MALADIES DU CŒUR
Nous allons retrouver dans l'étude de ces maladies les mêmes grandes lésions que celles que nous rencontrons partout ailleurs ; ce sont toujours des lésions de circulation, de nutrition, de sécrétion, d'innervation. Mais ici ces lésions ont un degré d'importance différent de celui que nous leur avons trouvé dans d'autres appareils. Ainsi , dans les maladies du cœur, l'hyperémie , telle du moins que nous pouvons en reconnaître l'existence, joue un rôle beaucoup moins important que cel.ui que nous lui avons vu jouer dans les maladies du tube digestif, et que nous lui verrons encore jouer dans les maladies du poumon. Les lésions de nutrition et de sécrétion ne sont ici presque jamais importantes que lorsqu'elles produisent un changement dans les dimensions totales du cœur, ou une disproportion , soit dans le volume de ses parois, soit dans la grandeur de ses cavités, d'où résulte un obstacle à l'enlrée ou à la sortie du
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sang. L'étude (lu (loveloppement.de ces losiotisesl, plus cju'aucune autre , propre à nous montrer comment ce qui nY'tait au point de départ qu\me modification de l'innervation, peut devenir plus tard une modification de nutrition ou de sécrétion. C'est ce que déjà, nous avons vu , mais d'une manière moins évidente, pour le tube digestif. Dans le cœur nous trouverons quelques lésions de nature spéciale (production osseuse , cartilagineuse, etc. ) que nous n'avons jamais rencontrées dans le tube digestif. Mais dans le cœur il y a aussi un élément anatomique Spécial qui manquait dans l'intestin , c'est du tissu fibreux , et ce n'est (|ue là seulement où il existe que nous trouverons ces productions. Au contraire, dans tous les points du ccjRur indifféremment, nous rencontrerons du pus, des tubercules, des kystes variés, etc., parce que dans tout le cœur est également répandu du tissu cellulaire.