CANCERS DE L'ESTOMAC
tion est irrégulière, peu profonde, bourgeonnante , vascularisée, couverte d'un liquide blanchâtre, épais et opaque. Les bords en sont saillants et renversés, la muqueuse présente à leur niveau des tuméfactions inégales, elle est infiltrée par des nodules néoplasiques.
Dans d'autres cas, au contraire, Tulcération est profonde, comme creusée; son fond est plus sec, plus dur; ses bords, presque taillés à pic, sont recouverts par une muqueuse amincie, qui parait soulevée et usée de dehors en dedans plutôt que détruite par un processus primitif.
Enfin, dans quelques cas plus rares, la muqueuse parait intacte; elle forme un revêtement adhérent, mais lisse et continu.
Ijéslons de voisinai^. — Au niveau du cancer, Testomac est presque toujours soudé par des adhé^ rences aux parties voisines ; aussi les perforations sont extrêmement rares. Les ganglions lymphatiques prévertébraux sont toujours atteints; ils forment des masses indurées plus ou moins considérables qui entravent la dissection et Tablation des organes.
Le foie est souvent le siège de noyaux secondaires très volumineux, mous, qui déterminent une augmentation de volume parfois colossale. 11 n'est nullement nécessaire en pareil cas que le cancer stomacal primitif soit lui-même volumineux; quelque petit qu'il soit, on ne doit pas hésiter à voir en lui la lésion primitive. Le pancréas est plus souvent atteint par envahissement de proche en proche que par généralisation proprement dite. L'extension au péritoine et à ïépiploon est très fréquente; la généralisation sous forme de péritonite cancéreuse étendue est relativement rare.