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SYSTÈME PILEUX

degré de développement du système pileux : c'est la coutume de répilation, qui s'observe surtout chez les peuples dont le système pileux est naturellement peu développé, et qui, d'après cela, attachent une idée de beauté à l'état glabre de la peau. On distinguera, d'ailleurs, la pilosité du cuir chevelu de celle du reste du corps. Les cheveux sont moins abondants dans les types inférieurs; ils sont particulièrement rares chez les Altaîques.

Les races les plus velues, Aïnos, Australiens, Tasmaniens, Todas, sont des races chez lesquelles les poils fins et courts qui recouvrent le devant de la poitrine, la partie postérieure des épaules et les membres d'un simple duvet chez la plupart des hommes, passent, comme à la tête, à l'état de poils longs et souples, pouvant atteindre jusqu'à 0",i7 de longueur chez les Ainos. La longueur des cheveux est considérable dans les races jaunes et chez les Peaux-Rouges. Il semble qu'il y ait dans ces races une sorte de compensation, quant à la longueur du poil, entre la tète et les autres parties. Chez les Nègres d'Afrique, les cheveux sont, dans les deux sexes, plus courts que dans les races jaunes et blanches : ils varient de 0",20 environ (Cafres) à 0",05 et moins (Bochimans). Les Noirs océaniens ont les cheveux plus longs que les Nègres.

Au pourtour des organes génitaux, l'aspect et la disposition des poils participent en général aux caractères qu'affecte le système pileux dans la race considérée. On a signalé, chez les Fuégiens, l'absence de.poils au pubis et aux aisselles, en dehors de toute pratique d'épilation. Les poils sont rares en ces mêmes régions chez le Nègre.

La barbe, abondante, irrégulièrement plantée, enchevêtrée, en broussaille dans certaines races noires (Australiens, Todas, Yeddas), est, chez les Nègres d'Afrique, où elle pousse très tard, soyeuse ou légèrement crépue à la lèvre

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supérieure, plus ou moins frisée aux joues et au menton. Dans la plupart des races jaunes, les moustaches se réduisent à un long pinceau de poils rares et roides, la barbe souvent à quelques poils épars. Les sourcils, peu fournis et peu arqués en général chez le Nègre, présentent parfois chez les Altaïques la même disposition que la moustache.

Relativement à la grosseur du cheveu, il résulte de quelques mensurations de coupes microscopiques que les cheveux longs et droits des races jaunes, des Polynésiens, des races américaines, sont plus gros que ceux des races noires, et ces derniers plus gros peut-être, quoique fins, que les cheveux souples des Européens. La question est à revoir.

La nature des cheveux, dépendant de leur conformation, est ici le caractère capital, le plus important pour le classement des races. C'est sur celle que repose la distinction des races à la chevelure lisse ou lissotriquesy et des races à la chevelure laineuse ou uhtriques (Bory de Saint- Vincent). Dans les premières classifications fondées sur les caractères du cheveu, on s'était borné à ces deux termes, admettant que le cheveu laineux caractérise les races nigiîtiques, le cheveu lisse appartenant à toutes les autres races ; et comme c'était le blanc qu'on opposait surtout au Nègre, les cheveux lisses devinrent un des attributs des races européennes. On reconnut bientôt qu'entre les cheveux lisses des races altaïques et américaines et ceux des Européens, il y a autant de différence qu'entre les premiers et les cheveux laineux des Nègres. Les Instructions de la Société d'Anthropologie de Paris, tenant compte des principales variétés qu'offre le cheveu lisse et des différents degrés d'enroulement qui établissent entre ce cheveu et le cheveu laineux autant d'intermédiaires, distinguèrent quatre sortes de cheveux lisses : les droits, les ondes ou ondnléSy les bouclés et les frisés.

Les cheveux droits n'ont pas besoin de définition : recti-

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