d'une seule analyse ou de plusieurs analyses ayant la plus grande analogie entre elles , et cela parce que les nombres fournis par l'analyse ne sont qu'approchés de la vérité , et qu'ils n'en sont point l'expression absolue. Appliquons ce que nous venons de dire à la mannite , et nous verrons qu'on peut lui appliquer deux formules ; car :
Calculé
pour pour . Trouvé.