‹ Précis d'anatomie comparéeChapitre 25 sur 56 · I. MEMBRANES OU ENVELOPPES DU BULBE OCULAIRE · texte numérisé non relu

I. MEMBRANES OU ENVELOPPES DU BULBE OCULAIRE

Ces membranes sont constamment au nombre de trois chez les ostéozoaires , savoir , de dehors en dedans : la fibreuse, ou sclérotique j la vasculaire, ou choroïdcj et la nerveuse , ou rétine.

La sclérotique des animaux vertébrés est formée par un tissu fibreux plus ou moins dense, quelquefois assez mou, quelquefois aussi converti en cartilage, ou encroûté , dans line partie de son étendue, de sels calcaires qui forment une zone de pièces osseuses plus ou moins large , ordinairement à la partie antérieure du bulbe. Cette membrane forme un sphéroïde plus ou moins imparfait , percé à sa face antérieure et à sa face postérieure : à sa face antérieure pour recevoir la cornée, disque membraneux toujours incolore dans ce type. La nature de la cornée est peu connue 5 mais il est assez probable que cette membrane n’est qu’une modification particulière de la sclérotique. Il est à remarquer que la proportion d’eau qui doit entrer dans sa composition est rigoureusement déterminée 5 trop abreuvée de liquide, la cornée perd sa transparence. En arrière c’est, nous l’avons dit, pour l’entrée du nerf dans l’œil que la sclérotique est percée.

La choroïde se moule sur la face intérieure de la fibreuse, et la tapisse jusqu’à l’endroit où celle-ci se continue avec la cornéej là elle s’isole et forme toujours derrière ce verre transparent cette espèce de diaphragme vertical que nous connaissons sous le nom d'iris. La choroïde est également percée à sa partie antérieure et à sa partie postérieure : en avant, par la pupille^ orifice plus ou moins grand, de forme variable, selon les animaux, qui occupe ordinairement le centre de l’iris j en arrière, de trous qui donnent encore passage au nerf de l’organe, et à quelques vaisseaux qui ne sont pas entrés dans la composition de la

dans la série.

membrane qui nous occupe. Derrière l’iris , avant de fournir cette cloison et d’abandonner définitivement la face interne de la sclérotique, la choroïde foruie ce qu’on nomme le cercle et les procès ciliaires; le cercle , ou ligament ciliaire , est une sorte de zone grisâtre qui est placée sur la limite’ de la partie adhérente de la membrane vasculaire, et qui attache celle-ci à la sclérotique plus iiiliraement qu’elle ne l’est ailleurs; les procès ciliaires représentent un rayonnement de plis de la choroïde , plis triangulaires , ayant leur base vers le cercle du même nom , et convergeant vers l’axe pupillaire par leur sommet , qui se dirige

en arrière.

A sa partie postérieure , la membrane vasculaire offre un aspect différent , selon la face par laquelle on l’examine; cette diflférence vient de la position respective que prennent ses artérioles et ses veinules ; les premières forment la surface intérieure , les secondes la surface extérieure de cette toile. La couche interne ou artérielle se montre ordinairement couverte de villosités ; mais quelquefois elle prend une texture serrée et comme fibreuse ; c’est alors ce que les auteurs nomment une membrane ruischienne. Les deux sortes de vaisseaux sont plus entremêlées dans la section antérieure de la choroïde. ^

C’est à sa nature éminemment vasculaire que l’iris doit leschangemens qu’il éprouve dans son étendue, et qui nous deviennent sensibles par l’élargissement ou le rétrécissement de la pupille; on a voulu attribuer ces changomens à des fibres musculaires; mais l’observation n’a jamais montré ces fibres, et il est impossible den concevoir à priori dans l’intérieur d’un bulbe phanérique. Enfin un pigmentum plus ou moins abondant et fonce couvre intérieurement la choroïde , et transsude meme quelquefois jusqu’à l’enveloppe fibreuse , au point de la teindre aussi ; ce produit forme une couche épaisse sur les procès ciliaires et sur la face postérieure du diaphragme oculaire; on voit quehjuefois une seconde espèce de matière colorante argentée ou dorée qui s’étale en lame à 1 intérieur de la choroïde , et surtout à la face intérieure ou iridienno du même diaphragme.

APPAREIL DE LA VÜE

Sur la choroïde vient se déployer à son tour la toile ner^ veuse ou rétine j formée par le nerf optique qui a traversé les deux enveloppes extérieures. La rétine , arrivée à la racine des procès ciliaires, diminue souvent d’épaisseur, et se continue fréquemment jusqu’à la capsule du cristallin, avec laquelle elle va se confondre après avoir formé, sur toute sa circonférence antérieure, une seconde couronne de plis très fins ou des procès ciliaires rétiniens.

La structure de la rétine résulte d’une sorte de toile cellulaire, dans les mailles de laquelle se dépose une pulpe nerveuse qui peut-être s’arrête à la base des procès ciliaires, point où, comme nous venons de le voir, la membrane s’amincit souvent beaucoup.

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