‹ Précis d'anatomie pathologiqueChapitre 33 sur 175 · MATIÈRES SALINES · texte numérisé non relu

MATIÈRES SALINES

L’analyse chimique fait reconnaître dans toutes les humeurs animales la présence d’une certaine quantité de sels analogues à ceux qui forment une grande partie du règne inorganique. Sous l’influence de causes qui sont encore loin d’être bien connues, il arrive fréquemment que ces sels viennent à se former ou à se déposer , en quantité surabondante, en divers points du corps. Il n’est aucun lieu, dans l’économie, où n’aient été rencontrées ces concrétions salines. Elles peuvent être constituées par les mêmes sels que ceux que l’on rencontre ordinairement dans le sang et dans les autres liquides, ou bien être formées par des matières salines qui ne sont pas ordinairement contenues dans les humeurs animales. Tantôt on les trouve au sein même des liquides , dans les voies d’excrétion par lesquelles ces liquides doivent sortir de l’économie ; c’est aux dépens de ces liquides que ces matières salines se sont formées; de là les calculs salivaires, biliaires , urinaires, etc., dont l’histoire appartient à celle des organes où ils prennent naissance ; il n’en sera donc question que plus tard (deuxième volume). Tantôt c’est au sein même et dans la trame des divers solides, soit dans le tissu cellulaire, soit dans les différents parenchymes, que viennent à se former des dépôts de matières salines. On peut les y trouver ou seules, ou unies à d’autres matières morbides. Quelquefois, enfin, on les voit succéder à d’autres produits de sécrétion

également morbide. C’est ainsi que nous avons vu plus haut que le tubercule est dans quelques cas remplacé par une concrétion calcaire.

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