MODIFICATIONS DE QUANTITÉ DES SECRÉTIONS
Cette quantité peut être ou augmentée ou diminuée ; de là, deux espèces d’altérations de sécrétions : l’une consistant dans leur augmentation de quantité ( hypercrinie ) , l’autre consistant dans leur diminution de quantité ou leur absence ( acrinie ).
Nous ne parlerons ici que de la première de ces altérations, parce que les faits nous manquent pour traiter de la seconde, que nous ne pouvons qu’indiquer. Nous rappellerons seulement qu’un des effets de l’irritation portée sur un organe est d’abord d’y suspendre le travail de sécrétion , laquelle reparaît ensuite ou plus abondante ou modifiée dans sa nature. Ainsi, à la suite de maladies où divers symptômes nerveux ont apparu , tels que délire, mouvements convulsifs, etc. , il m’est plus d’une fois arrivé de ne trouver d’autre lésion appréciable dans les organes encéphaliques qu’une sécheresse remarquable des méninges ; cet état de sécheresse
n’était certainement pas leur état sain. Les sécrétions peuvent être aussi brusquement suspendues par certaines modifications de l’innervation . Ainsi , la bile cesse souvent de couler dans l’intestin, et la langue se sèche toutà-coup à la suite d’une émotion morale. Ainsi, dans les affections typhoïdes, la sécrétion urinaire est souvent totalement suspendue.
ARTICLE PREMIER