I. — NÉVRITE INTERSTITIELLE. — C'CSt dailSle tiSSU COtt
jonctif interstitiel engainant des troncs nerveux que se déroulent les phénomènes inflammatoires dont ils peuvent être le siège. Au début le nerf est rouge et tuméfié ; on constate de la congestion, des dilatations vasculaires, un exsudât séreux. Suivant les cas le tissu conjonctif devient le siège d'une infiltration embryonnaire qui peut aller jusqu'à la suppuration^ ou bien il s'hypertrophie et s'indure. Les fibres nerveuses sont alors écartées et comme perdues au sein des anneaux de sclérose ; un certain nombre d'entre elles peuvent être comprimées et subir des lésions dégénératives.
. Ces deux variétés de névrites interstitielles prolifératives se rencontrent sous les influences les plus diverses ; on connaît assez mal leurs formes primitives. Le béribéri parait être une névrite multiple, microbienne et épidémique; la lèpre détermine des nodules fusiformes d'induration des troncs nerveux, dans lesquels on trouve tout à la fois de la sclérose interstitielle et des lésions dégénératives des fibres elles-mêmes. Les névrites périphériques disséminées qu'on observe dans nos pays méritent peut-être une interprétation analogue.
n. — NÉVRITE PARENCHYMATEUSE. — On réunit sous ce nom toutes les lésions qui portent sur les fibres nerveuses elles-mêmes, aussi bien celles qui sont purement dégénératives que celles qui paraissent relever d'un processus actif. Elles n'ont guère été étudiées
que sur les fibres myéliniques.