‹ Précis d'anatomie comparéeChapitre 11 sur 56 · GENRE UNIQUE · texte numérisé non relu

GENRE UNIQUE

APPAREIL DESTINÉ A CONTINUER l’eSPÈCE , OU APPAREIL DE LA SÉCRÉTION GÉNÉRATRICE.

A. Description générale de cet appareil.

Le mouvement de décomposition n’a pas pour but unique et pour seul résultat la réjection du détritus devenu étranger et nuisible à l’organisation. A l’époque où se termine la période de croissance de l’individu, et avant que commence son dépérissement, époque d’une durée très variable, pendant laquelle l’être vivant jouit de la plénitude de son énergie, le mouvement de composition conserve une activité supérieure à celle que réclamerait le développement individuel, et dont l’excédent est destiné à la conservation de l’espece. L’observation nous apprend que ce but est atteint de deux manières : tantôt directement, par la supernutrition d’une partie du corps animé, qui se détache de celui-ci au bout d’un certain temps, et constitue un nouvel individu • plus ordinairement par un véritable acte de décomposition, par une sécrétion dont le produit, à la différence de tous les autres produits sécrétés, conserve la vie du sujet dont il émane , et une aptitude de développement en vertu de laquelle il revêtiz’a plus tard tous les caractères spécifiques de ce dernier.

Le premier mode est ce qu’on nomme la génération scissipare. Il ne peut se montrer, comme on le conçoit bien, que chez les animaux parfaitement homogènes, puisque toute partie du corps est alors apte à représenter l’être dont elle se sépare. Par cela même, nous n’aurons pas à chercher ici un appareil spécial de reproduction.

APPAREIL PE LA GÉ>’ÉRATION

Lîi généralion par voie de sécrétion, ou par germe ^ la génération, proprement dite, pourra au contraire sc montrer à tous les degrés de rorganisation, depuis leszoophytes amorphes et homogènes jusfpi’au premier des mammifères. Il y a plus : ce mode sera le seul possible chez tons les êtres un peu complexes, et aussitôt que les fonctions se localiseront dans des points plus ou moins circonscrits , dans des organes ]dus ou moins caractérisés. Du reste, cette génération offrira elle-même des difiérences qui porteront sur le siège général de la sécrétion , sur la nature et les caractères de son produit immédiat , et sur les changemens qu’il subit jusqu’au moment où il se sépare de sa mère.

Quant à son siège général, la génération peut avoir lieu, ou indifféremment par tous les points de la surface externe, comme il arrive pour toutes les sécrétions, lorsque l'organisme est encore réduit à sa plus grande siuq'dicité , ou dans une autre rentrée particulière de l’enveloppe modifiée et disposée en appareil plus ou moins spécial de reproduction.

Quant à sa nature et à celle de ses produits, la sécrétion qui nous occupe est ou gemmipare ou ovipare. On la dit gemmipare lorsejue le ])roduit, formé plutôt par une sorte de bourgeonnement et d’extension de tissu que par une sécrétion proprement dite , constitue tout entier le germe du nouvel individu, et paraît de prime abord libre de toute enveloppe et de toute partie accessoire. La génération sera ovipare, lorsqu’au contraire le germe ne formant qu’une partie , et même la plus petite du produit, se trouvera renfermé dans des membranes qu’il lui faudra rompre pour voir le jour. Le gemme est donc un produit simple, qui ne représente que le rudiment du jeune sujet, tandis que Vœ^(f ou Vovale est un produit composé. Le premier appartient aux organisations inférieures; le second aux animaux déjà un peu élevés.

Enfin, quant à l’état dans lequel se trouve le nouvel individu au moment où il se sépare de sa mère, nous remarquons qu’il quitte celle-ci tantôt à l'état de gemme ou d’œuf, tantôt après avoir acquis, pendant un séjour plus

EN GÉNÉRAL

OU moins prolongé dans l’appareil de la génération, un développement suffisant pour permettre de reconnaître déjà en lui les caractères distinctifs de l’espèce à laquelle il appartient. Ce dernier cas constitue la génération ou mieux la parturilion vivipare , et le premier la parturition gemmipare ou ovipare , selon qu’il s’agit d’un gemme ou d’un œuf. Quand le germe est renfermé dans des enveloppes, la période évolutionnaire qui sépare le moment de sa formation (la eonception) de celui où il ronjpt ses membranes, est distinguée en général des périodes ultérieures sous les noms de vies embryonnaire et fœtale.

La génération se compose de plusieurs actes , dont la distinction nous conduira à comprendre et à déterminer la composition de l’appareil qui en est chargé, et l’importance relative de ses diverses parties constituantes. Ces actes se divisent, comme ceux de toute autre fonction, en deux parts, dont l’une eomprend l’acte primitif, l’autre les actes secondaires.

L’acte primitif, indispensable, essentiel , est la production ou sécrétion du gemme ou de l’ovule. Les actes secondaires ont pour but ou de fournir au germe les eonditions de son évolution et de ses premiers développemens, ou de le séparer de sa mère.

La production du germe constitue souvent à elle seule la génération tout entière,* elle se présente alors comme un acte parfaitement simple, du moins à en croire les apparences. Cet acte ne consiste, ou ne parait consister , dans ce cas, qu’en une sécrétion gemmuiaire ou ovulaire dont le produit , après être demeuré dans sa mère pendant un temps variable , abandonne celle-ci pour vivre d’une vie individuelle, et pour acquérir tout son développement.

Mais, à un certain degré de l’échelle de l’animalité, l’acte producteur du germe se divise en deux actes élémentaires qui sont alors, à l'égal l’un de l'autre, des conditions indispensables de la génération 5 car celte fonction réclame dès ce moment leur concours, sans le([uel elle devient impossible. De ces deux actes, l’uu semble représenter et continuer l’acte ])rimordial unique, et produit, à l’instar de celui-ci, les vésicules d’où sortiront les indi-

APPAREIL DE LA GÉNÉRATION

vklus nouveaux, mais avec cette difierence importante que ces vésicules ne reçoivent plus, comme auparavant, toutes leurs conditions d’existence et de développement de leur org^ane producteur, et qu’ainsi elles ne constituent I que des ovules encore imparfaits. C’est le second acte élé- i menlaire de la génération qui amènera ces ovules à l’état 1 parfait , qui en fera de véritables germes, qui complétera i les conditions de leur fécondité. Ce second acte a pour résultat la sécrétion d’un fluide particulier, nommé fluide séminal y ou prolifique, sperme, lequel, mis en contact I avec les ovules, leur fournit les matériaux d’une nutrition i toute spéciale, évolutive, véritablement génératrice.

La partie essentielle et constante de tout appareil spécial I de génération sera donc un organe producteur du gemme ou de l’ovule, ou du li([uide séminal. Cet organe sera i toujours identique et unius generis lorsque la génération i consistera tout entière dans la production de l’ovule’ il se i présentera au contraire sous deux modes particuliers dès i que la fécondation et la production de l’ovule se sépare- ' ront, et nous aurons alors deux sexes, deux genres d’or- ■ ganes sécréteurs ou essentiels pour la fonction : des ovaires \ qui ne produiront que des ovules , comme l’organe primitif, uniijue, ce qui caractérise le sexe femelle , et des lesticules ow glandes séminales, qui ne produiront que des I fluides fécondateurs, et caractériseront le sexe mâle.

