DE SÉCRÉTION GLANDULAIRE
N’ayant l’intention de m’occuper dans cet ouvrage que de l’anatomie pathologique des organes dont les maladies sont du domaine de la médecine proprement dite, je ne vais spécialement traiter dans cette section que des maladies de l’appareil hépatique et de l’appareil urinaire. Quant au pancréas, je me contenterai de dire ici qu’il est infiniment rare de le trouver altéré. Quelquefois je l’ai trouvé plus rouge que de coutume, et dans d’au* très cas d’une densité remarquable. Sur quelques cadavres il était comprimé et comme atrophié par des masses squirrheuses ou tuberculeuses développées autour de lui ou entre ses grains. Une seule fois, j’ai trouvé une partie du pancréas (c’était son extrémité hépatique) , transformée en une masse d’un blanc grisâtre, dure, homogène, dans laquelle ne pouvait être reconnue aucune trace de l’organisation normale de celte glande. Une autre fois, j’ai rencontré au milieu de son corps deux petits abcès, isolés l’un de l’autre , dans chacun desquels une noisette aurait pu être placée ; mais, en général, on peut affirmer que le pancréas est un des organes dont les altérations sont les moins communes. Ce n’est donc que par hypothèse qu’on a fait jouer un rôle important à cet organe dans certaines affections gastriques, où l’on a cru pouvoir attribuer le dérangement de la digestion à un dérangement de la sécrétion du pancréas. Je n’ai pas vu qu’il fut modifié d’une manière appréciable, soit dans les diverses maladies du tube digestif, soit dans celles du foie.
PRÉCIS