DESSICCATION
moyens sont insuffisants, on chauffe la matière dans un courant d*air sec ou dans le vide (39 et 40).
Lorsque la substance à analyser contient de Teau de cristallisation, on dose celle-ci par perte en desséchant une quantité déterminée de matière jusqu à ce que son poids reste constant (42 et 43).
Les liquides volatils sans décomposition contiennent fréquemment des traces d'humidité, qui, sans faire varier sensiblement leur point d*ébullition, peuvent néanmoins influer d'une manière fâcheuse sur les résultats de l'analyse. Pour écarter cette cause d'erreur, il est nécessaire d'introduire dans le liquide des fragments de chlorure de calcium fondu. Si l'on a mis une quantité suffisante de ce dernier corps, la dessiccation est ordinairement complète après un contact d'un ou deux jours. Mais il n'en est pas ainsi quand le chlorure de calcium s'est liquéfié dans l'eau qu'il a absorbée. Dans ce cas, il faut décanter le liquide et y introduire de nouveau des fragments de chlorure de calcium. Comme beaucoup de liquides organiques dissolvent le chlorure de calcium, il est indispensable de les distiller après les avoir séparés par décantation, ou par filtration sur du verre pilé. Cette séparation préalable du liquide est presque toujours nécessaire, car si la distillation avait lieu sur le chlorure de calciiim, ce corps pourrait abandonner une partie de l'eau qu'il avait absorbée.
Lorsqu'on a affaire à des liquides qui réagissent sur le chlorure de calcium, il faut, pour les dessécher, avoir recours à d'autres substances avides d'eau, telles que l'acide sulfurique, l'acide phosphoriquc, l'hydrate de potasse solide, ou la chaux vive. Ces deux derniers corps sont surtout utiles pour dessécher les alcools et les alcaloïdes huileux.
Avant d'employer une substance desséchante, il faut toujours avoir soin de s'assurer qu'elle est sans action chimique sur la matière à analyser.