La diflërence de ces deux genres d’organes ne se mon- • trera d’abord , d’une manière manifeste , que par celle des i produils. Tous deux seront disposés en canaux aveugles, i dont les parois fourniront ou des vésicules ou du sperme, , sans que leur structure se montre modifiée d’une manière appréciable. Mais dans les organismes supérieurs , une différence notable se fera remarquer entre la structure des testicules et celle des ovaires. Les premiers conserveront dans leurs élémens anatomiques, la forme canaliculée (l). Lorsqu’on les analysera avec soin, on les trouvera composés par un nombre considérable de vaisseux sécré-

(1) Cette règle offre peut-être des exceptions dans quelques vertébrés inférieurs, comme nous le verrons.

£tV GÉ,>Éft4L.

teurs extrêmement déliés, filiformes, d’une longueur jiro^ dig^ieuse, repliés un {|Tand nombre de fois, pelotonnés et entrelaces avec de nombreux vaisseaux sann;uins , et formant ainsi une sorte de parencliyme assez bomo'’'ènè , autour durjuel le tissu cellulaire se condense en une enveloppe fibreuse {\ albugmée). Les vaisseaux séminipares des testicules se réunissent dans ce cas en un certain nombre de troncs efférens, percent cette dernière enveloppe, et viennent s aboucher dans le canal excréteur ou déférent, dont nous parlerons tout-à-l’beure. A ce dejjré de l’ornairisation , 1 ovaire se disting^ue du testicule par une structure celluleuse. Il lorme alors des masses d’un volume très variable, composées d’une enveloppe et d’un tissu aréolaire, dans lequel on trouve les ovules déposés en plus ou moins g[^rand nombre. Dans cet état, l’orjane dont il s’agit est en général complètement clos, et ne peut communiquer avec l’extérieur que par la rupture de sou enveloppe, phénomène qui s’opère toutes les fois que les vésicules acquièrent un certain développement, soit après avoir été fécondées, soit meme indépendamment de touto influence séminale.

Les parties, qui viendront s’adjoindre à l’organe essentiel de la génération, et qui composeront avec lui l’appareil auquel cette fonction est confiée dans les organisations plus ou moins complexes, sont, en procédant de dedans en dehors :

Le conduit excréteur.

Une poche de dépôt ,

Le canal éjaculateur dépendant de cette poche.

Des organes accessoires de secrétion ,

Un organe excitateur.

Le cofiduit excréteur se distingue de plus en plus de

I organe principal à mesure que celui-ci se spécialise davantage, et que la production du germe se concentre davantage aussi dans la partie la plus profonde de l’appareil.

II pourra etre formé par la seule réunion des canaux multiples, dont se compose l’organe producteur, et, dans ce cas, il fera immédiatement suite à celui-ci. D’autres fois, et c est surtout lorsfjue les cryptes producteurs se dispo-

Al'PAUElL DE LA GÉNÉUATIO:^

seront en masses "landiformes celluleuses, il pourra exister entre ces masses et leurs conduits excréteurs une solution de continuité plus ou moins complète. Le canal dont il s’agit sera quelquefois très flexueux , surtout dans le sexe mâle, et contribuei’a par là, sans doute, à modifier et à perfectionner le liquide (jui doit le parcourir, et qui ne pourra le traverser qu’avec une certaine lenteur. Dans le sexe femelle , le canal excréteur , connu sous les noms de trompe ou d'oviducte , sera assez {jénéralement plus court que dans le mâle, à moins que Tovule ne soit appelé à y subir un certain développetnent , ou même à y donner naissance à l’individu qu’il renferme. Ce conduit, à quelque sexe cpi’il appartienne, pourra se terminer, ou séparément et distinctement à la surface externe, ou dans le cloaque ou dans la poche de dépôt.

La poche de dépôts déjà bien moins constante que le canal excréteur, est formée par un renflement de la rentrée téfjumentaire qui constitue l’appareil de la vénération. Elle peut offrir trois dispositions différentes : souvent elle est paire, comme les parties précédentes, c’est-à-dire qu’il y a alors deux poches distinctes et parfaitement séparées l’une de l’autre; d’autres fois, les poches se rencontrent plus ou moins prOÉS de leur extrémité vavinale, et forment ainsi un organô divisé dans une partie de son étendue, unique et médian dans le reste; enfin la rencontre et la fusion des deux sacs pourront être complètes, et nous n’aurons alors qu’une seule poche. C’est dans le sexe mâle, l’organe dont il s’agit est constamment double, au moins dans sa partie la plus considérable et la plus profonde ; il consitue ce qu’on appelle les vésicules séminales , petits sacs qui, ainsi que l’indique leur nom, servent de réservoir au liquide fécondateur, lequel subit vraisemblablement quelques modifications pendant le séjour qu’il y fait. C’est dans le sexe femelle que la poche de dépôt a le plus de tendance a demeurer médiane et unique. On* remarque une pjroportion assez constante entre son degré de fusion et de division et la fécondité; celle-ci est généralement d’autant plus considérable , que l’organe en question est plus

e:^ gé?jéral.

complètement double , et le nombre des produits est ordinairement assez restreint quand cet or{janc est parfaitement impair et médian. Appelée, dans la plupart des cas, à retenir Toeuf fécondé pendant un temps assez long pour permettre au germe de se développer beaucoup et de parcourir plus ou moins complètement les périodes de la vie fœlale , avant sa sortie de l’appareil, la poche de dépôt de l’appareil femelle prend quelquefois les noms de malrice ou d’î/té/ us, et nous olfre alors, dans sa forme (‘t dans la constitution anatomique de ses parois, les conditions nécessaires pour retenir le produit de la génération, pour le nourrir ])en(lant le séjour qu’il y fait, et pour l’expulser, quand le moment sera venu, en surmontant toute la résistance que le jeune animal, déjà développé, pourra rencontrer devant lui. D’autres fois, tout en conservant l’œuf fécondé jusqu’au moment où le jeune animal est en Age d’en sortir, elle ne fournit pas de nourriture à cclui-ci ; c’est ce qui distingue la génération vivipare de la génération ovovivipare^ f{ui ])eut également avoir lien dans les cas où l’oviducte, sans fournir de dilatation sur son trajet, est assez long cepcndan.t pour retenir l’œuf plus on moins long-temps.

La poche de dépôt mancjue, en effet, chez un très grand nombre d’animaux j alors le canal excréteur aboutit soit directement au-dehors , soit dans le cloaque, où il verse selon les sexes, ou le liquide prolifique ou le produit de la conception. Dans ce cas, lorsque celui-ci sort avant que le germe ait subi ses évolutions embryonnaires et fœtales, on dit de l’animal qu’il est simplement ovipare. L’œuf, en passant par le cloaque s’y enveloppe fré(juemmcnt d’une matière calcaire qui lui forme un tégument protecteur plus ou moins dur, qu’on désigne sous le nom de coque.

