TUBE DIGESTIF
tin en plaç&nt sur le bout inférieur de Tœsophage une pince, ou une ligature, au*des8us de laquelle on sectionne ce conduit.
Si ce n'est déjà fait, on coupe d'un coup de ciseaux^ à sa partie moyenne, le faisceau vasculaire du foie contenu dans le bord antérieur de Fhiatus de Wins-low ; on déchire avec la main l'épiploon gastro-hépa^ tique; on enlève Testomac et le duodénum avec le pancréas mobilisé, en s' aidant du couteau pour déta*cher au fur et à mesure les adhérences molles qui retiennent le duodénum aux parties sous-jacentes«
On peut ensuite couper Tintestin grêle entre deux pinces placées immédiatement après la troisième portion du duodénum, ou enlever simultanément toute la masse intestinale. Pour cela il faut sectionner le mésentère avec des ciseaux sur son bord d'insertion à la colonne vertébrale, puis détacher le C/cecum avec la main, et enfin sectionner le mésocôlon avec des ciseaux jusqu'à la partie supérieure du rectum.
Le plus ordinairement, on fait une double ligature sur le rectum ou sur la partie inférieure de l'S iliaque, et on sectionne l'organe entre les deux ligatures. Dans quelques cas il peut être utile d'enlever la totalité du rectum jusqu'à l'anus; on procède alors comme il sera dit plus loin pour l'examen des organes du petit bassin.
Bstomac. — L'estomac une fois enlevé, la meilleure méthode à suivre pour son ouverture est de l'inciser sur sa face antérieure^ suivant une ligne courbe qui partant du cardia, en avant et à gauche, aboutit au pylore sur la partie médiane de son bord antérieur. Cette ligne doit être conduite parallèlement à la grande courbure, mais en se maintenant un peu au-dessus de cette dernière, au voisinage de la réunion du tiers inférieur avec le tiers moyen de la face antérieure de l'estomac. En arrivant au pylore la ligne de section se relève un peu et se place sur le milieu
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de la face correspondaate da pylore et du duodénum.
Cette même coupe peut égaîement être faite in situ, quand on désire, par exemple, examiner les rapports d'une tumeur avant toute ablation. Elle met en évidence Tampoule de Water sans l'intéresser ; en partant de cette dernière, on peut ensuite suivre s'il y a lieu les canaux cholédoque et pancréatique.
Pancréas. — Le pancréas est examiné par une ûotg^ lonQitudinale, suivant la direction du canal de Wirsung; mais cette coupe laisse en dehors d'elle la tête de l'organe, et il faut toujours la compléter par une coupe supplémentaire, oblique par rapport à la précédente, et passant par la tête elle-même en suivant la direction du canal accessoire.
Iiitestin. — Pour pratiquer l'ouverture de l'intestin dans de bonnes conditions, il est nécessaire de lui permettre d'abord de s'étendre en liberté, en le dégageant des replis mésentériques qui en multiplient les courbures. Pour cela, on se sert de ciseaux courbes sur le plat, dont on tourne la convexité du côté de l'intestin; puis, en commençant par l'extrémité duodénale, on sectionne minutieusement le bord intestinal du mésentère jusqu'au cœcum.
Ordinairement avant d'ouvrir l'intestin on le lave en le faisant parcourir par un courant d'eau. Pour cela on attache l'extrémité duodénale à un robinet d'amenée d'eau. Au début la pression de l'eau doit être modérée ; il faut en surveiller la progression, en suivre la marche pour dérouler l'intestin au fur et à mesure qu'il se remplit ; cette manœuvre est nécessaire pour débrouiller les entortillements que le courant d'eau produit, et qui, en lui opposant un obstacle plus ou moins insurmontable, provoquent des déchirures.
Quand le courant s'est établi dans toute l'étendue du tube digestif, on ouvre le robinet avec plus d'ampleur et on nettoie l'intestin jusqu'à ce que l'eau soit propre à sa sortie.
TtIBE BISESTIF. 131
Ce proche, qui a de réels avantages pour donner aux lésioDS de la muqueuse la netteté qui résulte d'un bon lavage et de la propreté, a l'inconvénient d'entraîner les corps étrangers, de détruire leurs rapports, d'entraîner aussi les eiusdats ou les parties trop altérées.
Dans bien des cas, il est prudent d'y renoncer et de procéder d'emblée à l'ouverture de l'intestin.
Pourcelaon le dispose sur une table en longues lignes parallèles, à raccordements arrondis ; puis avec l'entérotome (flg. ll<),eapartant de l'extrémité duodénole, on l'ouvre sur toute sa longueur.
On a soin de suivre exactement la ligne de Vimertion mésentérique.
On franchit avec précaution la valvule iléo-cœcale eton continue de la mâme façon l'incision sur les diverses parties ducdlon. Chemin faisant, il ne faut pas négliger l'ouverture de l'appendice iléo-tœcal.
On étale l'intestin sur la table Fig. iii.-BnWroUmie. au fur et à mesure de son ouverture : on peut alors examiner à loisir sa surface muqueuse. On la déterge en faisant couler sur elle, avec précaution, un filet d'eau avec un récipient tenu à la main, ou mieux, encore, quand la chose est possible, avec un tube de caoutchouc adapté à un robinet d'eau ■ous pression.
On a recommandé aussi une autre méthode d'examen de l'intestin, plus élégante qu'utile, qui consiste ik se passer de section longitudinale et h produire le renversement de la muqueuse sur toute la longueur
nï TECHNIQUE DES AUTOPSIES.
de Torgane, de telle sorte que la muqueuse devienne externe et que ce soit la séreuse qui forme la pavoi interne du tube retourné.
Pour atteindre à ce résultat, on retourne simplement avec les doigts l'extrémité duodénale de Tintestin, comme un doigt de gant; on produit ainsi un sillon, formé par les deux surfaces séreuse? adossées; cela fait, on dirige en haut Fouverture de ce sillon, son angle fermé maintenu en bas ; on fait alors arriver dans ce sillon circulaire un filet d'eau, qui par sa pression ou par son poids abaisse indéfiniment le fond du sillon lui-même, en attirant en dedans et en bas la partie libre de l'intestin qu'on aide à suivre cette impulsion. Par ce mécanisme simple, l'intestin tout en^ tier est entraîné peu à peu dans le canal séreux qu'on lui a ménagé ; le renversement de la muqueuse s'étend assez rapidement, par cette involution progressive, sur toute la longueur de l'intestin.
9** Organes du petit bassin.
Les organes du bassin peuvent être enlevés en bloc assez facilement quand on a, au préalable, détaché circukiirement le rectum et la vessie des parois du bassin; on se sert pour cela d'un couteau tenu presque perpendiculairement, ou de ciseaux courbes sur le plat dont la convexité est appliquée sur la concavité des 08 correspondants. On pratique d'autre part, tout autour du périnée, une incision profonde, de fonne elUpHquej qui suit le périmètre osseux du détroit in-* fériear, en passant en avant de l'urèthre et en arrière de TanuA. Ces deux dissections sont poursuivies jus** qu'à ce qu'elles se rejoignent; il ne reste plus alors, qu'à enlever le cylindi*e viscéral ainsi mobilisé.
Quand le petit bassin est rempli par une tumenr volumineuse et très adhérente à ses parois, l'opération est plus difficile; il devient souvent alors né*