IV. — TISSUS ENDOTHÉLIAUX
Les tumeurs d'origine endothéliale sont rares et incomplètement connues. Les deux types d'endothéliums, celui des surfaces séreuses et celui des vaisseaux sanguins, donnent probablement naissance chacun aune série distincte de néoplasmes, mais nous ne sommes pas en mesure d'en donner une description séparée.
Les foi'mes malignes des tumeurs endothéliales ont été surtout observées sur les séreuses cérébrales. Là elles sont constituées par un tissu fibreux, contenant dans ses mailles alvéolaires des cellules endothéliales (sarcome endothëloXde alvéolaire de Bizzozero). Ces tumeurs peuvent s'accroître assez vite et récidivent facilement, mais elles se généralisent rarement.
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D'une manière générale les cellules eadothéUales ont de la tendance à se disposer en couches concentriques, qui rappellent la structure des globes comés des tumeurs épidermiques. Cette tendance, qui se manifeste surtout sur les tumeurs qui proviennent des endothéliams vasculaires, atteint sa plus haute expression dans les formes aduUet, Celles-ci s'observent sous la forme d'an petit bourgeon arrondi ou de masses irrégnlières nettement délimitées, tantôt enkystées, tantôt villeuses et composées elles-mêmes par la réunion de plusieurs bourgeons élémentaires. Elles contiennent des globes stratifiés, brillants, le
Fig. U.
A gwche :
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«rpi Oïoïdo Bppondu i an •■[uenu et « «> d« cellules eadolhéUales. A droite Xlis grossi? (d'aprèg Carnil et Kan?ier
plus souvent appendus à un tronc vasculaire. Leur intérieur peut être creux et rester en communication avec la lumière du vaisseau dont ils émanent (lîg, t4). Dans d'autres cas ils paraissent isolés par le fait de la rupture de leur pédicule.
Les couches concentriques sont simplement constituées par la juitaposition de cellules emboîtées que ne soude aucun ciment solide. Les cellules (llg. U) sont aplaties, minces, de dimensions colossales et
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de formes irrégulières, semblables aux cellules endothéliales des veines normales.
Ces globes deviennent le siège d'infiltrations calcaires tout à fait semblables à celles qui existent normalement dans les plexus choroïdes.
Comil et Ranvier ont donné une excellente description de ces tumeurs sous le nom de sarcome angiolithique, qui rappelle leur origine vasculaire. Quand les globes endothéliaux sont isolés des vaisseaux et ne sont pas inlUtrés de sels calcaires, ils sont facilement confondus avec les formes perlées des épithéliomes épidermiques.
Les tumeurs perlées de Cruveilhier, les cholestéa-
tomes de Muller, ainsi appelés parce que leur surface de section est sèche, blanchâtre, légèrement miroitante comme la cholestérine, forment des groupes complexes qui contiennent, avec d'autres néoplasmes, des tumeurs endothéliales.
Il en est de même des psammomes. Toutefois, d'après Virchow, qui les a décrits, les globes calcaires, sable cérébral, qui caractérisent ces derniers seraient constitués par une substance fondamentale conjonctive ne contenant pas de cellules stratifiées en couches concentriques. Les sels calcaires se déposeraient d'abord au centre pour gagner peu à peu la périphérie.
Tous les auteurs décrivent sous les noms d'angiomes et de lymphangiomes des tumeurs dont le type se retrouve, dit-on, dans le système vasculaire ou lymphatique. Ces tumeurs sont constituées surtout par des dilatations de vaisseaux préexistants, quelquefois par des vaisseaux néoformés, mais il n'y a pas à proprement parler de, prolifération cellulaire. Ces lésions ne ressortissent pas dès lors aux tumeurs vraies ; nous les décrirons dans les chapitres spéciaux consacrés au système lymphatique et à l'appareil circulatoire.
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