La poche de dépôta presque toujours un cayxaléjaculateur. Celui-ci est beaucoup plus étroit dans l’appareil mâle que dansl’appareil femelle, où il porte le nom de vagin. Il aboutit à la surface externede l’animal, soit séparément, comme cela a lieu chez la femelle, soit en s’abouchant au canal éjacidateur de l’urine, ce qui est le cas dans le mâle, et alors le canal unique qu’il forme avec ce dernier se réunit à l’or-

APPAREIL DE LA GÉ^’ÉRATInN

gane excitateur, vers l’extrémilé duquel il va s’ouvrii . L'indépendauce et la lai’fjeur du vaqin sont nécessitées jjar le double usa[>e de ce conduit, puisqu’il doit admettre l’organe excitateur pendant l’accouplement, et qu’à l’époque de la parturilion il doit livrer passade au jeune sujet parvenu dans la matrice au terme de la vie fœtale.

Des cryptes, réunis quebjuefois chez le mâle en masses glandiformcs lobulées, et formant ce qu’on nomme une jjrosiale, dissiminés au contraire , chez la femelle , dans les ])arois du vagin, versent dans les voies éjaculatrices un produit liquide, plus ou moins viscjueux, mais dont la nature, vraisemblablementdifférente selon le sexe, est inconnue. Ce fluide, qui alllue surtout au moment de l'orgasme voluptueux occasionné par l’accouplement, et qui a sans doute, du moins chez le mâle, une grande part à cet orgasme, se mêle au sperme, qui sort en même temps que lui, et sert vraisemblablement à augmenter la fluidité de ce dernier produit, et à favoriser par là son action fécondante.

L’appareil de la génération se complète enfin chez un grand nombre d’animaux, par la présence d’un organe d’excitation pair ou unique, selon les espèces. Cet organe a quelquefois pour usage principal de retenir l’individu femelle pendant l’acte fécondateur- mais il sert ordinairement à la stimulation génératrice et à l’introduction du fluide séminal dans le vagin. Dans le premier cas, l’organe excitateur représente une paire d’appendices, qui se rattachent à l’appareil de la locomotion, par la prédominance de la couche musculaire qui entre dans leur composition. Dans le second cas, cette couche est moins développée 5 mais, en échange, le système veineux sous-cutané y forme un parenchyme tibro-vasculaire érectile , un corps caverneux dans les vacuoles duquel le sang afflue au moment de l’excitation sexuelle, et qui, acquérant par là une grande roideur, permet à l’organe excitateur du mâle de pénétrer aisément dans le conduit éjaculateur de la femelle. Chez celle-ci, cet organe manque ou ne se trouve qu’à l’état rudimentaire (l), plus ou moins indépendant des conduits

(1) Quand il acquiert iin certain volume c’eit accidentellement, et il se liouve alor» dans un état vraiment normal.

GÉ>ÉUAL.

êjuculateui’S, et placé au-dessus de leurs orifices. 11 porte ici le nom de clitoris.

Tels sont les organes dont se compose un appareil complet de génération. Cependant, chez les animaux supérieurs, il faut y rattacher encore des organes de sécrétion qui fournissent au sujet nouvellement né une alimentation complémentaire de celle qu’il avait trouvée dans le sein de sa mère. Mais pour faire bien comprendre la place que méritent ces organes dans le système qui nous occupe en ce moment, il est nécessaire que nous disions quelques mots des divers modes de nutrition du jeune animal, depuis le moment où il ne constitue qu’un germe jusqu’à celui où il devient complètement indépendant de sa mère, sous le rapport de ses conditions d’existence. Ces modes sont au nombre de cinq, savoir : La nutrition par continuité de substance ,

La nutrition fécondante,

La nutrition vitelline ,

La nutrition placentaire ,

La nutrition mammaire.

La nutrition par continuité de substance est celle de la jeune pousse, du bourgeon du végétal et des animaux scissipares 5 c’est celle du germe qui se montre à la surface d’une hydre et peut-être encore de celui qui se développe dans les canaux gemmipares de la méduse ou dans les pseudovaires de Vcckinodernie (l).

(1) On peut du moins admettre cette nutrition pour les premiers momens qui suivent l’apparition du gemme dans les ovaires des rayonnés supérieurs. En dernière analyse, elle ne constitue qu’une prolongation de l’acte producteur qui est, par conséquent, graduel dans la génération gemmipare, tandis qu’il est instantané dans la génération ovipare, l’ovule étant libre et flottant dans les aréoles de l’ovaire dès l’instant de sa formation.

Ce dernier fait vient d’être démontré, pour les ovules des mammifères, par M. Coste, aux ingénieuses reclierclies duquel l’ovologie et l’embryogénie ont déjà de grandes obligations. M. Coste a parfaitement vu que les vésicules de 1 evalre (vésicules de Graaf) et les ovules sont deux choses tout-à-fait «Efférentes; que les vésicules ne sont autres que des cellules même de l’organe, tandis que les ovules sont libres et immergés dans la liquide qui remplit les premières.

AI>1>AREIL DE LA GÉIHÉRATIO?(

La nutrition fécondante est celle que fournit le produit mâle ou séminal, et qui donne <i l’ovule imparfait les conditions de son évolution embryonnaire. Elle pourra avoir lieu dans l’intérieur de l’appareil ou après que les ovules seront déjà sortis de celui-ci.

La nutrition ritelline s^exercc aux dépens d’une matière déposée, en quantité très variable, dans une poche dépendant de l’appareil de l’absorption alimentaire du jeune sujet encore renfermé ilans ses membranes. Elle sera quelquefois très passagère, d’autres fois elle durera plus ou moins long-temps. Dans ce dernier cas, elle suffira à toutes les évolutions de la vie fœtale, et mettra le jeune sujet en état de rompre son enveloppe , ce qui pourra avoir lieu, ou dans l’oviducte , ou plus ordinairement après que l’œuf aura été rejeté.

La nutrition place}itaire e\\s,le chez les animaux les plus élevés, et y remplace presque complètement la précédente, qui n'a, dans ce cas, (ju’une durée éphémère. Elle a lieu dans la poche de dépôt et aux dépens des fluides nourriciers de la mère. Le placenta est une sorte de parenchyme vasculaire dépendant des enveloppes de l’œuf, et qui, s’appliquant eontre les parois de la matrice, absorbe le fruitle nutritif que cet organe lui cède par exhalation, imprime très probablement à ce fluide d’importantes modifications, et le transmet à l’appareil circulatoire du fœtus.

Enfin la nutrition mammaire vient terminer, chez les animaux supérieurs, la première série d’actes qui suivent la génération. Des amas de cryptes, connus sous le nom de gla?ides mammaires, fournissent au jeune sujet, immédiatement après qu’il a quitté ses enveloppes, un fluide plus ou moins Ijlanc, le lait, cjui lui sert de premier aliment au début de sa vie extrà-ulérine. Ce mode de nutrition succède ordinairement à une nutrition placentaire plus ou moins complète. 11 est néanmoins des cas où il succède à la nutrition vitelline.

Je ne terminerai pas ces généralités sur l’appareil de la génération sans ajouter encore quelques mots sur les diverses manières dont peuvent se présenter, chez les

EN GÉNÉRAL

individus, les modifications sexuelles de cet appareil.

