KYSTES
plusieurs, points de son parcours, peut présenter l'aspect moniliforme (Gornil et Brault).
Structure. — La paroi de ces kystes est simplement conjonctive, ordinairement mince, très exceptionnellement fibreuse et. dure. Leur surface interne est tapissée par un épithélium plat, d'autant plus modifié que la dilatation est plus considérable.
Kystes microscopiques à contenu colloïde. — Ils siègent également dans la substance corticale ; on les rencontre dans certains cas» d'atrophie considérable. Beaucoup plus petits que les précédents, ils se développent comme eux dans l'intérieur des tubes urinifères ; leur disposition en chapelets est très fréquente.
Leur contenu parait constitué par le dépôt successif de couches concentriques, dont les centrales plus anciennes sont plus foncées que les couches périphériques. On les voit souvent se continuer dans le tube urinifère correspondant, au-dessus ou au-dessous du kyste, sous la forme d'un simple cylindre colloïde.
D'après Gornil et Brault la matière colloïde est due à la 'proliftiration et à la dégénérescence consécutive des cellules épithéliales ; la dilatation du tube résulte de son accumulation.
Kystes séreux. — Plus rares que les variétés précédentes, il sont ordinairement isolés, mais ils peuvent atteindre un volume considérable; ils ne diffèrent d'ail leurs que par leurs dimensions des kystes urineux, et reconnaissent probablement le même mécanisme de production, bien que quelques auteurs leur attribuent une origine épithéliale néoplasique. Dans quelques cas leur contenu devient hématique, probablement par le fait de ruptures ou d'ulcérations des vaisseaux de leurs parois.
Citons pour mémoire les kystes hydatiques que l'on rencontre quelquefois dans le rein, ils y sont infiniment plus rares que les formes précédentes.