SYPHILIS PULMONAIRE
dissoudre fapidemeht le tissu élastique datis uhe solution alcaline.
La gangrène parenchymateùse se termine habituellement par la mort; on observe quelquefois cependant des cas très prolongés, mais on ignore quelle peut être en pareil cas révolution ultérieure des lésions.
IX. — Syphilis. — Les localisations pulmonaires de la syphilis sont assez rares chez l'adulte, beaucoup plus fréquentes chez les nouveau-nés atteints de syphilis héréditaire. Elle donne naissance tantôt à des gommes, tantôt à des scléroses diffuses ou disséminées; les traînées scléreuses et les foyers gotomeux pouvant d'ailleurs s'associer en proportions variables. Des gommes ulcérées peuvent arriver à constituer une phtisie syphilitique ulcéreuse, mais rhistolre anatomique de cette dernière est encore obscure, d'autant plus difficile à préciser d'ailleurs que des lésions tuberculeuses et syphilitiques peuvent coïncider sur les mêmes poumons.
Gommes. -^ Èlleç se présentent dans le poumon sous la forme de petits nodules, inclus au milieu d'une granulation inflammatoire ou fibreuse, quelquefois enkystés; leur centre se caractérise par la consistance sèche, friable, et la coloration jaunâtre spéciales à la fermentation gommeuse. Elles sont peu nombreuses, petites et siègent habituellement dans les sommets; ellespeuventsimulerenquelquemesure la tuberculose. Dans quelques cas exceptionnels,rinflltration embryonnaire syphilitique peut se diffuser sur une grande étendue de l'organe et évoluer assez rapidement pour constituer une sorte de pneumo7tie interstitielle aigué.
Sclérose diffuse. — Elle donne naissance à une véritable pneumonie interstitielle chronique, qui ne diffère par aucun caractère histologique important des scléroses d'une autre origine; la présence dans son intérieur de petits nodules gommeux, quand il en reste, permet seule d'en reconnaître la nature.
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H2 APFAHEIL RESPIRATOIRE.
La lésion paraît débuter dans les grands espaees con^ nectifs du poumon, autour des bronches notamment ; elle gagne de là les espaces interlobulaires et les travées interalvéolaires elles-mêmes. Les alvéoles sont alors comprimés, effacés, ou même en partie oblitérés par leurs cellules endothéliales desquamées et en voie de régression.
La sclérose se localise d'ordinaire sur des zones limitées du parenchyme, sous forme de blocs fibreux indurés ou de cicatrices déprimées. Les dilatations bronchiques y sont très fréquentes.
Pneumonie blanche. — Cette forme se trouve exclusivement chez les nouveau-nés syphilitiques; elle a été décrite par Virchow. Elle est réellement caractéristique et très distincte à Foeil nu des autres broncho-pneumonies chroniques. Elle est constituée par des îwdules d'un blanc opaque, ordinairement superficiels, peu nombreux, assez gros pour atteindre le volume d'une petite noisette. Ils tranchent nettement sur le parenchyme environnant par leur coloration, par leur densité et par leur résistance. Sur une surface de section, le tissu est d'un blanc grisâtre, sec, cohérent, assez difficile à déchirer.
Au microscope, on s'assure que les travées sont très épaissies, infiltrées de cellules embryonnaires conjonctives proTondément altérées ; elles forment la niasse principale de la lésion. Les alvéoles sont très diminués de volume, quelquefois encore perméables ; leur épithélium est resté pavimenteux, gonflé, le plus souvent partiellement desquamé et en dégénérescence graisseuse secondaire.
1^ Considérations générales.
Les localisations pulmonaires de la tuberculose sont les plus fréquentes et les pluî^ importantes de