Quelquefois, comme nous l’avons vu, il est uni-scxuel c’est-à-dire que toutes les conditions génératrices existent réunies dans un appareil unique, qui se sufiit à lui-même. Ce cas constitue V hermaphrodisme complet ou suflisa7ü. Tous les individus de l’espèce se ressemblent alors parfaitement.

Chez les espèces dont l’appareil se modifie, ici pour la production du germe, là pour la sécrétion du fluide fécondant, chez les espèces bisexuelles, en un mol, les deux sexes pourront se trouver réunis sur le même sujet- malgré cela, celui-ci ne se suffira plus à lui-même pour accomplir sa reproduction j le concours de deux individus deviendra nécessaire, V hermaphrodisme sera iusu//iso7it (i) , Dans ce cas encore , tous les individus de la même espèce sont semblables.

Dans un nombre de cas beaucoup plus considéralde , les sexes sont séparés sur des individus (lilférens, et, au lieu de

trouver tous les sujets de la même espèce semblables, nous

les trouvons caractérisés, les uns par l’appareil mâle, les autres par l’ajjpareil femelle. Il pourra mêuie arriver que le caractère sexuel influe plus ou moins sur l’ensemble de l’organisation, et introduise entre les individus des deux sexes des différences secondaires telles, qu’elles pourront souvent suppléer à la vue de l’appareil lui-même pour faire reconnaître le sexe d’un sujet.

B. De l'appareil de la génération da7is la série a7ii7nale.

Chez les amorpiiozoaires et chez les actinozoaires à organisation plus ou moins simple et homogène , chez des animaux même qui, bien que déjà plus composés, offrent, comme les tétiias , la répétition des mômes parties dans

] (1) Peut-être rtiermapliroctisme liisseTuel est-il suffisant cliez quelques esjiê-

' ces; mais c est un fait qui méiite confirmation; en tout cas, il n’y aurait pas

f alors accouplement des deux appareils, le germe no serait fécondé uu'anrês sa I sortie. ^ ‘

APPAREIL DE LA GÉNÉRATION

chaque section de leur corps, la {vénération a souvent lieu par scissure , soit artificielle , soit naturelle. Quelquefois une partie de ror{vanisine se sépare spontanément pour constituer un nouvel individu; mais ce cas est vraisemblablement assez rare. Le nombre des espèces qui peuvent se reproduire par scissure artificielle est beaucoup plus considérable. Coupez une de r\oshydres d’eau douce, unj^olypc quelconque, une actinie ^ un ténia , et même une naïs , et vous obtiendrez autant de sujets nouveaux que vous aurez fait de fragmens du corps entier.

Mais, si tous ces animaux ne possédaient que celte manière de continuer l’espèce, on ne pourrait pas dire qu’ils I eussent une véritable génération. Ils jouissent , en outre, à commencer par les éponges elles-mêmes , de la faculté i de produire des gemmes. '

La génération gemmipare appartient aux deux types des i

ANIMAUX AMORPHES et deS ANIMAUX RAYONNES. Mais nOUS I

trouvons ici des différences importantes entre les divers j groupes dont ces types se composent, diflerences qui por- • tent sur la partie productrice des gemmes , sur son canal f d’excrétion, sur l’état du produit au moment de son appa- • rition au-dehors.

Chez les éponges , les gemmes sont fournis indifférem- > ment par tons les points de la surface , et rejetés par les > oscilles. Ce sont des globules hérissés d’espèces de poils, et qui se montrent ilans un mouvement rotatoire très i* animé; leur forme, alors assez constamment la même, et leur |i motilité ne porteraient-elles pas à soupçonner, dit M. de i' Blainville, que les éponges auraient, dans leur premier |) âge, une organisation plus arrêtée, moins simple, une i vie plus complexe que dans la suite , et ne pourrait-on h pas voir, dans les masses informes et immobiles qui re- !i présentent ces espèces , des agglomérations d’un certain i nombre d’animaux plus ou moins atrophiés par la gêne n qu’ils se causent réciproquement ?

Chez les hydres et les sertullaires, c’est encore de la surface entièi’e que sortent les gemmes; cependant il y a déj<à i ici quelque chose de plus fixe que chez les éponges, un t|i commencement de localisation de la fonction. Les gemmes « ;

DAIVS LA SÉRIE.

de ces animaux se forment dans des bourgeons qu’on voit s’élever sur différens points du corps.

Nous voyons apparaître un commencement d’appareil , pour la génération, chez les polypes composés , chez les méduses, chez les actinies, etc. Ici les gemmes, au lieu d’être fournis par la surface générale du corps , sont produits par des rentrées de cette surface , par des espèces de canaux aveugles qui représentent l’organe essentiel de l’appareil et son canal excréteur confondus encore en un seul et même organe ; ces canaux se rendent dans l’estomac* ils y versent leur produit, qui est ensuite rejeté par la’ bouche ou par les orifices multiples qui en tiennent quelquefois lieu. ^

Si nous nous élevons aux échinodermes , nous voyons la sécrétion et l’excrétion génératrices se localiser chacune dans une portion des canaux qui représentent l’appareil génital. Le produit qui n’est encore, en apparence au moins, que d’une sorte, c'est-à-dire un gemme , est sécrété dans la partie la plus profonde de cet appareil eanaliformej il s y accumule, de manière à composer de petites masses qu on a nommées des pseudovaires , à cause de leur ressemblance avec les ovaires des animaux supérieurs. Le canal excréteur, représenté par le reste de l’organe , vient s’ouvrir séparément au-deliors , près de la bouche chez les astéries , près de l’anus chez les oursins .

Jusqu’ici nous ne trouvons de bien évident qu’un seul genre d’appareil , l’appareil producteur du germe ou femelle , et cet appareil se suffit complètement à lui-même. Quelques anatomistes pensent cependant que l’appareil mâle est représenté , au moins chez quelques genres d'echinodermes , en particulier chez les astéries, par un organe singulier , intestiniforme , situé intérieurement audessus de l'estomac et terminé au-dehors par un corps spongieux , madréporiforme , qui se trouve à la partie postérieure du dos. M. de Blainville pense qu’il y a également chez les holothuries une partie fécondante en rapportavec l’organe fenaelle. Enhn MM. Spix et belle Chiaje ont cru pouvoir suivre l’existence de l’appareil mâle jusque chez

150 APPAREIL 1»E LA GÉNÉRATION

les actinies , où il cxislerait, selon eux, des testicules fili^ formes. Dans tous ces cas, l’hermaphrodisme demeurerait complet 5 car charnue individu se suflirait à lui-meme et n'aurait pas besoin d’accouplement.

Au-dessus des animaux rayonnés, la génération est ovipare. Elle revêt déjà constamment ce caractère chez les MOLLUSQUES. Ici uous reiicont l'ous , ou seulement un sexe uni(|uc qui réunit en lui les deux grandes conditions de l’acte générateur, puisq^u’il produit des germes féconds , ou deux sexes, et ceux-ci sont alors tantôt réunis sur les i mêmes individus, tantôt séparés sur des individus ditfé- ' rens.

