NICKEL ET COBALT
d'un précipité blanc, très- dense, de cobalticyanure de mercure. Ce précipité est recueilli sur un filtre; il se lave facilement et laisse de Toxyde de cobalt pur par la calcination au contact de Tair. On pèse le résidu après Favoir réduit par l'hydrogène. (M. Wœhler.)
Le cobalt peut encore être dosé par le procédé suivant, qui n'est cependant pas aussi simple que celui qui vient d'être décrit. On sursature la liqueur filtrée par l'acide acétique, on la fait bouillir et on ajoute du sulfate de cuivre; on entretient l'ébullition pendant quelque temps, puis on recueille sur un filtre le précipité de cobalticya*nure de cuivre (Co*Cy',3CuCyH-7HO). On traite ce précipité par une solution bouillante de potasse caustique, et l'on dose l'oxyde de cuivre séparé dont le poids sert à calculer celui du cobalt. Pour doser directement le cobalt, il faudrait détruire le cobalticyanure de cuivre par une calcination prolongée au contict de Tair, dissoudre le résidu dans de l'acide chlorhydrique additionné de quelques gouttes d'acide nitrique et séparer, dans la solution étendue, le cuivre par un courant d'hydrogène sulfuré. Dans le liquide filtré on précipite ensuite le cobalt par la potasse. (H. Liebig.)
2* Méthode de M. H. Rose. — A l'aide du carbonate de baryte, on peut séparer rigoureusement le cobalt d'avec le nickel, quelles que soient les proportions relatives de ces deux métaux. Ce mode de séparation est fondé sur ce principe, que le chlore transforme, dans les solutions étendues, le chlorure de cobalt, CoCI, en sesquichlorure, Co'CP, lequel devient ainsi précipitable par le carbonate de baryte, tandis que son action 0s{ nulle sur le chlorure de nickel, HiCl.
i()l ANALYSE MINÉBALE.
La solution doit contenir de Tacide chlorhydrique libre; on l'élend d'eau en quantité telle, que pour chaque gramme des deux métaux il y ait au moins 500«<^ de liquide. Cette liqueur, ainsi étendue, est ordinairement colorée en rose, quelle que soit la proportion du nickel, à cause du pouvoir colorant beaucoup plus considérable du cobalt. On sature complètement la solution par un courant de gaz chlore, que Ton entretient pendant plusieurs heures, jusqu'à ce que tout Tair du flacon soit expulsé. On ajoute alors un excès de carbonate de baryte et on abandonne ce mélange à la température ordinaire en ayant soin de l'agiter fréquemment. La précipitation du cobalt par le carbonate de barytç est assez lente ; elle exige de douze à dix-huit heures pour être complète. On recueille le précipité sur un filtre et on le lave avec soin*- Le liquide -filtré, coloré en vert pur, ne retient pas de traces de cobalt; on élimine d'abord la baryte qu'il con* tient à Taide de Tacide sulfurique, puis on précipite le nickel par la potasse. Le précipité contenu dans le filtre est du peroxyde de cobalt mélangé au carbonate de baryte ajouté en excès ; on le dissout à chaud dans l'acide chlorhydrique et on dose le cobalt dans cette solution après en avoir éliminé la baryte.
Le brome peut avantageusement être substitué au chlore pour l'oxydation du cobalt. On verse le brome goutte à goutte dans la solution des deux métaux, et on en chasse l'excès par une très-douce chaleur. Quand le ballon est entièrement rempli de vapeurs de brome, on le bouche et on ajoute le carbonate de baryte après le refroidissement complet du liquide.
La méthode précédente se prête également bien à la séparation du cobalt d'avec le zinc.
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3" Méthode de M. Fischer. — Celle dernière méthode de séparation se recommande à la fois par son exactitude et par son extrême simplicité. Elle est fondée sur l'insolubilité dans l'eau du nitrite double de cobalt et de potasse, ^(Na*OSCoO,KO)HO et sur la grande solubilité du sel correspondant de nickel. On évapore à siccité la solution chlorhydrique ou nitrique des deux métaux ; le résidu, repris par une petite quantité d*eau, est mélangé avec une solution très-concentrée de nitrate de potasse, puis avec un excès diacide acétique. Le cobalt se précipite entièrement sous la forme d'une poudre d'un beau jaune ; on recueille ce précipité sur un filtre et on le lave avec de l'eau additionnée d'un peu d'ammoniaque. Tout le nickel se trouve dans le liquide filtré d'où on le précipite par la potasse. Comme il n'est pas encore démontré que la composition du sel double (le cobalt soit toujours constante, le précipité ne doit pas être pesé directement. Il faut le dissoudre dans l'acide nitrique et doser le cobalt dans cette solution par les procédés ordinaires.