‹ Précis d'anatomie pathologiqueChapitre 92 sur 182 · IV. — MyOCAHDITE INTEHSTl- "o^ra^VÉ^erlh · texte numérisé non relu

IV. — MyOCAHDITE INTEHSTl- "o^ra^VÉ^erlh

TiËLLB. — Cette lésion consiste, comme son nom l'indique, dans la production de tissu conjonctif surabondant dans les espaces interstitiels du myocarde. La sclérose est dijfme, mais elle reste d'ordinaire prédominante sur certains points, notamment dans les couches superficielles so us-end ocardiques et dans les gros piliers charnus du cœur gauche. Les fibres musculaires sont presque toujours en pareil cas diminuées de volume, brunes, un peu atrophiées; mais il est rare que leurs lésions soient poussées plus

D'après Huchardet Weber(l). l'apparition de la sclérose est toujours sous la dépendance de lésions scléroathéromateuses des coronaires; mais elle reconnaît deux mécanismes fort,distinct3 ; dans certains cas elle est de nature inflammatoire, son point de départ est

m APPAREIL CIRCULATOIRE.

périartériel; elle est directement secondaire aux lésions des tuniques artérielles. Dans d'autres cas, elle est de nature dy strophiqne ; elle débute au contraire loin des troncs vascuJaires, dans les points les plus mal irrigués, elle se rattache à des endartérites ohHtérantes. Enfin les cas mixtes sont les plus nombreux.

La myocardite interstitielle est d'ailleurs décrite depuis peu de temps et encore très incomplètement connue. Elle s^observe comme lésion secondaire dans un certain nombre d'hypertrophies cardiaques d'origines diverses, et notamment dans celle qui accompagne les lésions chroniques du système vasculaire.

Elle peut exister aussi comme lésion primitive, elle s'accompagne dans ce cas d'une hypertrophie générale mais modérée, portant à la fois sur les deux cœurs, ordinairement prédominante à gauche. Cette affection mérite plus spécialement alors le nom de myocardite hypertrophique; ses caractères anatomo-pathologiques sont encore mal connus et sa détermination à l'autopsie est souvent difficile.

La myocardite peut déterminer secondairement de la sclérose de l'endocarde et jusqu'à des déformations valvulaires; elle réagit sur les organes éloignés, et notamment sur les reins, pour y déterminer des lésions de congestion chronique, au même titre que les endocardites valvulaires.

V. — Anévrysmes du cœur. — Dans quelques cas d'ailleurs assez rares la sclérose reste partielle et occupe une petite étendue du myocarde. Par contre elle est souvent alors poussée si loin que les fibres musculaires, à peu près complètement détruites, n'existent plus qu'à l'état de vestiges, perdues dans la masse conjonctive (ûg. 70). Cette dernière forme une plaque compacte, blanchâtre, qui réunit en les fusionnant le péricarde et l'endocarde et constitue toute la paroi. Cette sclérose partielle diffère radicalement comme nature de la myocardite scléreuse; elle succède habituellement à

des lésions iocaliséesy telles qu'un arrôt circulataire pfiu*tiel, une gomme syphilitique ou même une simple adhérence péricardique (1).

Privée du tissu musculaire auquel elle doit sa résietance, la paroi du cœur se laisse distendre et donne naissance à une dilatation anévrysmale. Celle-ci siège le plus souvent à la pointe du coeur, quelquefois sur les parois latérales ou dans la cloison interventriculaire.

Les anévrysmes de la pointe ^^^' l^' — Myocardite forment une petite poche latérale , quelquefois assez petite P. endocarde épaissi ;

pour rester incluse dans les pa- ^^^^'^^ musculaires cou-

" . - 1 1 .. f, pées en travers; c, tissu

rois du myocarde; habituelle- conjonctif sclérosé, ment du volume d'une petite noisette, ils peuvent atteindre exceptionnellement un volume presque égal à celui du cœur lui-même. La paroi de ces anévrysmes est ordinairement lisse; bien qu'elle soit rigide» le sang ne stagne pas suffisamment pour donner naissance à des caillots stratifiés.

Les anévrysmes valvulaires liés à Vendocardite ulcéreme, les abcès du myocarde de la même origine peuvent être quelquefois le point de départ d'anévrysmes du cœur; mais ceux-ci ne présentent rien de commun avec les précédents, ils prennent une marche aiguë ^ ils sont diffus, bordés par des fibres musculaires dégénérées et déchirées; leurs parois anfractueuses sont garnies de caillots irrégulièrement disposés.

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