Les océphalés et un certain nombre de céphalés gastéro- ■ podes sont dans le premier cas; ils jouissent de l’herma- > phrodisme suiUsant; chaque individu porteur d’un seul I genre d’organe génital , d’un ovaire et de son canal excréteur, se suffit à lui-même et se reproduit sans le secours i d’un autre sujet de son espèce. L’ovaire des acéphalés est . tantôt simple, tantôt double, et se distingue bien de son i conduit excréteur ou oviducte. Celui-ci offre quelquefois, dans une partie de son trajet, un renflement où se trouve, à certaines époques, une humeur laiteuse, qui pourrait i fort bien faire l’office de fluide fécondant. L’endroit où se . termine ce canal varie beaucoup. C est ordinairement sur , l’un des côtés, et le plus souvent à droite. Lejeune mol- | lusque acéphale sort de l’oviducte après avoir déjà percé c ses enveloppes.

La plupart des céphalés gastéropodes ou cephalidiens nous .r oftVent les deux sexes réunis sur les memes individus, avec •' nécessité de l’accouplement de deux individus qui agissent réciproquement l’un à l’égard de l’autre, comme mâle etti comme femelle. Les deux appareils sont quelquefois assez " vfûsins , mais se terminent dans quelques espèces à une îi certaine distance l’un de l’autre ; d’autres fois ils s’abou- -i client dans un vestibule commun. L’ovaire est une sorte ;i de glande, en général unique, placée eu arrière dans le

PATÇS LA SÉRIE.

foie; il en naît, par de nombreuses ramifications, un oviduefe long, très pelotonné , qui prend plus tard un diamètre assez considérable et des parois assez épaisses ]iour former là une sorte de poche de dépôt, qui se termine souvent immédiatement au dehors. L’appareil mâle a son organe sécréteur à gauche et au-devant de l’ovaire; vient ensuite le canal excréteur ou déférent, qui se replie souvent sur lui-même, s’unit à Poviducte, et se change ensuite en un canal plus considérable, cylindrique, qui se dirige vers une sorte d’organe excitateur à la base duquel il se termine ordinairement. Cet organe excitateur est un long tentacule creux, contractile, qu’un muscle rétracteur ramène dans la cavité viscérale , et que des fibres annulaires font au contraire saillir et se dérouler au-dehors, comme un doigt de gant. On voit quelquefois des espèces de cæcums s’aboucher à la terminaison du canal déférent; ces organes sont-ils, comme on l'a dit, des vésicules séminales, ou doit-on les assimiler à des prostates, comme le pense M. de Blainville.^ Le lieu de leur terminaison et la manière dont ces organes se rattachent au conduit spermatique me font donner la préférence à cette dernière hypothèse. Un autre organe encore plus rernanjuable , qui se rattache à l’appareil mâle des gastéropodes, est une poche ou vessie musculo-muqueuse , qu’on trouve près de la terminaison de cet appareil, et qui renferme une sorte de dard cornéo-crétacé , dont l’usage est encore inconnu ; on sait seulement qu’à l’époque des amours l’animal lance ce trait hors de la poche qui le renferme. Les œufs des mollusques gastéropodes éclosent souvent dans l’oviducte, et les petits sortent vivans de celui-ci, comme dans la classe des acéphales.

Enfin, dans les céjphalopodes ou céphaJie?is , les sexes sont séparés sur des individus différens. L’appareil offre, du reste, à peu près la même disposition que dans les gastéi'opades monoïques. Le renflemetit de l’oviducte présente peut-être encore un peu mieux le caractèx'c d’une poche de dépôt; dans le sexe mâle-, on remarque aussi un renflement plus ou moins marqué du canal déférent à sa terminaison. Enfin, l’organe excitateur manque souvent,

APPAREIL DE LA GÉNÉRATION

et quand il existe , il ne semble jamais être rétractile à l’intérieur, mais seulement contractile j il est alors toujours visible au côté droit de l’animal et en avant. Nous trouvons aussi parmi les mollusques dioïques quelques espèces vivipares.

La séparation des sexes et leur individualisation, si je puis ainsi parler , deviennent beaucoup plus fréquentes chez les ektomozoaires que nous ne les voyons chez les mollusques, et sous ce rapport l’appareil génital des premiers se montre en progrès sur celui des seconds. Nonseulement les animaux articulés extérieurement nous | offrent à peine quelques exemples d’hermaphrodisme com- ' plet, mais l’hermaphrodisme insuffisant ou monoïque s’ar- ' rête lui-même aux degrés inférieurs du type. La différence | des appareils mâle et femelle est aussi un peu plus pro- > noncée que précédemment. Le produit est toujours un i œuf qui prend dans l’oviducte une enveloppe plus ou i moins solide, comme cela avait déjà lieu, du reste, chez i les malacozoaires. Voici d’ailleurs les principaux caractères l et les différences les plus importantes que nous offrent 1 les organes génitaux dans les divers groupes des entomo^ k zoaires.

Chez les apodes et les chétopodes, chez les annélides^ en t un mot, ces organes sont encore très imparfaitement con- r nus. Ces animaux sont les seuls articulés qui nous offrent . la réunion des deux sexes sur le même individu, l’herma- »■ phrodisme insuffisant,' quant à l’hermaphrodisme suffisant, ,t il est douteux qu’on l’ait observé.

La sangsue possède deux testicules formés chacun par m le pelotonnement d’un long vaisseau séminipare ; ces or- -i ganes versent leur produit dans deux conduits déférens, ,| courts et droits, qui aboutissent à la base de l’organe ex- • cilateur. Celui-ci est un long tube musculeux, rétractile* comme celui des mollusques gastéropodes, et creusé à sa i surface de sillons qui reçoivent le sperme. Ce petit appa- -i

DANS LA SÉRIE

reil s’ouvre à la partie antérieure de la face abdominale de l’animal. Un peu derrière son orifice se trouve celui de l’appareil femelle, appareil qui se compose d’une matrice assez large, de deux oviductes et de deux ovaires qui ressemblent beaucoup aux parties correspondantes de l’appareil mâle.

Chez Vascarùle lomhricoïde, l’ovaire et le testicule offrent également la plus grande ressemblance. Tous deux sont formés par des vaisseaux repliés sur eux-mêmes. Mais l’appareil mâle se distingue plus loin par la présence d’un organe excitateur qui sort par l’extrémité postérieure du corps,* tandis que l’appareil femelle , après la réunion des deux oviductes en un vaisseau médian assez court, va s’ouvrir vers le tiers antérieur de la face abdominale.

Quelques crustacés hétéroporles , tels que les apus, n’ont présenté jusqu’ici qu'un appareil unique, l’appareil ovipare ou femelle, et paraissent être en conséquence dans le cas des mollusques acéphales.

