‹ Précis d'anatomie pathologiqueChapitre 34 sur 182 · KYSTES COMPLEXES · texte numérisé non relu

KYSTES COMPLEXES

qae contiennent les kystes mucoîdes est un produit de sécrétion et d'évolution normales, au même titre que la substance sébacée des kystes épidermoides.

Théories antérieures. — GruTeilhier considérait ces tumeurs comme une simple hydropisie des follicules de Craaf; Rokitanski les fait développer aux dépens des •corps jaunes; Virchow y voit une dégénérescence colloïde entraînant la formation d'alvéoles dans le stroma ovarien et plus tard d'un épithélium pour les tapisser. Pflûger les fait provenir des tubes qu'il a décrits dans l'ovaire et dont il admet la formation périodique, même chez l'adulte. Waldeyer les fait dériver de i'épithélium spécial qui iapisse la face péritonéale de l'ovaire, connu sous le nom é! épithélium germinatif. Celui-ci s'invaginerait pour donner naissance à des tubes épithéliaux semblables à ceux, de Pflûger, mais évoluant dans un sens pathologique dès la période embryonnaire. Il admet aussi la possibilité, dans d'autres cas, d'une nouvelle invagination de Tépithélium de la surface se produisant à l'âge adulte.

Malassezet de Sinety invoquent également l'invagination de répithéiium germinatif, la formation de tubes végétant en profondeur dont l'oblitération donnerait naissance aux kystes.

m. — FORMES PLUS COMPLEXES.

io Tumeurs fœtales méso-épidermiques.

(Kystes dermoldes compliqués).

FoaMEs ADULTES. — Gestumeurs sont plus complexes que les précédentes ; aux couches épidermiques viennent s*ajouter les divers tissus de l'appareil locomoteur : des muscles, des os, des cartilages, en masses plus ou moins informes; parfois même des éléments nerveux, sous forme de tubes myéliniques, ou même d'amas de cellules nerveuses ganglionnaires.

Ces kystes complexes contiennent très souvent

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des dents bien constituées. Tantôt on les tronve déchaussées, libres dans la cavité kystique ; tantôt elles sont implantées dans des follicules dentaires. Ceux-ci sont parfois inclus au sein du tissu fibreux, plus souvent encore ils sont supportés par une plaque ofls^ise, ou par un simple rebord osseux figurant un alvéole. Toutes les variétés dentaires y ont été rencontrées, depuis les incisives jusqu'aux molaires, avec les types de l'une ou de l'autre dentition. Leur nombre ordinairement restreint peut être très considérable. Reil et Autenrieth en ont compté jusqu'à trois cents dans une même tumeur.

La paroi de ces kystes est inégale, elle présente par places l'aspect d'une peau normale très complète, tandis que sur d'autres points elle est simplement fibreuse. Ces tumeurs peuvent atteindre le vplume d'une tête d'adulte. Leur siège est variable, mais toujours profond; on les observe surtout dans le testicule et dans l'ovaire.

(h'igine. — Ce sont là des tumeurs congénitales, plus anciennes encore que celles de la variété précédente, puisqu'elles remontent à une cellule fœtale plus complexe que la cellule nodale épidermique. Bien que congénitales elles sont souvent latentes jusqu'à la puberté, pour prendre après cette époque un développement plus considérable.

Théories antérieures. — Nous ne ferons que citer sans les discuter les principales théories pathogéoiques qui ont été émises pour expliquer la genèse de ces kystes dermoïdes (1). Cruveilkier sépare nettement les kystes dermoïdes sous-cutaués des kystes de l'ovaire : les premiers sont tantôt des kystes par rétention des glandes sébacées, tantôt des kystes formés de toutes pièces aux dépens 4'un tissu cutané nouveau; ceux de Tovaire reconnaissent pour

(1) L'exposé et la critique de ces théories se trouvent longaetnent développés dans la thèse de Trévoux déjà citée.

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