ARSENIC
par l'eau régale; la solution contient alors de Tacide arsé* nique. Quelques arséniles et arséniates naturels doivent être désagrégés par la Tusion avec le carbonate de soude. Les arséniures naturels qui résistent à Taction de Fean régale sont à fondre avec un mélange de nitrate de potasse et de carbonate de soude. On obtient ainsi de Farséniate alcalin que Ton sépare par Teau de Toxyde insoluble.
DOSAGE
05. L'arsenic peut èlre dosé sous la forme d'arséniate de plomb, d'arséniate ammoniaco-magnésien, d'arséniate de fer et de sulfure d'arsenic.
I '* 9MAKe d« Faraente * Vétnt d'anséniate de plomb.
— Ce mode de dosage n'est applicable que' dans le cas où les acides de Tarsenic^ dissous dans Teau ou dans l'acide nitrique, ne se trouvent en présence d'aucune substance fixe par elle-même ou susceptible de le devenir en se combinant à l'oxyde de plomb (acides sulfurique, chlorhydrique, etc.). Quand une solution ne contient que de l'acide arsénique, on l'évaporé par petites portions dans une capsule tarée (de platine ou de porcelaine), contenant une quantité déterminée d'oxyde de plomb. Il faut environ. 5 ou V} parties d'oxyde de plomb pour une partie d'acide arsé nique; cet oxyde doit être très-pur et récemment préparé par la calcination du nitrate. Après avoir évaporé avec précaution tout le liquide, on chauffe lentement et graduellement le résidu et on le maintient pendant quelque temps au rouge naissant. Après le refroidissement on détermine le poids du résidu, dont on retranche celui de l'oxyde de
158 ANALYSK MINÉRALE.
plomb pour avoir la quantité d'acide arsénique. Cette méthode donne des résultats très-exacts et doit, autant que possible, être employée de préférence à toute autre.
Lorsque Tarsenic est à Tétat d'acide arsénieux, il faut mélanger la liqueur avec de Tacide nitrique et l'évaporer ensuite, comme précédemment, sur un excès d'oxyde de plomb. Comme le résidu de l'évaporation contient du nitrate de plomb qui décrépite en se décomposant, il doit être calciné avec beaucoup de 'précaution dans un creuset couvert. Ou obtient ainsi de Tarséniate de plomb mélangé à de l'oxyde de plomb en excès; en retranchant du poids total du résidu celui de l'oxyde de plomb employé, on aura le poids de l'acide arsénique.
maffiiésien. — Celte méthode, qui est d'un emploi trèsgénéral et donne de forts bons résultais, exige que Farsenic soit k l'état d'acide arsénique. Lorsqu'il est à Télat d'acide arsénieux, on le transforme en acide arsénique, en ajoutant à la solution, mélangée avec de l'acide chlorhydrique et légèrement chaulTée dans un grand ballon , du chlorate de potasse par très-petites portions à la fois, jusqu'à ce que la liqueur répande l'odeur de l'acide chloreux. On abandonne ensuite le ballon dans un endroit chaud jusqu'à ce que l'odeur de l'acide chloreux se soit presque entièrement dissipée.
La solution contenant l'acide arsénique est d'abord mélangée avec un excès d'ammoniaque, qui ne doit y produire aucun trouble, même après quelque temps. On ajoute ensuite un léger excès d'une solution de sulfate de magnésie, préalablement mélangée avec du chlorhydrate
ARSENIC. ir»î»
d ammoniaque en quantité suffisante pour que la magnésie ne soit plus précipitée par l'ammoniaque. L'acide arsénique est ainsi précipité en totalité à Tétat d'arséniate ammoniaco-roagiiésien insoluble. On abandonne la liqueur au repos pendant 1^ heures, afin de laisser le précipité se bien rassembler, on le recueille ensuite sur un filtre desséché et taré, et, après l'avoir complètement lavé avecde l'eau ammoniacale, on le dessèche à 100 degrés et on le pèse. La composition de l'arséniate ammoniaco-magné-
sieii desséché à 100 degrés est représentée par la formule :
.NKH),2MgO,AsO' HO
Il renferme 0)2,9 p. tOO d'acide arsénique.
Ce sel ne peut pas être transformé, par la calcinaliorï, en arséniate de magnésie, car l'arsenic serait réduit en partie, et volatilisé.
S"" HoMi^e de l*ar«enlc é, l'étot d*arsénia«e de fer. —
rt. Procédé de M. Berthier, — Cette méthode peut être employée toutes les fois que l'arsenic se trouve à l'état d'acide arsénique dans une liqueur ne contenant pas d'autres bases que les alcalis. Lorsqu'on a de l'acide arsénieux, il faut préalablement le transformer en acide arsénique en le f^iisant bouillir avec de Teau régale ou avec de l'acide chlorhydrique et du chlorate de potasse.
On commence par dissoudre dans l'acide nitrique un poids exactement déterminé de fer métallique, du fil de clavecin par exemple, et l'on mélange la solution obtenue avec la liqueur contenant l'acide arsénique, puis on ajoute un excès d'ammoniaque. L'oxyde de fer précipité entraîne
100 ANALYSK >IINr^:RALE.
la totalité de Facide arsénique à Télat dVarséniale de fer basique. Il est important que Toxyde de fer soit en excès considérable, sans cela le précipité présenterait une consistance gélatineuse et ne pourrait pas être lavé d'une manière complète. Pour 2 parties d'acide arsénique, que Ton suppose exister dans la liqueur, il faut employer au moins une partie de fer métallique. On reconnaît d'ailleurs que la quantité d'oxyde de fer est suffisante, à la couleur du précipité, qui doit être rouge-brun. On abandonne le précipité au repos dans un endroit chaud, et lorsqu'il est bien rassemblé, on le recueille sur un filtre, on le lave complètement et on le dessèche. On le calcine ensuite à une chaleur très-modérée au commencement, afin que l'ammoniaque soit expulsée sans exercer d'action réductrice sur l'acide arsénique, puis on chauffé jusqu'au rouge intense. Après le refroidissement, on pèse le précipité, dont il suffit de retrancher le poids connu de l'oxyde de fer pour avoir celui de l'acide arsénique. On admet que 100 parties de fil de clavecin fournissent 142,6 parties de sesquioxyde de fer.
b. Procédé de M, KobelL — Lorsque l'acide arsénique se trouve dans une liqueur en présence d'alcalis terreux ou d'autres oxydes métalliques qui ne soient pas précipités à froid par le carbonate de baryte, on peut encore le doser à l'état d'arséniate de fer, en modifiant comme il suit le pt*0' cédé décrit. Après avoir mélangé la liqueur avec la solution d'un poids déterminé de fer dans l'acide nitrique, au lien de précipiter le liquide par Tammoniaque, on le met en digestion à froid, pendant plusieurs heures, avec un excès de carbonate de baryte. Il se forme ainsi un précipité contenant la totalité de l'oxyde de fer et de l'acide arsénique mélangé avec Texcès de carbonate de baryte. On le lave à