PAPOUS
est large, souvent arqué; l'épine nasale est faible (Mantegazza). Le ptérion est fréquemment renversé (Meyer). Les lèvres sont fortes, la bouche large, le menton fuyant. La face est assez haute, étroite; les fosses temporales sont enfoncées. La structure générale du corps semble bien proportionnée; les muscles sont développés, les épaules assez larges, mais les jambes un peu grêles. Les diverses populations qui se rattachent aux Papous de la Nouvelle-Guinée se ressemblent toutes par les principaux caractères de facej les différences introduites par le métissage concernent surtout la taille, les cheveux, la couleur de la peau *.
Le costume des Néo-Guinéens est absolument rudimentaire; souvent ils vont tout à fait nus, ou portent simplement autour des reins une ceinture frangée ou des feuillages. Un assez grand nombre d'entre eux se tatouent.
L'habitation est généralement assez bien faite. Les cases lacustres, bâties sur pilotis, ont des murs en bambous rapprochés les uns des autres, et mesurent parfois jusqu'à 30 et 40 mètres de longueur sur 2 de largeur et de hauteur. Les cabanes construites sur terre ont moins de longueur; les toits sont de chaume; des feuilles amassées servent de lits. Le Néo-Guînéen a pour armes l'arc, le pieu, la fronde, la lance armée d'un os ou d'une pointe de bois dur, barbelée ou non, un long et étroit bouclier; on fabrique des haches de pierre polie, des vases de terre. La nourriture est essentiellement végétale et piscique; on consomme toutefois le chien, le cochon, le lézard, des insectes de toute nature. Les boissons fermentées, comme le kava, sont ignorées, mais on pratique la mastication du bétel. L'agriculture, connue çà et là, est très rudimentaire. Le Papou est bon artisan et même artiste, il sculpte le bois, est assez bon musicien. Il