‹ Précis d'anatomie pathologiqueChapitre 159 sur 182 · CŒUR · texte numérisé non relu

CŒUR

l'anneau sigmoldien. Cette dissection doit être poussée jusqu'à ce que l'on renconb'e les fibres mnscu-

laires de l'oreillette.

Il ne reste plus ensuite qu'à faire sur chaque Taisseau une Ittclcion vertleale, conduite de façon à tomber sur l'oriilce dans un angle de séparation des valvules sigmoides ; on arriTe ainsi à conserver k toutes les trois leurs formes et leurs rapports respectifs.

Pour l'artère pulmonaire on suit à peu près la ligne médiane de la face antérieure du vaisseau (ligne pd,

flg. 109) ; pour l'aorte, on dirige l'in cavité de sa courbure, de façon à passer dans l'angle qui sépare la valvule antérieure de la valvule postérieure, au voisinage de la cloison interventriculaire (ligne ag, flg. 109); on s'aide pour cela de lavueavuit de donner le dernier coup de ciseau. Chacune de ces incisions doit être prolongée de quelques centi- Bahd. H

mètres sur la face antérieure du ventricule sans arriver cependant jusqu'à la pointe, déjà complètement explorée par les sections postérieures.

Pour compléter Texamen du cœur après son ouverture, il ne faut pas négliger d'explt^rer les auriculeSy en les ouvrant et en les retournant dans toute leur étendue. Elles sont souvent le siège de caillots ante mortem et par eux le point de départ des embolies d'origine cardiaque.

50 Ponmons.

On s'assure d'abord de leur mobilité, et, en cas d'adhérences, on les sépare au préalable de la paroi costale comme il a été dit plus haut.

Cela fait on enlève séparément les deux poumons ; pour cela on soulève successivement en masse chacun de ces organes et on le rabat en dedans, en avant de son congénère. En suivant de près son bord postérieur, avec la pointe du couteau, on le libère du repli pleural et du tissu cellulaire qui le retient; quand l'organe n'est plus fixé que par son pédicule, on coupe nettement ce dernier en travers,par une section franche.

Le poumon une fois enlevé, et examiné au point de vue de ses caractères extérieurs, il faut en commencer par le bile l'exploration méthodique. Rarement on en pratique Vinsufflation ; s'il y a lieu on ouvre les bronches et les vaisseaux en suivant leur trajet avec une sonde cannelée. Toutes ces explorations ne peuvent être utilement pratiquées que tant que l'intégrité du parenchyme a été respectée et avant toute coupe extérieure. On continue ensuite l'examen par une grande coupe longitudinale sur le bord postérieur de l'organe, allant de la base au sommet; après cela on fait suivant les cas autant de coupes secondaires qu'il est nécessaire dans les directions les plus diverses.

Dans quelques cas particuliers, on a à rechercher si

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