Mais tous les autres cr?^s/acé5 nous offrent les deux sexes, et ceux-ci toujours portés par des individus différens. Tout hermaphrodisme cesse à partirde ce groupe, maispar une transition remarquable : l’appareil, du moins chez les décapodes, demeure double , mais devient unisexuel ; nous trouvons deux vulves chez la femelle, et deux verges chez le mâle. Ici les testicules, les ovaires et leurs canaux excréteurs forment une série de vaisseaux. Les testicules sont des canaux très déliés, très longs et repliés sur eux-mêmes, de manière à former de petites masses glandiformes lobulées j c’est ce qu’on peut voir, par exemple, chez Vécrevisse, où, par leur réunion sur la ligne médiane, les deux testicules semblent n’en former qu’un , et ne se séparent que pour envoyer chacun un canal excréteur à la verge du côté correspondant. Chez le crabe, les deux testicules demeurent distincts l’un de l’autre. Les ovaires des décapodes ont également la forme vasculaire, et chaque oviducte se termine par une vulve distincte. Les œufs, après la ponte, demeurent ordinairement attachés sous la queue, oùlavisco-

APPAREIL DE LA GÉINÉRATION

sité qui les enduit , les fait adhérer aux fausses pattes.

Chez quelques cmstacés, tels entre autres que les nies, parmi les hétéropodes , un seul accouplement suffit pour féconder plusieurs générations. Ce fait s'observe au reste chez plusieurs autres entomozoaires.

Dans les octopodes et les hexapodes nous trouvons très peu de différences entre les parties profondes et essentielles des deux genres d’appareils. Les organes de l’un et de l’autre sexe se composent également d’un certain nombre de canaux séminipares ou ovipares coniques (l), qui s’abouchent tous à un canal excréteur commun et médian , faisant la fonction d’oviducte dans la femelle, de canal déférent chez le mâle. A l’extérieur, la différence est plus prononcée, en ce que le conduit spermatique aboutit dans ce dernier sexe à un organe excitateur, tandis qu’il se termine par un simple orifice vulvaire dans la femelle. Chez les octopodes, l’organe excitateur est renfermé dans l’article terminal des palpes maxillaires, d’où l'animal le fait sortir au moment de l’accouplement. Chez les hexapodes, c'csl dans le cloaque que se termine l’appareil génital j c’est là que se trouve alors l’orçane excitateur; l’insecte le fait saillir hors de l’anus, lorsqu’il veut s’accoupler. On ne connaît guère parmi les hexapodes que les Uhellules c^yn aient la verge autrement située; cet organe est placé chez i ces insectes, par une véritable exception, sous le premier segment de l’abdomen.

Nous venons de voir l’appareil delà décomposition géné- !■ ratrice se porter de plus en plus vers la partie postérieure 'i

(1) Les canaux séminipares des insectes sont souvent d’une longueur pro- à digieuse ; ils se distinguent des ovaires en ce qu’ils sont fréquemment roulés d sur eiix-mèmes. ;

Un fait remarquable, c’est l’absence de tout appareil génital cliez certains individus du genre abeille; cette sorte d’anomalie provient d’un défaut de J développement des organes femelles, et ce qui le démontre, c’est non-seule- fi ment que quelques vestiges d’ovaires se montrent encore cbez ces individus il neutres, mais qu'en outre on parvient à les rendre féconds en leur four* i nissont une nourriture suffisante , en les traitant sous ce rapport comme la

reine.

DANS LA SÉIUE.

du corps, et s’associer même par ses issues avec les autres organes de sécrétion excrémentitielle. Ce fait va devenir constant dans le type des animaux articulés intérieurement, du moins pour ce qui concerne la situation postérieure de l’appareil et surtout sa terminaison extérieure 5 cette communauté de siège entre les organes de la décomposition sera d’autant plus remarquable, qu’en même temps les organes qui commencent le mouvement de composition se concentrent au contraire vers l’extrémité antérieure de l'organisme.

La séparation des appareils mâle et femelle, sur des individus difl'érens, devient, dans le type des ostéozoaires, non plus seulement le cas le plus commun, mais une loi à laquelle n’échappent ([ue quehpies espèces tout-à-fait inférieures. Revenus d’ailleurs à peu près à leur minimum de composition dans les premiers vertébrés que nous rencontrons en nous élevant sur l’échelle, ces appareils atteignent ensuite progressivement leur plus haute complication, et offrent, par une spécialisation également croissante de chacun des organes qui les constituent, des différences sexuelles tellement prononcées ([u’elles effaceraient presque les analogies aux yeux d’observateurs superliciels. Ce progrès s’accomplit au reste à travers une multitude de variations de forme et de disposition qu’il est dillicile , pour ne pas dire impossible, de rattacher au développement général de l’organisme. C’est ce que nous allons voir, en parcourant les cinq classes supérieures de la série.

Chez la plupart des poissons, l’appareil génital est réduit à son organe essentiel, à l’organe de sécrétion, qui s’ouvre directement à la surface externe, sans même nous offrir un véritable canal d’excrétion. Les testicules du mâle, connus vulgairement sous le nom de laite ou laitance, et les ovaires de la femelle, toujours pairs lc3 uns et les autres, tbrment de grandes poches qui occupent une place considérable dans l’abdomen, et qui se

APPAREIL DE LA GÉINÉRATIOI

réunissent en arrière pour s’ouvrir à la surface par unorifice situé derrière l’anus. Ces organes acquièrent surtout beaucoup de volume à l’époque du frai. Les ovaires se montrent ici, pour la première fois, divisés par des lames intérieures en cellules ou petites loges, dans lesquelles les œufs sécrétés s’accumulent en nombre prodigieux. On a généralement admis une structure semblable pour les testicules des poissons, et si cette opinion était fondée sur autre chose que sur les premières apparences, les glandes séminales s’éloigneraient chez ces vertébrés du caractère qu’elles offrent dans le reste de la série. Treviranus ne croit pas à cette exception; s’appuyant sur les résultats de quelques dissections, cet habile physiologiste croit pouvoir affirmer que les testicules des poissons ne sont pas plus celluleux que ceux des autres animaux, mais qu’ils offrent une texture canaliculée , qu’ils se composent aussi de canaux séminipares repliés sur euxmêmes. C’est un point d’anatomie qui réclame de nouvelles recherches.

Les poissons chez lesquels l’appareil génital est ainsi revenu à sa plus grande simplicité, c’est-à-dire tous les osseux et une partie des cartilagineux, ne connaissent pas l’accouplement des sexes. La femelle pond ses œufs sans être fécondée; et les dépose dans l’eau ; puis le mâle venant à les rencontrer, ou attiré vers eux, les arrose du sperme laiteux qui remplit à la même époque ses testicules.

Quelques poissons cartilagineuXf les squales et les rates en particulier, nous offrent un appareil génital moins simple, qui permet etla fécondation par accouplement et même la parturition ovovivipare. 11 se compose de l’organe sécréteur essentiel, de son conduit excréteur, d’une poche de dépôt, et d’un organe excitateur.

Dans l’appareil femelle de ces espèces, les ovaires ne sont pas très volumineux ; on les trouve placés au-dessus du foie. Les œufs fécondés passent de l’ovaire dans un oviducte d’abord étroit, y prennent leurs enveloppes adventives, et arrivent bientôt dans une poche de dépôt, assez grande, simple résultat de la dilatation du conduit

excréteur. Le séjour que les œufs font dans ce sac est assez prolongé pour promettre au jeune animal d’y achever sa nutrition vitelline; il brise alors son enveloppe et passe dans le cloaque, pour quitter enfin sa mère.

