MUQUEUX
1*" Typa cubique.
Formes embryonnaires. — Elles présentent les plus grandes ressemblances avec les tumeurs de même nature des glandes sudoripares; elles sont assez rares et ne nous arrêteront pas.
Au niveau du sein les tumeurs superficielles d'origine sudoripare, et les tumeurs profondes d'origine galactqphore présentent entre elles de notables ressemblances. Les petits canaux galactophores, seuls pourvus d'un épithélium cubique, sont le point de départ de ces formes ; comme les formes correspondantes des épithéliomas sudoripares, elles deviennent alvéolaires à l'état très malin, et restent tubulées à un moindre degré de malignité.
Formes adultes. — Elles sont constituées par des tubes ramifiés au sein d'un tissu conjonctif en nappe. Les tubes présentent une lumière de petite dimension ; ils sont tapissés par des cellules épithéliales cubiques disposées sur une seule rangée.
i" Typ» cylindrique.
Formes ehbrïonnaibbs. — La cellule cylindrique haute, h bords droits, à partie périphérique claire, est la forme adulte du type que nous étudions; c'est dire qu'elle est relativement rare dans les tumeurs embryonnaires de cette origine.
Cellules. — Les cellules jeunes du type cylindrique sont arrondies et tassées ; elles se réunissent en amas qui tendent assez rapidement à prendre une forme ovalaire ou à se rapprocher de la disposition tubulée.
Dans les cas de malignité moyenne (fig. 7) on trouve côte à côte des amas de cellules très embryon-
naires qui ne peuvent être caractérisées; d'autres dans lesquels les cellules sont encore peu avancées en évolution, mais trahissent déjà leur'origine par la forme tubulée de leurs colonies ; d'autres enfin dans lesquelles les cellules, disposées en tubes creux, prennent la forme cylindrique plus ou moins parfaite, et sont très reconnaissables. Dans ces tubes, le plus
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souvent les cellules sont disposées en couches multiples sans stratification régulière; les plus profondes sont petites et rondes, les superficielles seules sont allongées et cylindriques.
Stroma. — Le stroma suit les variations des colonies cellulaires ; il est peu abondant, souvent muqueux et mal organisé. Dans les formes très malignes l'aspect devient alvéolaire; le tissu conjonctif qui forme les alvéoles est peu abondant, souvent il fait plus ou moins défaut ; les cellules épithéliales sont alors simplement infiltrées au milieu des tissus préexistants, peu influencés par leur présence et qui ne cèdent qu'à leur nombre. Dans la figure 7,^il s*agit d'une tumeur maligne de l'estomac, dans laquelle le stroma est presque exclusivement représenté par les muscles lisses de la tunique musculaire.
Ce n'est que dans les formes intermédiaires que les cellules épithéliales se présentent presque toutes à Tétat cylindrique et tapissent régulièrement des tubes allongés ou des cavités kystiques arrondies. La disposition en tubes ou en cavités dépend elle-même de la nature de la cellule cylindrique considérée.
Variétés, — Bien que nous ayons réuni dans une description commune les tumeurs des divers types cylindriques, celles-ci présentent en réalité des différences spécifiques qui les séparent les unes des autres.
L'épitbélium cylindrique de l'estomac, par exemple, ne saurait être identifié avec l'épithélium cylindrique des grands canaux galactophores ; ce dernier paraît être le point de départ de ces tumeurs volumineuses du sein, dont la structure correspond à une étape intermédiaire et qu'on décrit sous le nom de cystosarcomes. Les cavités kystiques y sont régulières, l'épithélium adulte ; le stroma est relativement embryonnaire. Le développement est assez lent, mais continu ; il peut atteindre des proportions énormes ; la généra-
liaation et les récidives font habituellement déraut. Formes adultes. — Les cellules sont adultes, biea caractérisées, et de plus disposées uniquement en tubes ou en kystes réguliers. Les diQérences entre les diverses variétés spéciQques du type cylindrique apparaissent encore plus nettement que pour les formes embryonnaires.
Les unes, qui se caractérisent par des cavités kystiques sont décrites sous le nom de kjrates muqueux; les autres sont constituées c. par des tubes juxtaposés bien formés, assez réguliers, se présentant sur les ^ préparations avec des formes diverses déterminées par l'incidence de la coupe (adânomea tu bu lés).
Quand ces tumeurs adul~
Fig. S. — Tumeur adoLU du type tes proviennent des COQ-
épiih^iùl cylindrique de rêvé- ^ jj eicréteurs inclus dans les tissus, comme
t, tub«9 cpeui tapiiiéi psr uu ceux du sein par exemple, BM''«X™ù!rht"TtiMu''oii- ^"^^^ *^ développent en joDciif lûchs de Kiùièncmeut. noyaux arrondis bien limités. Sur les surfaces libres elles ont une grande tendance k prendre la forme de polypes.
La surface de ces derniers porte une couche de revêtement cylindrique, en continuité directe avec un nombre plus ou moins considérable de replis tubulés, inclus dans la profondeur de la tumeur, et dont la plupart affectent une direction générale perpendiculaire à la surface de la muqueuse sur laquelle ils s'ouvrent (flg. 8).
Le tissu conjonctif qui sépare les tubes est ordinairement peu avancé en organisation, aussi bien dans les formes sessiles que dans les formes polypeuses,
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mais surtout dans ces dernières. Il est lâche, plus riche en fibres élastiques qu'en travées connectives, parfois muqueux, toujours fortement imprégné de lymphe.
La distinction est habituellement facile entre les formes adultes et les formes embryonnaires des tumeurs cylindriques; par contre, dans quelques cas, il est difficile de reconnaître si Ton a affaire à une tumeur adulte du type cylindrique, ou à une tumeur du tissu cellulaire lâche sous-muqueux. La prolifération néoplasique du tissu sous-muqueux entraîne une hypertrophie secondaire des glandules qui peut en imposer pour une tumeur d'origine épithéliale. La difficulté de distinguer le tissu fondamental du tissu accessoire en pareil cas est le fait de la solidarité étroite qui existe entre le tissu épithélial et le tissu conjonctif. On la rencontre également dans Tétude des tumeurs glandulaires.
La classe des kystes de Cornil et Ranvier est artificielle et très complexe ; nous avons déjà vu ce qu'il fallait penser des kystes sébacés ; le secood groupe dans lequel il réunit les kystes séreux, muqueux on collofdes, présente la même complexité. Les cavités séreoses, comme Thygroma, sont des hypertrophies d'origine mécanique. Les kystes des glandes réunissent des processus divers : des tumeurs vraies, mais surtout des hydropîsies par irritation inflammatoire; des rétentions de produits sécrétés ; enfin les maladies kystiques de divers organes, et en particulier des seins, du foie, des testicules et des reins. Ces maladies kystiques constituent une espèce nosologique encore mal connue, mais elles n'appartiennent pas aux tumeurs proprement dites.
Les kystes prolifères des ovaires sont des tumeurs vraies, analogues par leur signification aux kystes dermoïdes. Comme ces derniers, elles sont des tumeurs à tissus multiples qui ressortissent aux tissus transitoires de la période du développement.
30 Type à cils vibratiles.
Ce genre d'épithélium donne beaucoup plus rarement naissance à des tumeurs que les deux précédents. Les formes embryonnaires, très rares, se confondent avec celles des types cylindriques. Les formes adultes s'observent quelquefois, surtout dans les fosses nasales, et constituent quelques-uns des polypes de cette région.
Elles ne diffèrent que par le caractère de leurs cellules des adénomes tubulés ou polypeuxdu type cylindrique vulgaire.