MALFORMATIONS DU CŒUR
culeux avancé en âge, le trou de Botal assez large pour admettre avec facilité le médius; malgré la coexistence d'une endocardite mitrale rhumatismale et d'une symphyse cardiaque, grâce à la disposition décrite plus haut, ce large orifice n'était pas perméable et n avait déterminé aucun accident.
Par contre dans quelques cas limites, l'obliquité du trajet, quoique suffisante pour fermer l'orifice à l'état normal, devient insuffisante quand la pression s'élève dans l'oreillette droite jusqu'à dépasser celle de l'oreillette gauche, ou quand les oreillettes subissent une dilatation considérable, comme il arrive dans la stase pulmonaire prolongée quelle qu'en soit la cause. Dane un cas qui s'accompagnait de cyanose extrême chez un homme de cinquante-quatre ans, atteint d'une affection chronique des voies respiratoires, nous avons trouvé un trou de Botal qui était devenu tardivement perméable par ce mécanisme.
Communication interventriculaire. — Elle résulte de l'arrêt de développement de Isi partie membraneuse du septum interventriculaire, elle siège par suite à la partie supérieure de la cloison ; elle est d'ailleurs incomparablement plus rare que la persistance du trou de Botal.
Rétrécissement congénital de Tartére pulmonaire. — Il est plus rare que la persistance du trou de Botal, mais il permet une longue survie, et présente un grand intérêt nosologique. Souvent le rétrécissement congénital de l'artère pulmonaire s'accompagne d'autres malformations du cœur et notamment de la persistance du trou de Botal.
Le rétrécissement porte à la fois sur l'on^ce artériel^ sur Vinfundibulum ventriculaire, et sur le tronc même ' du vaisseau jusqu'à la naissance du canal artériely celui- -ci reste le plus souvent en pareil cas plus ou moins perméable. Le calibre de l'artère et de î'infundibulum est diminué dans toute leur étendue ; dans les cas ez-
Hk appareil circulatoire.
tHiUes la cittUlation pulmonaire principale se fait par l'aorte et le canal artériel. Les valvules sigmoldes sont puisées, disproportionnées & l'anneau étroit sur lequel elless'iinplantent; parfois même, d'après Rindfleisrh, il existe des traînées blanches et délicates de tissu conjonctif, tendues d'une paroi ù l'antre.
Cette lésion est encore incomplètement connue ; tbntAt on l'attribue à une endoeardile fœtale, tantôt â un vie^ de développement de la cloison de séparation du f«nc unique commun à l'aorte et à l'artère pulmonaire, aux premières périodes du développement. Quoiqu'il en soit ce qui imporie le plus, au point de vue anatomo-pathologique, c'est de ne pas confondre cette lésion congénitale avec une endocardite postérieure à la naissance; la distinction est ordinairement facile d'après les caractères indiqués plus haut.
Atat perfbrÊ des valvaUs. — Les parties membraneuses du cœur présentent assez fréquemment des
Fig.tS. — État parFori des Tilrales sigmaido de J'eqrts. p, perroritiOB) ; e, orifice de l'irtère coronaire.
malformations qui n'ont aucune importance en pathologie, mais qu'il est nécessaire de connaître pour ne pas les confondre à l'autopsie avec des lésions patholo^ques. La plus fréquente de toutes, c'est