Les testicules de ces chondroptérygicns sont deux masses glanduleuses dont le tissu se montre en partie granuleux et en partie homogène (l), et qui, larges et aplaties, s’étendent assez loin entre le rachis et le canal intestinal. Leur canal excréteur débute par un épididyme gros et long qui ne tient au testicule que par une sorte de pédicule long et mince. De là ce conduit, dont le calibre est considérable , va, en se repliant un très grand nombre de fois sur lui-même, se terminer dans une sorte de- vésicule séminale ; celle-ci s’ouvre enfin dans le cloaque par un orifice qui lui est commun avec celle du côté opposé. Deux appendices placés de chaque côté de la queue, composés de pièces articulées et de muscles, semblables en tous points à des appendices locomoteurs, représentent dans ces poissons l’organe excitateur de l’appareil mâle, et complètent cet appareil. Ces derniers organes ne servent probablement ici qu’à saisir et à retenir la femelle pendant l’accouplement.

L’appareil génital ne nous présente pas un progrès sensible chez les amphihiens; il ne se compose, comme dans la majorité des poissotis , que de l’organe essentiel et de son conduit excréteur, et n’offre pas même les espèces d’organes excitateurs que nous venons de signaler chez quelques chondroplérygiens . Cet appareil se fait néanmoins remarquer, dans la classe que je viens de nommer, par quelques caractères qui ne doivent pas être passés sous silence, et par des variations dont nous indiquerons au moins les principales.

Chez les batraciens ^ dans les grenouilles y par exemple, nous trouvons des ovaires assez volumineux, plus ou

(1) Il ne s’agit ici que «le l’apparence sous lafjuelle se présente le tissu testiculaire, car, en l'analysant, on le trouve comme toujours formé par «les canaux très déliés.

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moins lobulés, j)lacés clans la région lombaire, et remplis, au temps des amours, d’une cpiantité considérable d’œufs. Ces organes ne se continuent pas avec les oviductes 1 mais il existe entre les uns et les autres un intervalle que l’œuf doit franchir ])our passer dans le canal excréteur, ce qui constitue un progrès de localisation et de spécialisation des deux parties élémentaires de l’appareil (i). Après s’être revêtu, chemin faisant, d’enveloppes adventives, membraneuses et comme muqueuses, le germe est porté dans le cloaque, d’où il est ensuite mis au jour.

Le mfde porte deux testicules assez volumineux , surtout à l’époque du frai , et cjui versent leurs produits chacun dans un canal déférent accolé à l’uretère du même côté I ce conduit se renfle à son extrémité en une sorte de vésicule de dépôt qui s’ouvre directement dans le cloac[ue. Le mâle se fait encore remarquer, dans les espèces dont il s'agit , par une sorte de renflement spongieux, dont son pouce se trouve muni et qui représente peut-être l’organe excitateur, ou pour mieux dire préhenseur, de quelques autres animaux appartenant aux classes voisines. Ce renflement sert au batracien à se cramponner à sa famelle pendant l’espèce d’accouplement ou d’embrassement qui caractérise leurs amours. La tenant étroitement embrassée, il arrose alors de son sperme les œufs que celle-ci pond eu ce moment en plus ou moins grande quantité : on voit une espèce du crapaud ^ connu, à cause de eela , par l'épithète d’accoucheur, travailler à la ponte de sa femelle, eu se servant pour cela de ses pieds de derrière , et attacher ensuite les œufs à ses cuisses, |>our les porter

(1) Si les ainjiliibiens nous offrent le premier exemple tle ce progrès de spécialisation, ils nous l’offrent encore Lien imparfait, car le canal excréteur est , par son adhérence aux tissus voisins, dans l’impossibilité de se porter au devant des ovules ; ceux-ci tombent en conséquence de l’ovaire dans l’abdomen , ou nous les trouvons en très grand nombre, et là il faut qu ils trouvent eux-mêmes l’oribce des oviductes et qu’ils s’y engagent. Il n’en sera plus ainsi chez les animaux à nutrition placentaire , car celte disposition n’y eût pas entrainé moins que la destruction de l’espèce, comme il est aisé de le concevoir en songeant aux grossesses extra-utérines et à leur issue.

DANS LA fJÉRIE.

et leur donner des soins jusqu’au moment où ils éclosent. D’autres fois (chez le pipa) le mâle étale le produit de la {i:énération sur le dos de sa femelle, l’arrose alors de son Iluide séminal, et lorsque celle-ci retourne dans l’eau , la portion de son tégument qui porte la progéniture se phlogose en quelque sorte, et forme des cellules dans lesquelles les œufs demeurent déposés jusqu’au moment où le jeune animal rompt ses enveloppes.

Les pseudosnuriens terrestres, les salamandres , sans avoir un appareil génital plus complet que les batraciens y se distinguent cependant de ceux-ci et des autres amphihiens en ce que la dilatation terminale des oviductes est assez prolongée pour permettre aux œufs d'y séjourner et d’y éclore comme dans une double matrice j mais il n’y a pas encore de -nutrition placentaire, et c’est, comme dans tous les cas analogues que nous avons déjà signalés , la nutrition vitelline qui sert au développement du jeune sujet. Du reste , cette parturition ovovivipare des salamandres nous indique que la fécondation a lieu, cliGz elles, par introduction du fluide séminal dans l’appareil femelle.

A leur sortie de l’œuf, les jeunes amphibiens n’olfrent encore généralement qu’un développement imparfait , et se trouvent, sous plusieurs rapports, dans un état assez analogue à celui des poissons : on les désigne alors sous le nom de têtards. Ce n’est que plus ou moins long-temps après leur naissance qu’ils subissent les évolutions qui leur donnent les caractères définitifs de la classe à laquelle ils appartiennent. Quelques-uns ne subiraient meme qu’une métamorphose incomplète, s’il est vrai que l’état sous lequel on les a observés jusqu’ici soit leur état définitif. Ce serait le cas des sirènes et des protées.

Les autres vertébrés ovipares nous présentent tous , outre l’organe essentiel de l'appareil et son conduit, un or- ; gane excitateur, qui sert, ou à introduire la semence du mâle dans l’appareil delà femelle, ou seulement à rete- I nir cette dernière pendant l’accouplement.

Chez les reptiles , l’ovaire renferme déjà beaucoup moins d’œufs (|ue chez les amphibiens ; l’oviducte , toujours dis-

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tinct de cet organe et pair comme lui, débute par une sorte de pavillon , par lequel l’œuf s’introduit dans ce conduit excréteur ; celui-ci aboutit constamment dans le cloaque. Chez quelques serpens, tels surtout que les vipères , l'oviducte est assez long pour permettre au jeune animal de sortir de ses enveloppes avant de quitter sa mère.

Chez les espèces de reptiles qui ne sont pas dans ce cas , et qui pondent des œufs , ceux-ci prennent dans l’oviducte une enveloppe plus ou moins solide , composée de matière animale et de sels calcaires.

