‹ Précis d'anatomie pathologique (volume 2)Chapitre 28 sur 64 · II · texte numérisé non relu

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ligne médiane ( cyclopie ) , et cjuelqiiefois une Ion-* eiieur extraordinaire de la luette.

5°. On a vu des individus chez lesquels deux langues semblaient exister. Elles étaient toujours situées, dans les cas observés, l'une suf l'autre. Séparées en avant, elles se réunissaient en arrière vers leur base. IjH plus grande a paru être tantôt la supérieure, tantôt l'inférieure.

6°. Des adhérences congénitales de la langue ont été constatées, soit avec la lèvre inférieure , soit par sa pointe avec la paroi inférieure de la bouche. La trop grande brièveté du filet peut être considérée comme un simple degré de ce dernier genre d'adhé-* rences.

Quelques vices de conformation peuvent frapper les deux orifices de la bouche. Pour l'orifice postérieur, ce sont ceux qui constituent dans le seplum staphylin les diverses dispositions anormales signalées plus haut. Quant à l'orifice antérieur, le principal vice de conformation qu'il présente est son occlusion. Tantôt, d'ailleurs, cette occlusion résulte d'une simple agglutination des lèvres ; tantôt les lèvres sont réunies par une simple membrane; tantôt, enfin, elles sont intimement confondues. L'absence de l'orifice antérieur de la bouche est un état normal des premiers temps de la vie intrà-utérine ; de telle sorte que la persistance de son occlusion est encore un résultat d'arrêt de développement semblable à celui qui produit la persistance de la membrane pupillaire, ou qui , après la naissance , maintient les paupières réunies. Lorsqu'il n'y a point d'orifice pratiqué entre les

d'anatomte PATiTor.orxiorE. aSo

lèvres, il arrive quelquefois que la bouche communique avec l'extérieur par une autre ouverture que l'on trouve en un point des joues, ou l)ien cette communication n'a lieu d'aucune manière, et l'orifice supérieur du canal alimentaire existe plus ou moins loin de la bouche, au cou, par exemple.

Avant de terminer l'histoire des vices de conformation de la bouche , je vais indiquer les principaux d'entre ces vices qui peuvent aflfecter les dents, et ici encore, comme pour les cas précédens, il me sera aisé de démontrer que beaucoup d'entre eux ne sont autre chose que le résultat d'une altération de développement.

La dent, considérée dans la plus grande généralité de ses conditions d'existence , est essentiellement composée de deux parties, dont l'une, constante et toujours identique, en est la partie sécrétante (portion molle ou pulpe), et dont l'autre , plus ou moins développée suivant les êtres, et variable sous le rapport de sa forme , de sa disposition , du nombre de ses couches, en est la partie sécrétée (portion dure garnissant le bord libre des os maxillaires et incisifs , quelquefois la voûte palatine ou d'autres points de la cavité buccale ).

Bien qu'elles ne doivent avoir quelque usage chez l'homme qu'un certain temps après sa naissance , les dents commencent cependant à se former chez lui dès les premières périodes de la vie fœtale. Dès la dixième semaine on en observe des rudimens ; alors leur portion pulpeuse existe déjà dans les mâchoires , et à trois mois elle est déjà revêtue de points osseux. Mais ce qui est encore plus remarquable, c'est que ce

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