‹ Précis d'analyse chimique quantitativeChapitre 42 sur 308 · Aelde araénieiix ci aciae araéni^oe · texte numérisé non relu

Aelde araénieiix ci aciae araéni^oe

1"* La liqueur qui contient les deux acides étant mélangée

ir.a ANALYSE MINÉRAL!":.

avec une grande quantité de sel ammoniac, on précipite et on dose Tacide arsénique à Tétat d'arsénialc amnioniacomagnésien (U5, :2"). Dans le liquide filtré on détermine Tacidc arsénieux, que Ton précipite à Tétat de sulfure, par riiydrogène sulfuré.

:2'' Dans une portion du mélange on détermine la quanlilé totale de Tarsenic par l'un des procédés décrits. On dissout une autre portion dans Tacide chlorliydrique et on dose l'acide arsénieux par la précipitation de Tor métallique (95, 5*").

3° On partage la liqueur en doux parties égales; dans Tune on dose la totalité de Tarsenic par les procédés ordinaires, et dans l'autre on détermine l'acide arsénieux par une liqueur titrée d'iode.

'J 7 . \ racnic et Ètml n .

iMéthodk dk m. II. UosK. — Le procédé suivant permet d'effectuer la séparation rigoureuse de l'arsenic et de l'étain.

i' Un poids déterminé de la combinaison, pulvérisée ou divisée aussi finement que possible, étant placé dans une capsule de porcelaine tarée, on la traite avec précaution par l'acide nitrique, qu'il ne faut ajouter que peu à peu et goutte à goutte. Lorsque la substance est transformée en une masse blanche, on ajoute une quantité plus considérable d'acide nitrique et on évapore à siccité au bain-marie. Le résidu étant complètement desséché à 100 degrés, on en détermine le poids, puis on en introduit une portion dans un tube à boule d (C\^, 53) et on la pèse exactement. On fait plonger la branche verticale du tube à boule recourbé à angle droit, dans un petit ballon e contenant de Fammo-

AHSKNIC KT ÉTAIN.

iliaque; Taulre branche est mise eu communiciition avec un appareil fabc fournissant un courant de gaz hydrogène sulfuré lavé et desséché.

Lorsque Papparei) est rempli d'hydrogène suHuré , on chauffe la boule , d'abord très-légèrement , puis ou élève

Fig. 53.

peu à peu la température jusqu'à ce qu*on voie apparaître un sublimé de sulfure d'arsenic et de soufre. Le courant de gaz entraîne ce sublimé dans le ballon où il est dissous par Fammoniaque. Quand toute volatilisation a cessé, on laisse refroidir l'appareil. Pour dissoudre la portion du sublimé qui est restée condensée dans le tube, on coupe celui-ci dans le voisinage de la boule, on l'introduit dans une lessive chaude de potasse et on réunit la solution, qui s'effectue très-facilement, au liquide contenu dans le ballon. On a ainsi un résidu b dans lequel se trouve la totalité deTétuin, et uue liqueur a contenant tout l'arsenic.

a. TraitemeiH de la liqueur, — Après avoir précipité le sulfure (l'arsenic par un excès d'acide chlorhydrique, on ajoute, sans qu'il soit nécessaire de filtrer, du chlorate de potasse pulvérisé, et on chauffe jusqu'à ce qu'il ne reste plus que du soufre pur que l'on sépare alors par le filtre. On sursalure ensuile la liqueur filtrée par l'ammoniaque, et on précipite l'acide arsénique par le sulfate de magnésie en suivant le procédé décrit (95, â*»).

6. Traitement du résidu. — Le résidu brun-noir contenu dans la boule est du sulfure d'élain; mais comme il peut contenir des quantités très-variables de soufre, ou ne peut pas direclen^ent en déduire la quantité de l'élain. Ou introduit ce résidu dans un creuset de porcelaine taré, on l'arrose avec de l'acide nitrique, puis on le grille jusqu'à ce qu'il soit complètement transformé en acide stannique; après le refroidissement on le pèse.

Les quantités d'arsenic et d'élain ainsi déterminées servent ensuite à calculer celles qui existent dans la totalité de la masse oxydée.

2** Au lieu d'oxyder Karsenic et l'élain, on peut transformer ces métaux en sulfures. Dans ce but, on divise l'alliage aussi finement que possible, et on en prend un poids déterminé qu'on fait fondre clans un creuset de porcelaine avec 10 fois son' poids d'un mélange de parties égales de carbonate de soude et de soufre. On reprend la masse par reau,eton précipite la solution, qui doit être très-étendue, par l'acide chlorhydrique faible. On chauffe légèrement le liquide pour expulser l'hydrogène sulfuré, puis on recueille sur un filtre pesé le précipité rouge-brun des deux sulfures. On le lave complètement, on dessèche à 100 degrés et on en détermine le poids. Une portion de ce pi'éci-

ARSEMC ET AMIMOINK. 1(W

pilé doit eusuite être chauffée dans un courant d*hydrogène sulfuré, et analysée par le procédé qui vient d'être décrit.

Méthode de M. Bunsex. — Les sulfures de ces deux métaux se comportent d'une manière tout à fait différente à regard du bisulfite de potasse, qui permet d'en effectuer la séparation rigoureuse. Le sulfure d'arsenic récemment précipité se dissout facilement dans un mélange d'acide sulfureux et de bisulfite de potasse. Après l'expulsion de l'acide sulfureux par la chaleur, la solution contient de l'arsénile et de Thyposulfite de potasse, comme l'indique l'équation suivante :

2AsS3 -i 8iK0,:iS0=îj =- ^iKO,AsO'« + ôKO.S^O-' -f 3S j TSO^.

Les sulfures d'étain et d'antimoine sont au contraire complètement insolubles dans le bisulfite de potasse. Voici comment on applique celle réaction à la séparation de l'étain d'avec l'arsenic.

Après avoir précipité les deux métaux par l'hydrogène sulfuré, on les dissout dans le sulfure de potassium, et l'on ajoute ensuite un grand excès d'acide sulfureux en solution aqueuse. La liqueur ainsi précipitée doit être chauffée au bain-marie jusqu'à ce qu'elle soit réduite au tiers de son volume et que tout l'acide sulfureux en soit expulsé.

Le résidu de bisulfure d'étain est alors entièrement exempt d'arsenic. On le recueille sur un filtre et on le lave avec une solution concentrée de sel marin. Quand ce lavage est achevé, on met de côté la liqueur filtrée, et Ton Oraite le précipité par une solution légèrement acide d'acétate d*ammoniaque pour en' éliminer le chlorure de sodium. Ces précautions sont nécessaires, car si Ton effectuait le lavage

à Teau pure, le précipité passerait à travers le filtre et boucherait les pores du papier. On dessèche ensuite le bisulfure d'étain el on le transforme par le grillage en acide slannique (88, 2°).

Tout Tarsenic est dans la liqueur filtrée à Tétat d'acido arsénieux. Oit le précipite directement par Thydrogène sulfuré, et Ton traite le sulfure d'arsenic obtenu d'après les méthodes précédemment décrites (05, i").

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