Dans le mâle il y a un testicule plus ou moins long ou ovalaire de chaque côté , au-dessous des reins , et pour chaque testicule un canal déférent qui est partout très long et très souvent replié sur lui-même. Chez les serpens ^ j les deux canaux déférens viennent s’ouvrir dans le cloaque , à la base de l’organe excitateur.

Ce dernier est double dans les deux groupes inférieurs de la classe dont il s’agit, chez les ophidiens ^ et les sauriens , ce qui leur a mérité d’être réunis, par M. de Blainville , sous la dénomination commune de reptiles hispéniens ) ou à deux pénis. Chez les crocodiles , au contraire , et chez i les tortues , l’organe excitateur est simple. j

Composé de tissu vasculaire érectile, c’est-à-dire de > deux corps caverneux , dont la réunion ou la séparation fi déterminent ou sa simplicité ou sa duplicité, le pénis des t reptiles est, dans son état de repos, retiré dans la cavité ^ du cloaque , et n’en sort que pendant l’érection. Lorsqu’il li est simple , on le trouve creusé à sa face supérieure d’un l sillon destiné à conduire dans l’appareil femelle la liqueur ii séminale que les canaux déférens versent à sa base. Quand : il est double, il ne sert qu'à retenir la femelle pendant : l’accouplement , et se montre souvent hérissé , sans doute |l en raison de cette destination , d’épines irrégulièrement id disposées.

Les owenwa: se distinguent entre tous les vertébrés ovipa- » res, sous le rapport qui nous occupe maintenant, en ce j qu’au lieu de deux ovaires latéraux, il n’y en a qu’un, placé sur la ligne médiane et situé au-dessous du foie. i(

DA^’S LA SÉRIE

L’oviducte également unique qui correspond à cet organe n’offre dans son trajet aucune dilatation qui puisse être comparée à une poche de dépôt ; aussi les œufs ne s’y arrêtent-ils que pour se revêtir de leurs membranes adventives, dont la plus extérieure est toujours une coque dure et calcaire. Le canal dont il s’agit va se terminer directemcntdans le cloaque , du côté gauche. Il est probable que l’existence d’un seul ovaire et d’un seul oviducte chez les oiseaux j provient de ce que les glandes ovipares de chaque côté se sont rencontrées et confondues, et de ce que l’un des oviductes, le droit { puisque celui qui reste s’abouche à gauche dans le cloaque), a été arrêté dans son développement.

Le mâle a deux testicules : ces organes situés sur les côtés de l’aorte, au-dessus des reins, sont composés d’un parenchyme assez mou : il en part plusieurs vaisseaux séminifères, qui se réunissent pour former les deux canaux déférons, lesquels nous offrent une marche passablement sinueuse. Ces conduits s’élargissent en une sorte de vésicule de dépôt, un peu avant leur terminaison , qui a lieu dans le cloaque.

Dans la plupart des espèces de cette classe , l’organe excitateur n’est représenté que par un double prolongement verruqueux, peu considérable, érectile, et qu’on voit dans le cloaque à l’endroit où s’abouchent les conduits séminaux. Mais il est quelques espèces , le canard , Vautruche, par exemple, chez lesquels nous trouvons ces rudimens de pénis remplacés par une verge unique assez volumineuse et assez prolongée, creusée à sa face supérieure , comme celle des tortues , d'un sillon qui sert à conduii’e le sperme dans l’appareil femelle , pendant l’accouplement. Cette verge retirée habituellement dans le cloaque, en sort seulement pendant l’érection 5 plusieurs paires de muscles contribuent à la mouvoir.

L’appareil génital des oiseaux acquiert à l'époque des amours un développement bien supérieur à celui qu’il présente dans les autres momensj ce cas est au reste celui de tous les animaux qui ne se reproduisent que dans certaines saisons.

APPAREIL DE LA GÉNÉRATIO.'V

Un l’ait que nous ne devons pas passer sous silence, c’est rinfluence remarquable qu’exerce le^sexe sur les autres caractères anatomiques et physiologiques de ces animaux, et notamment sur leur taille, sur leur coloration, sur leur voix. Ici, tous les avantages de celte influence sont en laveur du mâle. Ces diirérences sexuelles, dont quelques insectes offrent déjà des exemples l'rappans , se retrouveront très souvent dans la classe où nous allons voir l’appareil générateur arrivé à son summum de développement.

Il est inutile de dire que celte classe est celle des mammifères. Ce n’est pas sans transition que l’appareil génital se complète chez ces animaux. En effet, nous rencontrons, en abordant le groupe naturel qu'ils composent, des espèces qui nous rappellent, par leurs organes reproducteurs, non moins que par plusieurs autres traits , l’état où nous avons trouvé tout-à-l’heure ces organes chez les ovipares. Chez les monothrâmes ^ c’est-à-dire chez Véchidné et l’ornéihorhijtique ^ les canaux déférens et les oviductes se terminent dans le cloaque , comme chez les reptiles et les oiseaux. Le jeune animal quitte ses memhrar:es pendant qu’il est dans le sein de sa mère , mais la nutrition vitelline sullit encore à son développement fœtal. En échange, il jouit, de plus que les animaux précédens, d’une nutrition mammaire. Cette singularité d’organisation, jointe à la forme de l’ornithorhynque et de l’échidné, a fait longtemps hésiter sur la place qu’il convenait d’assigner à ces animaux dans les cadres zoologiques | on a beaucoup agité, depuis quelques années , la question de savoir s’ils méritaient d’être réunis aux mammifères, ou s’ils appartenaient cncoreaux vertébrés ovipares * mais l’existence aujourd’hui incontestable de glandes mammaires , chez les monothrêvies , résout définitivement ce problème. Ces espèces n’en conservent pas moins , dans le groupe supérieur auquel elles se rattachent, un caractère tout-à-fait exceptionnel.

Nous voyons se couipléter , chez les mammifères y Xei série des divers modes de nutrition génératrice. A la nutrition vitelline, qui terminait jusqu’ici cette série, yien-

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nent se joindre, dans l’ordre physiologique, la nutrition placentaire et la nutrition mammaire. Ce progrès devait nécessairement modifier 1 appareil qui nous occupe, dans sa composition et dans la forme et la disposition de ceux de ses organes qui existaient déjà dans les classes précédentes. Nous verrons tout-à-l’heure en quoi consistent ces modifications.

L’apppareil génital des mammifères se compose :

1° De l’organe essentiel, sécréteur du germe ou du fluide fécondateur j

2<’ D’un canal excréteur de ces produits 5

3° D’une poche de dépôt ’

4° Du canal éjaculateur de cette poche;

5° D’un organe excitateur;

6° De glandes accessoires;

7° Enfin de glandes mammaires.

Ces diverses parties de l’appareil reproducteur varient heaucoup, d abord selon le sexe, ou, cc qui rev'ient au même , selon la part qu’elles sont appelées à prendre dans la reproduction, puis selon les divers groupes de mammifères. Pour faire connaître ces deux ordres de différences, nous séparerons l’histoire des deux sexes, et passant en revue dans chacun d’eux tous les organes que nous venons d’énumérer, nous commencerons par déterminer leur caractère typique; après quoi nous indiquerons les principales variations qu’ils offrent dans la première classe des vertébrés.

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