‹ Précis d'anatomie pathologiqueChapitre 138 sur 182 · I. — HÉPATITE INTERSTITIELLE AJGUE. — NoUS aVOnS eU · texte numérisé non relu

I. — HÉPATITE INTERSTITIELLE AJGUE. — NoUS aVOnS eU

Toccasion d'observer trois cas d'affection aiguë du foie, terminés par la mort, qui, pour des raisons qu'il n'y a pa? lieu de développer ici, nous paraissent devoir être, considérés comme une affection microbienne portant son action sur lt*tissu. conjonctif du foie. .

A l'autopsie, on constate que le foie est notablement cutgmenté de volume; il est le siège d'une congestion assez vive, la capsule dç Glisson présente d'ordinaire des exsudais fibrineux, etparfois dep, adhérences molles qui l'unissent au diaphragme- La surface de l'organe est lisse, sa teinte nettement icU'^riquey sa consistance est peu augmentée; on ne rencontre d'ordinaire ni dégénérescence graisseuse, ni travées cirrhotiques.

Au microscope, on constate que la lésion consiste essentieJlement dans Tinfiltration diffuse des espaces de Kiernan par de nombreuses cellules efjfibryonnaires conjonctives, proliférées et fermentées. Ces dernières se, disposent en amas arrondis ou en traînées anastomosées; elles envahissent parfois la périphérie des lobules, les entament et en détachent quelques groupes de cellules hépatiques dont ell^s déterminent l'atrophie par. compression. Nulle part on n'observe de formations sclereMSies.no tables, la lésion se distingue par là nettement de, celle qui . accpmpagne les cirr rhoses et même les cirrhoses à marche rapide.

Les cellules épithéliàles conservent leur aspect à peu près normal ; le plqs souvent elles sont .hypertrophiées, bien vivantes, pourvus de gros noyaux bien colorés,

un assez grand nombre possèdent des noyanx multiples; la présence de granulations pigmentaires biliaires dans leur intérieur est habituelle ; dans un de nos cas seulement elles étaient atteintes de dégénérescence graisseuse. Leurs lésions sont en somme peu accusées et de signification purement secondaire et réactionnelle.

Les canalicules biliaires sont souvent comprimés par les nodules ou les traînées de cellules embryonnaires conjonctives, mais ils ne sont pas directement intéressés, et ils ne présentent que rarement un léger degré d'inflammation catarrhale. Les vaisseaux stmguins ne sont pas lésés, bien que Tinflltration embryonnaire s'étende au tissu conjonctif qui les entoure.

IL — Suppurations. — On peut en distinguer quatre formes principales : les abcès de l'infection purulente dits métastatiques, les abcès liésàdeispyélo-phlébites, les abcès biliaires, et les grands abcès ou abcès idiopathiques du foie. Le tissu conjonctif des espaces périlobulaires est le point de départ et le substratum commun de la suppuration dans toutes ces variétés.*

Abcès métastatiques. — Le foie est volumineux; les foyers, ordinairement nombreuœf varient depuis les dimensions d'une petite tête d'épingle jusqu'à celles d'une noisette ou d'une noix, rarement ils deviennent plus volumineux. Quelques-uns font saillie à la surface, sous la capsule de Glisson. Les foyers les plus petits sont jaunâtres, ne donnant un peu de liquide puriforme que par le raclage; les plus gros contiennent du pus et se montrent fluctuants, les sinuosités et les festons de leurs bords montrent qu'ils proviennent plus encore de la fusion de foyers plus petits que de l'accroissement prédominant de quelques foyers isolés.

On accordait autrefois une influence presque exclusive aux thromboses veineuses et aux embolies y r^ies dans

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