Le Préhistorique; Antiquité de Vhommey 2» édit
a découvert dans ces mêmes couches des silex travaillés. 6. de Hortillet, éliminant un certain nombre de documents sans valeur, regarde comme intentionnellement taillées les pierres provenant de trois découvertes. Ce sont, en premier lieu, les silex trouvés par Bourgeois dans le calcaire de Beauce de Thenay et qui appartiennent au miocène tout à fait inférieur. L'exactitude du gisement n'étant pas attaquable, on a révoqué en doute le fait d'une taille préméditée. A la vérité, la forme même des silex de Thenay n'est guère celle d'instruments 1res pratiques, mais il s'agit uniquement de savoir si les retouches qu'ils présentent sont ou non attribuables à un être intelligent. En l'état actuel du débat, le fait que les silex dont il s'agit ont été craquelés par le feu, puis taillés, semble pouvoir être admis ; nous nous bornons à renvoyer poi^r tous les détails à l'ouvrage cité ci-dessus *. Le second témoignage authentique est celui des silex trouvés par Rames près d'Aurillac, dans les couches les plus élevées du miocène, soit dans un gisement moins ancien que celui de Thenay : ces silex n'ont pas été éclatés par le feu, mais bien par percussion ; du miocène inférieur au miocène supérieur il y a donc eu'un progrès industriel. Enfm, les assises tertiaires de la vallée du Tage (miocène supérieur) ont fourni à Ribeiro des silex et des quartzites taillés ^ La découverte faite à Thenay est ainsi confirmée.
Ues silex authentiquement travaillés étant reconnus dans les couches tertiaires, à qui faut-il en attribuer la taille? A Thomme, a-t-on tout d'abord répondu, à un homme tertiaire, ancêtre de l'homme quaternaire. Non pas à l'homme, dit 6. de Mortillet, mais à un précurseur de l'homme, car les lois paléontologiques s'opposent à ce qu'on admette l'exis-
1. Cf. Aisociai. franc, pour Vavancement des Sciences y 1885, 1'* partie, p. 155.