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II, APPAREIL DIOPTRIQUE

L’appareil dioptrique de l’œil des vertébrés comprend, outre la cornée, dont nous avons déjà fait mention, un corps vitré , un cristallin , une humeur aqueuse.

Le corps vitré représente la pulpe vivante du bulbe phanérique. Il forme, dans le fond de celui-ci, une masse plus ou moins volumineuse , moulée en arrière sur la concavité de la chambre oculaire , et appuyée sur la toile nerveuse , creusée en avant d’une fossette qui reçoit le cristallin. Cette partie de l’œil, par son admirable transparence, est comparable, ainsi que l’indique son nom, au verre le plus pur , et surpasse même , sous ce rapport, le plus beau produit de l’industrie humaine. Le corps vitré est formé par une cellulosité très fine qui, après lui avoir fourni une enveloppe, connue sous le nom de membrane hyaloïdcf pénètre dans son intérieur et forme de g^randes loges dans lesquelles se dépose la pulpe transparente j l’artère centrale de la rétine donne une branche pour alimenter cette partie véritablement organisée de l’appareil dioptrique.

Le cristallin est logé dans la dépression de la face antérieure du corps vitré, et nous offre un volume beaucoup moins considérable que celui-ci , du moins chez les vertébrés supérieurs. Sa forme varie beaucoup , depuis celle d’un sphéroïde plus ou moins parfait , jusqu’à celle d’une

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lentille dont les faces seraient d’une convexité difiérente.

Il est enveloppé d’une poche membraneuse ou capsule transparente comme lui , dont le tissu , quoique homogène en apparence, pourrait bien participer encore àd’organisation , si nous en jugeons par la présence d’une branche de l’artère rétinienne qui vient se ramifier dans toute sa partie postérieure. Mais ce qu’il y a de certain, c’est que le corps du cristallin lui-même n’est pas vivant , et qu’il représente un simple produit ou dépôt , la partie morte du bulbe phanérique. La matière de ce dépôt se trouve disposée par couches concentriques, dont la plus externe est liquide, la suivante semi-fluide et pultacée, et celles qui sont plus intérieures, dans un état de solidité ou de cristallisation d’autant plus complet qu’on s’approche davantage du noyau du cristallin ou de sa partie la plus anciennement formée. Cette disposition stratifiée et ces différences de densité interviennent, comme on le conçoit, d’une manière très importante dans la fonction dioptriqne du corps dont il s’agit.

L’humeur aqueuse est un liquide exhalé, qui occupe les intervalles qui peuvent exister entre les diverses parties des chambres oculaires ; nous la trouvons surtout des deux côtés de la pupille, dans l’espace qui sépare le cristallin de la cornée , toutes les fois que la sphéricité du premier et l’aplatissement de la seconde ne sont pas trop considérables. L’humeur aqueuse est aussi parfaitement translucide. Elle est exhalée on ne sait trop par quelle portion du bulbe , peut-être par une membrane analogue aux séreuses , dont il serait possible que le feuillet nommé par les auteurs membrane de l’humeur aqueuse fit partie (l).

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