VI. — NÉCROSE ISCHÉMIQUE. RUPTURES DU CŒUR. — LeS
lésions athéromateiLses et Vendartérile oblitérante sont fréquentes dansles artères coronaires ; tantôt elles rétrécissent simplement la lumière des vaisseaux, tantôt elles les oblitèrent complètement par embolie ou par
(1) Rendu, Gazçtte hebdomadaire de médeewe et de chirurgie, i88B.
thrombose. Elles entraînent ainsi des troubles de la circulation du myocarde qsi déterminent à leur tour des dégénérescences profondes de la fibre musculaire. A un premier degré les zones iscbémiques apparaissent sous la forme de taches jaan&tres, anémiques, qui partent le plus souvent du sillon longitudinal antérieur. A ce niveau le myocarde a perdu sa consistance, il est sec, gras et peu résistant. A un degré plus élevé le foyer se ramollit complètement et forme une sorte d'aboès atbëTomatenx, qu'il ne faut pas confondre avec les véritables abcès que nous dt'crirons plus loin.
La paroi ainsi artaibliene peut plus résister à la pression intracardiaque.
elle devient souvenl n alors le point de départ de lésions ultérieures, quelquefois: d'un anévrysme diffus à marche rapide, le plus souvent d'une rupture du cœur.
Celle-ci peut aussi Kig. ïi. -Rupiu7B»ponii,ni;.du cœur. Survenir à la suite d'une dégénérese«ucLrA°'trt^'p!''âK*r;*tuCnre; '^^""'' «raisseuse gér, ligne de ruptufe. néralisée du musclc
cardiaque; mais ce fait est tout à fait exceptionnel, la nécrose ischémique en est le mécanisme presque constant.
Les ruptures du cœur sont rares; elles se fonl toujours de dedans en dehors et entraînent la mort plus ou moins rapide par hémorrhagie. Il est excep-
LÉSIONS DU MYOCARDE. ^1
tionnel que ces ruptures soient la conséquence de la rupture d'un anévrysme du cœur; le plus ordinairement elles sont le fait de la déchirure du myocarde lui-même. €ette déchirure (fig. 79) est habituellement unique, formant une ligne sinueuse de 2 ou 3 centimètres de hauteur, plus ou moins parallèle au grand axe de Forgane ; elle siège le plus souvent sur la face antérieure du ventricule gauche un peu au-dessous de sa partie moyenne. Le trajet de la rupture est anfranctueui et sinueux.
I. — Parasites supérieurs. — Les kystes hydatiques sont les seules lésions du cœur liées à des parasites animaux qui méritent d'être signalées. D'après Gornil et Ranvier, on en compte une trentaine d'exemples dans la science, presque tous dus à des échinocoques.
IL — Fermentations microbiennes. — Les fermentations des muscles sont assez rares et très mal connues, le myocarde ne fait pas exception à cette règle ; s'il existe une myocardite microbienne, au sens étroit que Ton doit attacher à ce terme, elle est encore inconnue. Par contre le tissu conjonctif du cœur est parfois le siège des fermentations propres à ce tissu.
Abcès. — Us sont assez rares ; tantôt ce sont des abcès miliaires, petits et très nombreux, tantôt des abcès plus volumineux liés alors le plus souvent à Vendocardite ulcéreuse. Us peuvent s'ouvrir dans le ventricule gauche ; quelquefois même s'enkyster et devenir casëeux.
Tubercules. — Us sont fréquents sur le péricarde; -de là ils envahissent par contiguïté le myocarde sousjacent, mais ils sont très rares dans son épaisseur.
Syphilis. — Elle donne naissance le plus souvent il des lésions scléro-gommeuses des vaisseaux artériels,
Wt APPAREIL CIRCULATOIRE.
j^rfoisà une myoeardUe interstitielle diffuse sans caractères bien nets.
Les gommes elles-mêmes ne sont pas très rares; elles peuvent se présenter sous la forme nodulaire; le plus souvent cependant elles sont diffuses, formant une sorte de nappe jaunâtre interstitielle, sèche, asses^ dure en apparence, mais en réalité n'opposant qu'une résistance insuffisante à la pression sanguine ; de là la production à son niveau de dilatations partielles de la paroi.
Les gommes siègent soit au niveau des orifices valvulaires, soit dans le myocarde, mais plus fréquemment dans ce dernier. Elles se reconnaissent facilement à leur couleur quand elles sont en pleine évolution ; on ne peut que soupçonner leur existence antérieure, quand on ne rencontre plus que les plaques de sclérose partielle qui en sont la conséquence plus ou moins éloignée.